Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
A la barbe de Cuba
Mercadier Jacques-Raymond ; Dura Romain
PERSEIDES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782915596434
Cuba est-elle le paradis socialiste que certains imaginent ou la pire dictature du monde que d'autres fantasment? Les deux auteurs ont décidé de se faire leur propre opinion en se posant un mois sur l'île caribéenne. A la manière d'Albert Londres, ils enquêtent dans les rues de La Havane puis dans un village agricole. Ils observent l'impact du développement touristique sur l'économie du pays, découvrent la liberté de ton des Cubains au cours de nombreuses discussions politiques, n'échappent pas aux quiproquos liés aux différences culturelles. Afin de conserver chacun sa propre sensibilité face aux événements, les auteurs ont opté pour le récit à deux voix, une forme atypique dans la narration de voyage. Elle contribue à faire de ce livre un document riche et original sur un pays aussi passionnant que controversé. Biographie: Jacques-Raymond Mercadier et Romain Dura sont journalistes. Agés de 32 et 33 ans, ils vivent à Rennes et se rendent régulièrement à Cuba. Photographe, plasticien, Souad vit et travaille à Rennes.
Résumé : On peut voir la vie comme la longue traversée d'une forêt. Certains ont de la chance et suivent un chemin bien tracé, ou prennent le raccourci des coupe-feux, mais la plupart doivent écarter les branches, franchir des ruisseaux, contourner d'épais taillis, se fier à leur instinct pour se diriger vers la lumière de l'orée finale. Dans cette traversée, comme l'explique si bien Jacques Mercier dans ce livre, il est essentiel de trouver de temps en temps des clairières. On peut s'y reposer, reprendre des forces, se motiver pour la suite. Pour que cet entracte soit efficace, il faut vivre intensément cette halte dans la clairière, oublier tout le reste. Ces clairières peuvent prendre toutes sortes de formes et Jacques Mercier va en détailler quelques-unes ici, à la lumière de celles que le présentateur aux mille vies a pu rencontrer dans sa propre existence. Ce peut être un jeu d'enfant ou un morceau de chocolat, un fou rire ou un coucher de soleil, l'amour ou le parfum d'un feu de bois. Avec sa sagesse légendaire et l'humour élégant qu'on lui connait, le présentateur-vedette de la RTBF nous apprend comment ces instants exceptionnels, parce qu'ils nous détachent du quotidien, allongent même notre vie, et nous font prendre soudainement conscience que notre existence se déroule enfin à son bon rythme. Ces clairières nous aideront, à coup sûr, à mieux savourer la " vie bonne " , idée fondatrice de la philosophie.
Emile rencontre Cécile. Leurs métiers travestissent la réalité : il est publicitaire, elle est maquilleuse. Vont-ils aussi se mentir dans leur relation ? Au milieu de la Fashion Week, des castings, du lancement d'un nouveau parfum, des voyages, peuvent-ils s'écouter, se parler, se comprendre ? L'amour est-il plus fort que le temps qui passe ? A nouveau, sous le couvert de l'anecdotique et de l'essentiel, Jacques Mercier évoque dans ce roman les thèmes universels de l'existence humaine : la mort, l'amour, la création, la solitude. Le style est concis, rapide mais ne manque jamais de poésie et de profondeur. La sensualité est omniprésente. Il connaît les mots et leurs sortilèges. Il donne à voir, à imaginer, à partager. On sent dans les dialogues l'homme de scène, on perçoit dans les textes un homme de Lettres, mais familier des réseaux sociaux.
Résumé : Le site de Lalibela sur les hauts plateaux d'Ethiopie, classé patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco, est l'un des plus extraordinaires qui soient. Composé d'un groupe de onze églises entièrement taillées dans la roche, imitant l'architecture construite en élévation, Lalibela est demeuré à travers les siècles un centre de pèlerinage majeur pour les chrétiens d'Ethiopie. Cet ensemble "d'une seule pierre", inconnu du monde occidental jusqu'au XVIe siècle, atteste la renaissance du royaume d'Ethiopie et de son architecture plusieurs siècles après la chute de l'antique capitale, Aksoum, siège du premier évêché au IVe siècle. Sa fondation n'était attribuée au roi Lalibela, et datée du XIIe ou XIIIe siècle, guère que par la tradition ecclésiastique jusqu'au présent ouvrage. Les auteurs, tous deux spécialistes de l'Ethiopie, y mènent des recherches depuis plus de trente ans. Ils ont entrepris au fil de leurs nombreux séjours un examen minutieux de cette ancienne capitale royale et spirituelle, toujours en activité, en étudiant l'architecture, les décors peints et sculptés, les mobiliers et les objets liturgiques dont de majestueuses croix, des icônes et des manuscrits anciens, ainsi que des objets provenant d'Inde. Leur connaissance des arts chrétiens, notamment byzantin et copte, et du contexte artistique international des XIIe et XIIIe siècles ainsi que de la culture éthiopienne et de sa langue liturgique, ont permis des découvertes et des datations nouvelles. Ils établissent ainsi que l'essentiel du site fut réalisé durant la première décennie du XIIIe siècle sous l'autorité ultime du roi Lalibala et livrent les clés de compréhension de cette cité sainte monolithe, dont l'iconographie, fondée sur une méditation sur les Evangiles - unique dans le monde chrétien -, en fait un haut lieu de la pensée chrétienne universelle. Ce magnifique ouvrage qui a bénéficié d'une couverture photographique exceptionnelle, est le premier à présenter ce site dans toutes ses dimensions, archéologique, historique, culturelle, artistique et religieuse.
