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Dictionnaire du Droit des Religions. 2e édition revue et augmentée
Messner Francis
CNRS EDITIONS
49,00 €
Épuisé
EAN :9782271142191
Abattage rituel, financement des cultes, funérailles et inhumations, jours fériés, laïcité, prescriptions alimentaires et vestimentaires, statut des cultes, place des femmes dans les organisations religieuses... De l'Europe à l'Asie en passant par le continent américain, l'Afrique et l'Océanie, ce dictionnaire du Droit des Religions propose un panorama complet de la gestion du fait religieux par les pouvoirs publics. Il a également pour ambition de présenter les relations tissées, au cours des siècles, entre droits confessionnels propres à chaque religion, droits nationaux et droit international. Rédigés par les meilleurs spécialistes français et étrangers, juristes, sociologues, politologues et canonistes, les articles réunis dans cet ouvrage offrent à la fois une présentation d'ensemble, des perspectives comparatives et des clés de compréhension des débats et enjeux actuels liés aux régulations normatives du phénomène religieux dans des sociétés en pleine mutation. Entièrement revu et actualisé, ce volume sans équivalent est un guide indispensable pour comprendre l'évolution des activités et des institutions religieuses ainsi que leur prise en compte par les pouvoirs publics dans le cadre du pluralisme normatif contemporain.
Cet ouvrage vise dans un premier temps à décrire quelles sont les méthodes et les approches des théologies universitaires des religions catholique, protestante, juive, musulmane et bouddhique. La description s'inscrit dans le cadre d'une réflexion plus large sur la distinction disciplinaire entre théologie et sciences religieuses - une distinction terminologique qui a une longue histoire dans les institutions publiques d'enseignement supérieur français. Une seconde partie s'applique à la réglementation de l'enseignement de la théologie, avec une présentation des droits religieux encadrant le statut des établissements de formation théologique et le contenu de leurs enseignements. Ces règles posées par les droits internes des religions ne sont pas sans influence sur le statut juridique de la théologie fixé par le droit étatique dans les universités publiques, ou le cas échéant dans les facultés des universités privées. L'ouvrage s'attache à mettre en relief, par comparaison avec d'autres pays nord-européens, les spécificités de la situation française.
La revendication d'une supériorité de la loi de Dieu sur celle des hommes n'est pas nouvelle. Elle a été affirmée de manière récurrente par l'Eglise catholique, avec un pic significatif au XIXe siècle, et est dorénavant présente dans les médias et les réseaux sociaux avec une insistance portée sur une présumée incompatibilité entre deux systèmes normatifs. Face aux droits humains comprenant la liberté positive et négative de religion, la liberté de changer de religion, le respect de la dignité humaine et l'égalité entre hommes et femmes s'opposerait une loi intemporelle et intouchable, voulue par Dieu. Or une cohabitation paisible entre les normes religieuses et les droits humains est possible grâce à un effort de contextualisation des normes religieuses, qui permet le dépassement d'une approche littéraliste faisant obstacle à l'intégration des groupements religieux dans la société. Ce possible consensus est notamment adossé à l'existence d'un dialogue mené entre les religions et les pouvoirs publics, qui permet de dégager en amont des solutions acceptables pour les autorités religieuses dans le cadre des régimes des cultes. Ces régimes prennent en compte les particularités des institutions et des activités religieuses dans le respect des droits humains et des lois valables pour tous.
L'affiliation religieuse, le fait d'être membre d'une religion, est une question complexe qui met en jeu à la fois la liberté de conscience et les représentations personnelles de l'appartenance convictionnelle, le droit étatique et les formes de régulation normative propres aux différents groupements religieux. Ces différents points de vue ne sont pas forcément convergents. En effet, la conception de l'appartenance conjointe à une religion et à une nation comme une combinaison "harmonieuse" qui a prévalu en France jusqu'à la Révolution et dans de nombreux Etats européens jusqu'au début du XXe siècle a disparu avec la sécularisation progressive de la société et l'acceptation du pluralisme religieux. A l'ère de l'individualisme et du nomadisme religieux, les individus développent le plus souvent un point de vue souple et non contraignant en matière d'affiliation, tandis que le droit étatique veille à la protéger en tant qu'élément de la vie privée. Les religions, quant à elles, fixent des règles précises présidant à l'entrée et à la sortie de leurs groupements. L'objectif de cet ouvrage est de présenter ces différentes facettes de l'affiliation religieuse en privilégiant une approche comparative et internationale.
