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Les miracles de l'esprit. Qu'est ce que les voyants peuvent nous apprendre ?
Méheust Bertrand
EMPECHEURS
19,30 €
Épuisé
EAN :9782359250428
L'approche contemporaine de la divination est aujourd'hui traversée par un paradoxe: quand elle estétudiée par des historiens et des anthropologues, et porte sur des formes antiques ou non occidentales, elle constitue un objet prestigieux. En revanche, lorsque les parapsychologues et les métapsychistes se penchent sur les pratiques des voyants contemporains, ici même, en Occident, leur démarche est considérée comme suspecte et leur objet est taxé d'illusoire. Le positivisme et le scientisme ont beau être officiellement passés de mode, c'est à travers leur prisme l'on continue de voir le problème posé à notre culture par la persistance des pratiques divinatoires. La divination antique ne doit être étudiée que comme laboratoire de la future rationalité. Quant à la question de la réalité de la voyance elle n'est plus abordée parce qu'implicitement on la tient pour réglée. Pour nos historiens et nos anthropologues, il va sans dire que les devins ou les voyants n'ont pas accès à des réalités cachées, qu'ils ne peuvent prédire l'avenir ou voir à distance, et que leur pratique s'épuise en effets de sens. C'est ce consensus que l'auteur conteste. Aujourd'hui encore, en Occident, des hommes et des femmes savent se mettre dans un état de conscience spécial afin de se porter vers des « cibles » éloignées dans le temps et l'espace pour en ramener des informations vérifiables. La signification donnée à ces expériences par les intéressé(e)s et ceux qui les analysent est évidemment propre à notre temps, mais le fait de la métagnomie demeure. Une fonction mentale semble bien transcender les variations culturelles et persister sous des formes sans cesse renouvelées. Or la psychologie occidentale a fait jusqu'à présent l'impasse sur cette dimension de l'esprit. Mais si on fait l'hypothèse de sa réalité, on débouche sur une compréhension nouvelle de la vie psychique.
Alors que Charcot et ses disciples s'emploient à digérer le magnétisme animal et à réduire le somnambulisme aux vues de la science positive, les sciences psychiques se développent en Angleterre et, quelques années plus tard, aux Etats-Unis, à l'Harvard, avec l'entrée en lice du philosophe William James. Une enquête historique passionnante, qui s'attache à montrer par quelles solutions de compromis la culture dominante a géré la menace " psychique " au début du XXe siècle. Alors que Charcot et ses disciples s'emploient à digérer le magnétisme animal et à réduire le somnambulisme aux vues de la science positive, les sciences psychiques se développent en Angleterre, au coeur de l'intelligentsia, dans le milieu universitaire de Cambridge et, quelques années plus tard, aux Etats-Unis, à l'université de Harvard, avec l'entrée en lice du philosophe William James. Les "psychistes" britanniques et américains se situent dans la voie ouverte par Puységur : tout en se réclamant de la science, ils prétendent objectiver des phénomènes susceptibles de modifier l'idée que l'homme en occident se fait de lui-même ; portés par la vague spirite, ils entreprennent d'étudier les phénomènes médiumniques en mettant en général de côté les croyances spirites. Refusant les vues rétrospectives classiques, Bertrand Méheust reconstitue ce conflit en prenant au sérieux le discours et les travaux des métapsychistes. Il montre la fécondité heuristique de leurs recherches et analyse la signification culturelle de l'oubli "opportun" dans lequel elles sont tombées. Traversant une vaste documentation, il s'attache à montrer par quelles solutions de compromis la culture dominante a géré la menace "psychique". Enfin, il s'emploie à relever, dans l'oeuvre d'artistes, d'écrivains, de philosophes, de sociologues, de psychiatres, et jusque dans les textes de Freud, les empreintes que les recherches psychiques ont laissées dans la culture de la première moitié du vingtième siècle.
Résumé : Parmi les très nombreuses figures de Jésus, la plus évidente et la plus frappante, celle du thaumaturge réticent et miséricordieux, celle du guérisseur aux miracles, n?est plus abordée aujourd?hui qu?avec gène, sous l?effet conjugué des interdits rationalistes et des orientations fidéistes. Tout se passe comme si les historiens contemporains s?interdisaient ainsi d?utiliser la principale source d?information dont ils disposent, à savoir que, précisément, Jésus fut un thaumaturge. Bertrand Méheust, en s?appuyant sur le corpus des sciences psychiques, s?emploie méthodiquement à explorer toute cette dimension négligée, en mettant de côté les déterminations de la théologie et les a priori de la raison dogmatique. Ni catéchisme confessionnel, ni plaidoyer rationaliste, cette enquête minutieuse et envoûtante nous replonge au coeur d?un mystère qui continue d?interroger notre temps. Du nouveau sur le cas Jésus ? Assurément. Et ce livre nous le montre avec une rigueur magnifique.
