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La Royauté carolingienne et son administration régionale. Hommage a andre chedeville
Miyamatsu Hironori
PERSEIDES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782371250024
Cet ouvrage constitue une étude minutieuse et approfondie de l'administration régionale de l'empire carolingien. Il est généralement admis que la division moyenne des circonscriptions est la vicaria à l'ouest de l'Empire, et la centena à l'est. Pourtant, non seulement on retrouve cette dernière aussi en partie à l'ouest, mais on compte au total plus de douze divisions moyennes qui vont exister jusqu'au Moyen Age central. L'auteur se propose de retracer l'évolution de ces institutions au Haut Moyen Age ainsi qu'au Moyen Age central, en s'intéressant en premier lieu à la région du Poitou, puis à l'ouest de la France et enfin à l'empire carolingien dans sa totalité. Comment s'opérait la formation des circonscriptions ? Quels étaient leur hiérarchie, les domaines de compétence. C'est sur ces questions et beaucoup d'autres que cette nouvelle étude de M. Miyamatsu, traduite du japonais, s'efforce de faire le point.
Cinq écrivains japonais de premier plan (Muramatsu Tomomi, Morita Ryûji, Hayashi Mariko, Shiina Makoto, Fujino Chiya) nous livrent leur vision de Tokyo dans des textes inédits. Tokyo : 2000 kilomètres carrés, 12 millions d'habitants ! Mais laissez-vous plutôt guider dans un Tokyo inconnu qui ne coïncide pas nécessairement avec une vision de voyageur pressé ! Parce qu'elle demande une vision centrée sur le détail et le mouvant plutôt que sur le monumental et l'éternel la ville est depuis longtemps l'héroïne des romanciers japonais qui en donnent à lire une image multiple et envoûtante. Des boîtes de nuit, des bars, des dancings à Shinjuku. Une prostituée philippine, un commissariat de police, la peluche Pi-PO. Un peu d'amour, beaucoup de rêves, une femme qui n'arrive pas à prendre le train et une autre qui réapparaît brusquement. Autant d'éclats d'histoires qui, de nuit comme de jour, illuminent la ville de Tokyo et en dessinent la géographie sentimentale.
En Europe, le riche est le fruit d'une histoire longue et mouvementée, au cours de laquelle il a connu de nombreux revers de fortune. Indissociable de la noblesse et du loisir (otium) dans l'Antiquité, stigmatisé ensuite par le christianisme qui prône le dépouillement des biens matériels, il a fini par s'imposer au Moyen Âge, au terme d'une mutation qui commença d'abord dans l'aristocratie, pour s'élever jusqu'aux plus hautes sphères de l'administration royale, avec la bénédiction de l'Église, qui lui réservait désormais une place dans ses institutions. Ce sont les conditions de cette naissance que l'auteur examine dans cet ouvrage, à travers l'analyse minutieuse des sources latines ou en langues vernaculaires, et de très nombreuses données historiques, juridiques ou topographiques.
Ce livre est composé de deux sections, l'une portant sur le régime agraire et l'autre sur l'économie d'échange dans le monde franc. Notre position fondamentale sera de saisir le premier Moyen Age comme le "temps de la terre" et le second comme le "temps de l'argent" . D'une part, durant la première période, la terre se trouvait toujours aux mains de la noblesse, et n'apparaissait donc pas sur les marchés. C'est l'un des principaux facteurs ayant eu pour effet d'entraver le développement de l'économie d'échange. D'autre part, les historiens qui défendent la thèse de l'essor économique ont tendance à voir dans le polyptyque un ordre royal visant à répandre le régime domanial classique et dans l'abbé Irminon un officier compétent ayant pour tâche de l'exécuter fidèlement. Vivant de dons, cet homme égocentrique n'hésitait pas à faire part de ses motifs de mécontentement à son entourage, dès que ses désirs n'étaient pas satisfaits. Après avoir échoué dans la lutte pour l'obtention des dons royaux, il tente de s'en procurer par d'autres moyens, notamment celui-ci : présenter au Palais un polyptyque bien conforme aux instructions royales et manifester en cela sa fidélité envers le roi. Enfin, Irminon était un homme tributaire de dons importants. Ainsi le polyptyque ne laisse entrevoir que des retouches pratiquées par ses soins sur les domaines de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, et dans sa gestion domaniale on ne peut que constater l'absence de plan préétabli, de cohérence voire même de rationalité.