Ce premier numéro, Le financement public des cultes dans une société sécularisée, est consacré à l'évolution de la régulation juridique du financement public des cultes en France et en Europe. La rubrique varia propose d'approfondir des questions qui ont marqué l'actualité, comme la collision entre droit étatique et normes religieuses, la protection de la liberté religieuse des détenus ou l'objection de conscience au service militaire. Les chroniques reviennent enfin sur quelques événements récents relatifs aux relations entre droit et religions.
Les écrans numériques nous sont aujourd'hui devenus indispensables. Disponibles, rapides, ils répondent infailliblement. Leur omniprésence, leur usage coutumier, ne permettent pas, au-delà des rituelles proclamations de risques d'addiction, d'apprendre à discerner les métamorphoses de nos vies qui se produisent par eux. Cet ouvrage nous invite à quitter notre position d'utilisateur et à chercher des éléments de compréhension de la transformation digitale dans les théories de l'écriture. A l'heure où le traitement par le signal, la rationalité technique et l'automatisation investissent de plus en plus nos interactions sociales, l'art de lire et de déchiffrer les signes, le travail d'appropriation du sens, fournissent un antidote, offrent des ressources insoupçonnées pour nous aider à développer une intelligence des contextes. Nos petits écrans du quotidien sont ainsi interrogés par Pierre-Antoine Chardel comme des expériences existentielles à part entière, engageant notre condition d'être interprétant, tout autant que l'avenir de nos sociétés démocratiques. Il est encore temps d'intervenir sur l'évolution de nos sociétés hyper-connectées en favorisant l'épanouissement des subjectivités créatives, dont l'avenir demeure à écrire, par-delà l'empire du signal qui croît.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.
C'est que du bonheur ", s'exclame-t-on désormais communément à tout propos ! Mais qu'est-ce que le bonheur ? Un désir, une aspiration ? Une disposition d'esprit, une aptitude que chacun posséderait à des degrés différents, l'humanité se divisant entre optimistes et pessimistes ? Notre époque, pourtant lourde d'angoisses en l'avenir, semble en effet obsédée par le bonheur. Elle paraît faire de la capacité à être heureux une injonction, un ordre politiquement correct : multiplication de guides et de manuels, créations de clubs et de think tank (" Fabrique Spinoza ", " ligue de l'optimisme "), mise en place de travaux de recherche sur le thème (chaire de sciences du bonheur, Nobel d'économie décerné à Angus Deaton pour ses travaux sur bonheur et croissance). Ce dictionnaire est donc né d'un étonnement sur la place paradoxale prise par une notion fuyante dès que l'on tente de la fixer historiquement et psychologiquement. Il se veut donc critique. Croisant des points de vue multiples à travers 230 entrées et 92 auteurs, de la philosophie à la littérature, des arts à la sociologie, de l'économie à la psychologie et à la psychanalyse, des neurosciences à l'histoire, etc. , il est à la fois instrument de connaissances et invitation à réfléchir sur le contemporain. L'enjeu de ce dictionnaire réside surtout dans la volonté de questionner les nouveaux clichés sur le bonheur.
Résumé : Début 2016, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Mein Kampf ressort en Allemagne dans une édition scientifique. Dans le même temps, l'éditeur historique de la traduction française annonce son intention de republier l'ouvrage dûment accompagné d'un appareil critique. Comment expliquer la postérité de ce pensum dont les divagations racistes et complotistes apparaissaient déjà comme telles à l'époque ? La réponse à la question ne serait-elle pas à chercher dans la forme plutôt que dans le fond de cet ouvrage ? En plus d'être le manifeste du national-socialisme, Mein Kampf ne serait-il pas en effet l'archétype d'un genre littéraire bien particulier, celui adopté par des leaders amenés à devenir autocrates, et mêlant propagande, manipulation et autobiographie ? En s'immergeant dans le livre, Albrecht Koschorke fait ressortir les procédés visant à rendre irréfutables les propos avancés, attire l'attention sur la construction de l'ouvrage, les transitions des expériences personnelles aux stigmatisations globalisantes, les changements de registres d'écriture, désintrique les niveaux de lecture et éclaire les divers publics visés. Une approche originale qui, dans la perspective de la prise du pouvoir, s'intéresse moins à la "doctrine" postulée de Mein Kampf qu'à sa "poétique" conjuguant autoritarisme et inconsistance intellectuelle.