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La loi de Dieu est-elle supérieure à la loi des hommes ?
Messner Francis
CERF
29,00 €
Épuisé
EAN :9782204169998
La revendication d'une supériorité de la loi de Dieu sur celle des hommes n'est pas nouvelle. Elle a été affirmée de manière récurrente par l'Eglise catholique, avec un pic significatif au XIXe siècle, et est dorénavant présente dans les médias et les réseaux sociaux avec une insistance portée sur une présumée incompatibilité entre deux systèmes normatifs. Face aux droits humains comprenant la liberté positive et négative de religion, la liberté de changer de religion, le respect de la dignité humaine et l'égalité entre hommes et femmes s'opposerait une loi intemporelle et intouchable, voulue par Dieu. Or une cohabitation paisible entre les normes religieuses et les droits humains est possible grâce à un effort de contextualisation des normes religieuses, qui permet le dépassement d'une approche littéraliste faisant obstacle à l'intégration des groupements religieux dans la société. Ce possible consensus est notamment adossé à l'existence d'un dialogue mené entre les religions et les pouvoirs publics, qui permet de dégager en amont des solutions acceptables pour les autorités religieuses dans le cadre des régimes des cultes. Ces régimes prennent en compte les particularités des institutions et des activités religieuses dans le respect des droits humains et des lois valables pour tous.
Cet ouvrage vise dans un premier temps à décrire quelles sont les méthodes et les approches des théologies universitaires des religions catholique, protestante, juive, musulmane et bouddhique. La description s'inscrit dans le cadre d'une réflexion plus large sur la distinction disciplinaire entre théologie et sciences religieuses - une distinction terminologique qui a une longue histoire dans les institutions publiques d'enseignement supérieur français. Une seconde partie s'applique à la réglementation de l'enseignement de la théologie, avec une présentation des droits religieux encadrant le statut des établissements de formation théologique et le contenu de leurs enseignements. Ces règles posées par les droits internes des religions ne sont pas sans influence sur le statut juridique de la théologie fixé par le droit étatique dans les universités publiques, ou le cas échéant dans les facultés des universités privées. L'ouvrage s'attache à mettre en relief, par comparaison avec d'autres pays nord-européens, les spécificités de la situation française.
L'affiliation religieuse, le fait d'être membre d'une religion, est une question complexe qui met en jeu à la fois la liberté de conscience et les représentations personnelles de l'appartenance convictionnelle, le droit étatique et les formes de régulation normative propres aux différents groupements religieux. Ces différents points de vue ne sont pas forcément convergents. En effet, la conception de l'appartenance conjointe à une religion et à une nation comme une combinaison "harmonieuse" qui a prévalu en France jusqu'à la Révolution et dans de nombreux Etats européens jusqu'au début du XXe siècle a disparu avec la sécularisation progressive de la société et l'acceptation du pluralisme religieux. A l'ère de l'individualisme et du nomadisme religieux, les individus développent le plus souvent un point de vue souple et non contraignant en matière d'affiliation, tandis que le droit étatique veille à la protéger en tant qu'élément de la vie privée. Les religions, quant à elles, fixent des règles précises présidant à l'entrée et à la sortie de leurs groupements. L'objectif de cet ouvrage est de présenter ces différentes facettes de l'affiliation religieuse en privilégiant une approche comparative et internationale.
Résumé : Les " sectes ", qui font désormais partie du paysage religieux contemporain, inquiètent la population et posent à frais nouveau la question du traitement juridique du phénomène religieux. Si un grand nombre de publications scientifiques ont tenté de fournir des clés de compréhension de ce phénomène, aucune n'a à ce jour traité globalement des activités et des institutions sectaires en France, par branche du droit : droit international, droit constitutionnel, droit administratif, droit local alsacien-mosellan, droit pénal, droit fiscal, droit de famille, droit social, droit du travail et droit des associations. Cet ouvrage collectif, tout en constituant un véritable inventaire exhaustif de la situation des sectes confrontées au droit français, apporte des éclairages susceptibles de favoriser l'émergence de solutions nouvelles. Des réflexions historiques et sociologiques ainsi qu'une synthèse intégrant des éléments de droit comparé des religions complètent utilement cet ouvrage de référence.