Dans cette étude novatrice et solidement documentée qui relate un chapitre aussi méconnu qu'emblématique de l'histoire de la globalisation, Paul Gootenberg entreprend de retracer l'essor irrésistible de l'un des produits d'exportation les plus fascinants - et désormais illégal - de l'Amérique latine : la cocaïne, ainsi que celui de la plante andine dont elle dérive, la coca.
Embarquez à bord d'un ancien tramway place de la Mairie, ou rendez-vous au Champ de Mars pour une visite virtuelle de Rennes, de place en place. Des lieux riches d'Histoire et d'anecdotes vous feront connaître la capitale bretonne comme personne ! Vous participerez aux tournois de chevaliers sur la place des Lices ; vous ferez la fête place de la Mairie... Vous ferez même la Révolution sur la place du Parlement ! De place en place, portez un regard neuf sur cette ville en perpétuel mouvement. Ce petit livre en poche, vous répondrez enfin à la question : "Au fait, c'était comment ici, avant ? "
Les cent vingt récits brefs qui sont réunis dans ce livre, considéré unanimement comme le chef d'oeuvre de Marcel Béalu, forment un ensemble aussi remarquablement cohérent que profondément singulier, tant par leur impressionnant foisonnement narratif que par l'univers mental qu'ils dépeignent. Le rêve - mais plus souvent le cauchemar - ainsi que la folie y occupent une place de choix, du moins en apparence, car ils ne sont peut-être finalement que la manifestation d'une incommunicabilité bien réelle. Avec Béalu, de l'anecdote, on a tôt fait de basculer imperceptiblement dans le questionnement - pour ne pas dire l'angoisse - métaphysique. C'est sans doute en ce sens que de grands critiques tels qu'Edmond Jaloux ou Jean Paulhan ont vu dans ces Mémoires de l'ombre l'une des oeuvres importantes de leur temps.
Cet ouvrage nous plonge au coeur du drame fondateur qui s'est noué sur la scène coloniale caribéenne au moment même où la France accomplissait sa propre révolution. Un drame en trois actes. Un : soulèvement des esclaves de Saint-Domingue - surnommée la "perle des Antilles" et la plus riche des colonies françaises - en 1791, suivi trois ans après de l'abolition de l'esclavage par la nouvelle Assemblée nationale française. Deux : envoi sur l'île par Napoléon Bonaparte d'un corps expéditionnaire dirigé par le général Leclerc, beau-frère de l'empereur, en vue de renverser le chef des rebelles, Toussaint Louverture, et de rétablir l'esclavage. Trois : victoire des insurgés et création, en 1804, de la première république noire de l'histoire : Haïti. C'est cette expédition coloniale désastreuse, qui fit des milliers de morts des deux côtés et restera comme l'une des plus cuisantes défaites de l'empire français, tenu en échec par d'anciens esclaves, que raconte l'historien Philippe Girard dans ces pages. Pour comprendre les enjeux et le déroulement de l'opération, il a mené des recherches de part et d'autre de l'Atlantique et puisé aux sources les plus variées, qu'elles soient militaires, diplomatiques ou commerciales. A travers le prisme de l'expédition Leclerc, qui en fut le paroxysme, c'est toute la Révolution haïtienne, cet événement majeur de l'histoire atlantique, qu'il fait revivre. "Philippe Girard propose un récit très maîtrisé en dix-neuf chapitre. Son apport principal n'est pas dans la forme toute classique que prend son ouvrage, dont la vocation est essentiellement pédagogique. Il s'agit davantage de restituer cette tragédie à travers l'épaisseur souvent complexe de ses explications, de ses situations, de ses intrications. (...) Son récit de la guerre d'indépendance haïtienne offre cette opération historiographique rare qui vise à la coexistence des regards, des représentations, des actions, expliquées selon les différentes parties en présence. A la manière dont Clint Eastwood a voulu comprendre la guerre du pacifique en deux films contrastés, Mémoires de nos pères et Lettres d'Iwo Jima (2006), l'historien propose ici un récit qui serait à la fois celui du Blanc et du Noir, du riche et du pauvre, du colon et du colonisé, du Français et de l'Haïtien". (Antoine de Baecque, Le Monde des Livres)