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Le Polyptique d'Irminon. Terre et commerce dans le monde franc
Miyamatsu Hironori
PERSEIDES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782371250130
Ce livre est composé de deux sections, l'une portant sur le régime agraire et l'autre sur l'économie d'échange dans le monde franc. Notre position fondamentale sera de saisir le premier Moyen Age comme le "temps de la terre" et le second comme le "temps de l'argent" . D'une part, durant la première période, la terre se trouvait toujours aux mains de la noblesse, et n'apparaissait donc pas sur les marchés. C'est l'un des principaux facteurs ayant eu pour effet d'entraver le développement de l'économie d'échange. D'autre part, les historiens qui défendent la thèse de l'essor économique ont tendance à voir dans le polyptyque un ordre royal visant à répandre le régime domanial classique et dans l'abbé Irminon un officier compétent ayant pour tâche de l'exécuter fidèlement. Vivant de dons, cet homme égocentrique n'hésitait pas à faire part de ses motifs de mécontentement à son entourage, dès que ses désirs n'étaient pas satisfaits. Après avoir échoué dans la lutte pour l'obtention des dons royaux, il tente de s'en procurer par d'autres moyens, notamment celui-ci : présenter au Palais un polyptyque bien conforme aux instructions royales et manifester en cela sa fidélité envers le roi. Enfin, Irminon était un homme tributaire de dons importants. Ainsi le polyptyque ne laisse entrevoir que des retouches pratiquées par ses soins sur les domaines de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, et dans sa gestion domaniale on ne peut que constater l'absence de plan préétabli, de cohérence voire même de rationalité.
En Europe, le riche est le fruit d'une histoire longue et mouvementée, au cours de laquelle il a connu de nombreux revers de fortune. Indissociable de la noblesse et du loisir (otium) dans l'Antiquité, stigmatisé ensuite par le christianisme qui prône le dépouillement des biens matériels, il a fini par s'imposer au Moyen Âge, au terme d'une mutation qui commença d'abord dans l'aristocratie, pour s'élever jusqu'aux plus hautes sphères de l'administration royale, avec la bénédiction de l'Église, qui lui réservait désormais une place dans ses institutions. Ce sont les conditions de cette naissance que l'auteur examine dans cet ouvrage, à travers l'analyse minutieuse des sources latines ou en langues vernaculaires, et de très nombreuses données historiques, juridiques ou topographiques.
Cet ouvrage constitue une étude minutieuse et approfondie de l'administration régionale de l'empire carolingien. Il est généralement admis que la division moyenne des circonscriptions est la vicaria à l'ouest de l'Empire, et la centena à l'est. Pourtant, non seulement on retrouve cette dernière aussi en partie à l'ouest, mais on compte au total plus de douze divisions moyennes qui vont exister jusqu'au Moyen Age central. L'auteur se propose de retracer l'évolution de ces institutions au Haut Moyen Age ainsi qu'au Moyen Age central, en s'intéressant en premier lieu à la région du Poitou, puis à l'ouest de la France et enfin à l'empire carolingien dans sa totalité. Comment s'opérait la formation des circonscriptions ? Quels étaient leur hiérarchie, les domaines de compétence. C'est sur ces questions et beaucoup d'autres que cette nouvelle étude de M. Miyamatsu, traduite du japonais, s'efforce de faire le point.
Cinq écrivains japonais de premier plan (Muramatsu Tomomi, Morita Ryûji, Hayashi Mariko, Shiina Makoto, Fujino Chiya) nous livrent leur vision de Tokyo dans des textes inédits. Tokyo : 2000 kilomètres carrés, 12 millions d'habitants ! Mais laissez-vous plutôt guider dans un Tokyo inconnu qui ne coïncide pas nécessairement avec une vision de voyageur pressé ! Parce qu'elle demande une vision centrée sur le détail et le mouvant plutôt que sur le monumental et l'éternel la ville est depuis longtemps l'héroïne des romanciers japonais qui en donnent à lire une image multiple et envoûtante. Des boîtes de nuit, des bars, des dancings à Shinjuku. Une prostituée philippine, un commissariat de police, la peluche Pi-PO. Un peu d'amour, beaucoup de rêves, une femme qui n'arrive pas à prendre le train et une autre qui réapparaît brusquement. Autant d'éclats d'histoires qui, de nuit comme de jour, illuminent la ville de Tokyo et en dessinent la géographie sentimentale.
Espace visuel et mental, la mer, telle qu'elle se présente sur les côtes de la Manche, offre à la contemplation un vaste horizon en perpétuel mouvement. Un horizon qui a influencé de nombreux écrivains, philosophes et poètes d'hier et d'aujourd'hui. L'auteur des textes qui sont ici réunis propose de déambuler sur leurs pas, entre Cancale et Douarnenez, sur la côte du Dorset et dans les îles anglo-normandes.
Dans ce livre qui pourrait ressembler à un nouvel essai sur l'amour, la passion amoureuse parle à la première personne. Elle se prononce sur son énigmatique pouvoir, tient tête avec humour à ceux qui l'ont méprisée ou qui cherchent à la fuir, et remercie tous ceux qui l'ont accueillie bras ouverts pour lui donner l'éclat qu'elle méritait. Naturellement flattée, elle n'en reste pas moins sur son quant-à-soi : "Que la chose soit dite et répétée autour de vous : je suis suffisamment bonne fille pour me prêter à toutes les belles théories qui m'embrassent, mais aucune, sachez-le, ne me possédera". Au détour des philosophes, des artistes et des écrivains qu'elle évoque pour parler d'elle, elle s'amuse de ce qu'elle voit. Car la passion amoureuse, ici, voit et entend tout. De New York à Vladivostock, elle rend compte de plusieurs saynètes dans lesquelles elle joue pleinement son rôle. Sachez-le, lecteur, la passion amoureuse, très discrètement, vous observe.
Cet ouvrage qui englobe vingt-cinq siècles d'histoire dévoile le secret même de l'évolution de l'Asie, la loi qui a présidé à la renaissance ou à la mort des Empires immémoriaux. Cette loi, c'est la lutte du nomade et du sédentaire, de l'homme de la steppe et de l'homme des cultures. L'histoire de l'Asie étudiée sous cet angle devient comme une immense leçon de géographie humaine. Attila, Gengis-Khan, Tamerlan... Leur nom est dans toutes les mémoires. Les récits des chroniqueurs occidentaux, des annalistes chinois ou persans ont popularisé leurs figures. Ils surgissent, les grands barbares, en pleine histoire civilisée et brusquement, en quelques années, font du monde romain, du monde iranien ou du monde chinois un monceau de ruines. Leur arrivée, leurs mobiles, leur disparition semblent inexplicables, si bien que l'histoire positive n'est pas loin de faire sien le jugement des anciens auteurs qui voyaient en eux les fléaux de Dieu envoyés pour le châtiment des vieilles civilisations.