Hustak Carla ; Myers Natasha ; Pignarre Philippe ;
On connaît Darwin comme fondateur de la théorie de l'évolution. Ce que l'on sait moins, c'est que la grande passion de sa vie a été l'étude des orchidées dont il possédait une extraordinaire collection. Il s'est particulièrement intéressé à leur fécondation par des insectes. Sans les guêpes, y aurait-il encore des orchidées ? Ces dernières ont développé des "stratagèmes" pour attirer les guêpes mâles et les séduire. Les guêpes ne se contentent pas de transporter du pollen, elles font littéralement "jouir" les orchidées. Ces travaux viennent compléter la théorie de l'évolution par une théorie de "l'involution". Les branches de l'arbre de l'évolution viennent se croiser, se mêler. L'orchidée ne peut pas perdurer sans ses liens avec une autre espèce. Loin d'être un cas singulier, ce pourrait être la règle : les arbres et les champignons, les humains et les milliards de bactéries qui les peuplent... Cette nouvelle biologie, initiée par Lynn Margulis, s'oppose au "néodarwinisme", ou théorie du "gène égoïste", pour qui la "concurrence", et non la collaboration ou le lien, est le mécanisme de base. On sait comment cette théorie a essaimé, en particulier dans les sciences économiques, mais aussi en sociologie. La biologie de l'involution multiplie les découvertes. Les auteures poursuivent en présentant les travaux les plus récents sur le langage chimique des plantes, par exemple sur les plants de tabac... Une nouvelle biologie indispensable à l'heure du nouveau régime climatique qui exige que nous connaissions ce à quoi et par quoi nous sommes attachés.
Bruno Latour inspire depuis plusieurs décennies le travail de philosophes, historiennes et historiens, sociologues, éthologues, anthropologues et artistes dans le monde entier. Face à Gaïa occupe une place particulière dans son oeuvre : ce livre appelle à une réaction au-delà de la simple assimilation théorique. Ce qui a l'apparence d'une question purement scientifique est en vérité un différend d'ordre politique. L'hypothèse Gaïa de Lovelock et Margulis représente l'effort pour reconnaître que la Terre est un sujet qui agit et intervient avec force dans notre histoire. Nous sommes moins sur la Terre que face à elle. La question écologique est moins celle du respect du vivant que celle de l'acceptation et de la représentation de l'actrice politique par excellence : notre planète. Reconnaître sa puissance d'agir signifie faire coïncider la protagoniste de l'histoire de la vie avec sa scène. Autour de ce défi, des spécialistes de différentes disciplines scientifiques et artistiques se sont réunis. Chacun des auteurs raconte sa rencontre avec une des propositions contenues dans Face à Gaïa, comment elle l'a interrogé, bouleversé, voire contrarié. On ne fera face à Gaïa qu'en entremêlant les savoirs issus de l'exploration de cette " zone critique " (autre nom de Gaïa), les performances des artistes, la philosophie, la métaphysique et la théologie. Gaïa en sort encore plus fascinante, provocante et menaçante.
Résumé : A quelles conditions l'écologie, au lieu d'être un ensemble de mouvements parmi d'autres, pourrait-elle organiser la politique autour d'elle ? Peut-elle aspirer à définir l'horizon politique comme l'ont fait, à d'autres périodes, le libéralisme, puis les socialismes, le néolibéralisme et enfin, plus récemment, les partis illibéraux ou néofascistes dont l'ascendant ne cesse de croître ? Peut-elle apprendre de l'histoire sociale comment émergent les nouveaux mouvements politiques et comment ils gagnent la lutte pour les idées, bien avant de pouvoir traduire leurs avancées dans des partis et des élections ?
Depuis la terrible expérience du confinement, les Etats comme les individus cherchent tous comment se déconfiner, en espérant revenir aussi vite que possible au " monde d'avant " grâce à une " reprise " aussi rapide que possible. Mais il y a une autre façon de tirer les leçons de cette épreuve, en tout cas pour le bénéfice de ceux que l'on pourrait appeler les terrestres. Ceux-là se doutent qu'ils ne se déconfineront pas, d'autant que la crise sanitaire s'encastre dans une autre crise bien plus grave, celle imposée par le Nouveau Régime Climatique. Si nous en étions capables, l'apprentissage du confinement serait une chance à saisir : celle de comprendre enfin où nous habitons, dans quelle terre nous allons pouvoir enfin nous envelopper - ; à défaut de nous développer à l'ancienne ! Où suis-je ? fait assez logiquement suite au livre précédent, Où atterrir ? A Comment s'orienter en politique. Après avoir atterri, parfois violemment, il faut bien que les terrestres explorent le sol où ils vont désormais habiter et retrouvent le goût de la liberté et de l'émancipation mais autrement situées. Tel est l'objet de cet essai sous forme de courts chapitres dont chacun explore une figure possible de cette métaphysique du déconfinement à laquelle nous oblige l'étrange époque où nous vivons.