Cet ouvrage constitue une étude minutieuse et approfondie de l'administration régionale de l'empire carolingien. Il est généralement admis que la division moyenne des circonscriptions est la vicaria à l'ouest de l'Empire, et la centena à l'est. Pourtant, non seulement on retrouve cette dernière aussi en partie à l'ouest, mais on compte au total plus de douze divisions moyennes qui vont exister jusqu'au Moyen Age central. L'auteur se propose de retracer l'évolution de ces institutions au Haut Moyen Age ainsi qu'au Moyen Age central, en s'intéressant en premier lieu à la région du Poitou, puis à l'ouest de la France et enfin à l'empire carolingien dans sa totalité. Comment s'opérait la formation des circonscriptions ? Quels étaient leur hiérarchie, les domaines de compétence. C'est sur ces questions et beaucoup d'autres que cette nouvelle étude de M. Miyamatsu, traduite du japonais, s'efforce de faire le point.
Cet ouvrage nous plonge au coeur du drame fondateur qui s'est noué sur la scène coloniale caribéenne au moment même où la France accomplissait sa propre révolution. Un drame en trois actes. Un : soulèvement des esclaves de Saint-Domingue - surnommée la "perle des Antilles" et la plus riche des colonies françaises - en 1791, suivi trois ans après de l'abolition de l'esclavage par la nouvelle Assemblée nationale française. Deux : envoi sur l'île par Napoléon Bonaparte d'un corps expéditionnaire dirigé par le général Leclerc, beau-frère de l'empereur, en vue de renverser le chef des rebelles, Toussaint Louverture, et de rétablir l'esclavage. Trois : victoire des insurgés et création, en 1804, de la première république noire de l'histoire : Haïti. C'est cette expédition coloniale désastreuse, qui fit des milliers de morts des deux côtés et restera comme l'une des plus cuisantes défaites de l'empire français, tenu en échec par d'anciens esclaves, que raconte l'historien Philippe Girard dans ces pages. Pour comprendre les enjeux et le déroulement de l'opération, il a mené des recherches de part et d'autre de l'Atlantique et puisé aux sources les plus variées, qu'elles soient militaires, diplomatiques ou commerciales. A travers le prisme de l'expédition Leclerc, qui en fut le paroxysme, c'est toute la Révolution haïtienne, cet événement majeur de l'histoire atlantique, qu'il fait revivre. "Philippe Girard propose un récit très maîtrisé en dix-neuf chapitre. Son apport principal n'est pas dans la forme toute classique que prend son ouvrage, dont la vocation est essentiellement pédagogique. Il s'agit davantage de restituer cette tragédie à travers l'épaisseur souvent complexe de ses explications, de ses situations, de ses intrications. (...) Son récit de la guerre d'indépendance haïtienne offre cette opération historiographique rare qui vise à la coexistence des regards, des représentations, des actions, expliquées selon les différentes parties en présence. A la manière dont Clint Eastwood a voulu comprendre la guerre du pacifique en deux films contrastés, Mémoires de nos pères et Lettres d'Iwo Jima (2006), l'historien propose ici un récit qui serait à la fois celui du Blanc et du Noir, du riche et du pauvre, du colon et du colonisé, du Français et de l'Haïtien". (Antoine de Baecque, Le Monde des Livres)
Espace visuel et mental, la mer, telle qu'elle se présente sur les côtes de la Manche, offre à la contemplation un vaste horizon en perpétuel mouvement. Un horizon qui a influencé de nombreux écrivains, philosophes et poètes d'hier et d'aujourd'hui. L'auteur des textes qui sont ici réunis propose de déambuler sur leurs pas, entre Cancale et Douarnenez, sur la côte du Dorset et dans les îles anglo-normandes.
Cet ouvrage qui englobe vingt-cinq siècles d'histoire dévoile le secret même de l'évolution de l'Asie, la loi qui a présidé à la renaissance ou à la mort des Empires immémoriaux. Cette loi, c'est la lutte du nomade et du sédentaire, de l'homme de la steppe et de l'homme des cultures. L'histoire de l'Asie étudiée sous cet angle devient comme une immense leçon de géographie humaine. Attila, Gengis-Khan, Tamerlan... Leur nom est dans toutes les mémoires. Les récits des chroniqueurs occidentaux, des annalistes chinois ou persans ont popularisé leurs figures. Ils surgissent, les grands barbares, en pleine histoire civilisée et brusquement, en quelques années, font du monde romain, du monde iranien ou du monde chinois un monceau de ruines. Leur arrivée, leurs mobiles, leur disparition semblent inexplicables, si bien que l'histoire positive n'est pas loin de faire sien le jugement des anciens auteurs qui voyaient en eux les fléaux de Dieu envoyés pour le châtiment des vieilles civilisations.