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Les Européens ces architectes qui ont bâti l'Europe 1450-1950
Medvedkova Olga
PETER LANG
50,00 €
Épuisé
EAN :9782807602793
Ce volume réunit douze études de cas : des vies d'architectes européens, écrites par des historiens de l'art et de l'architecture allemands, espagnols, français, italiens, russes, suédois. Il s'agit d'architectes qui, nés et éduqués dans une culture, héritiers d'une ou plusieurs traditions nationales, ont travaillé à l'étranger, au sein d'une autre culture, en y apportant des éléments nouveaux. Ou encore de ceux qui vécurent leurs années de voyage comme une véritable expatriation. Ces architectes transfuges, cosmopolites, créateurs de confusions stylistiques qui posent tant de problèmes aux historiens de l'art et rompent les schémas des écoles nationales, furent en grande partie responsables de la création de l'Europe architecturale, architecturée et architecturante bien au-delà de ses propres limites. L'existence de cette "Europe architecturale" est l'hypothèse générale proposée ici. L'européanité de ces architectes italo-français ou italo-russe, franco-suédois ou hispano-mexicain, fut tantôt délibérée, exigée par le commanditaire ou la communauté d'accueil, tantôt une conséquence de leur vie comme ensemble de circonstances. Telle une réaction au besoin d'adaptation, cette dernière, complète ou partielle, a souvent donné lieu à une création inédite. Comment étudier, comprendre, décrire, classer leurs oeuvres ? Pourrions-nous, en nous fondant sur ces cas, ébaucher une nouvelle histoire de l'architecture européenne ?
Les études sur l'architecture civile et l'architecture militaire sont aujourd'hui conduites de manière trop souvent dissociée, comme si elles appartenaient à des cultures différentes que rien ne liait entre elles. C'est oublier que l'architecture militaire ne s'est détachée de l'ensemble des théories et des pratiques de la construction qu'à l'époque contemporaine et que les architectes du XVe au début du XIXe siècle étaient, pour la plupart, des ingénieurs militaires. Les liens entre ces deux architectures, ancrées dans un héritage antique commun, sont tout aussi pratiques que symboliques. Les formules que la culture classique, tout particulièrement romaine, a élaborées face au territoire conquis, au champ de bataille, au trophée, au triomphe, aux machines, nourrissent une abondante iconographie militaire continuellement présente dans l'architecture civile moderne. Plus l'architecture militaire se modernise, plus elle se justifie par l'image antique. Franchissant les limites disciplinaires et croisant les "thèmes" militaires et civils à travers leurs fondements antiques, les auteurs de ce livre traitent de sujets rarement abordés par l'histoire de l'architecture, pourtant centraux pour la culture architecturale européenne.
Depuis le xe siècle et le baptême du prince Vladimir en 988, les Russes n'ont jamais cessé de peindre et de vénérer les icônes. Reçues de Byzance comme des images de culte, des "images non faites de la main de l'homme", les icônes sont tenues pour miraculeuses, placées dans les églises et les maisons, encensées et éclairées par les cierges, emportées sur les champs de bataille, touchées et embrassées. Par leur "emploi", elles manifestent leur double nature, codifiée par les Pères de l'Église: d'une part, des images qui renvoient au prototype immatériel; d'autre part, des objets "saints" matériels, conservateurs et transmetteurs de l'énergie divine. Olga Medvedkova retrace l'histoire des icônes en Russie, longtemps associées à la culture populaire, avant de devenir, au début du xxe siècle, des images esthétiques, comparables pour les élites russes aux oeuvres des primitifs italiens.
Lise Sarfati est née en 1958 en Algérie de parents français. Elle a étudié le russe à la Sorbonne, à Paris, avant de se consacrer à la photographie. Elle a reçu entre autres distinctions le ICP Infinity Award, à New York, et le prix Niepce, à Paris, en 1996, et son travail a été présenté au Centre National de la Photographie, à Paris. Le premier recueil de photographies consacré à son ?uvre, Acta Est, traite de l'aliénation et de la solitude, thèmes qui demeurent essentiels dans son ?uvre. Lise Sarfati a rejoint l'agence Magnum Photos en 1997 et vit à Paris. Olga Medvedkova est historienne de l'art. Née à Moscou en 1963, elle a étudié l'histoire de l'art à l'université Lomonossov, à Moscou, puis à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, à Paris. Depuis 1991, Olga Medvedkova vit à Paris, où elle enseigne et écrit. Elle est coauteur des ouvrages L'Art russe (Paris, 1991) et Histoire de Saint Pétersbourg (Paris, 1996).
Résumé : Dès sa fondation, en 1703, Saint-Pétersbourg engendra des mythes tenaces. Pour la construire, Pierre le Grand mobilisa des dizaines de milliers d'ouvriers, dont beaucoup moururent, d'où la légende d'une ville édifiée sur des ossements. En moins de dix ans, à coup d'oukazes et de déplacements de population, le tsar fit surgir une ville qui devait surpasser toutes les capitales d'Europe. Bâtie sur le principe de la perspective " régulière ", elle serait un modèle d'ordre et de raison, le phare de l'Empire russe, une ouverture sur l'Europe. Les héritières du tsar, Elisabeth et surtout la Grande Catherine, reprirent l'ambitieux dessein de Pierre. Sous la houlette de Rastrelli, l'inventeur du baroque russe, palais et églises se multiplient. La cour de Pétersbourg vit alors au rythme des bals masqués et des feux d'artifice, et leur magnificence fait dire aux étrangers que les impératrices, à l'instar de Louis XIV, veulent ruiner la haute noblesse. S'affirmant digne héritière du tsar fondateur, Catherine érige la célèbre statue de Pierre le Grand. A la fois Auguste et Mécène, elle transpose les rêves d'architecture néoclassique de l'Occident, couvre la capitale de colonnades et fait construire l'Ermitage où elle réunit ses collections de peinture. Au XIXe siècle, salons littéraires, cabinets de lecture, spectacles font de Pétersbourg une grande capitale européenne. La cité est en même temps le centre d'un Etat en pleine expansion, qui s'affiche à l'occasion des parades militaires de Nicolas Ier et dont le dynamisme surprend les étrangers. A la fin du siècle, la révolution industrielle bouleverse le visage de Pétersbourg alors même que la société russe s'y enracine. La ville semble cependant marquée par la malédiction originelle qui, de Pouchkine à Dostoïevski, imprègne toute la littérature et que viennent illustrer des événement tragiques : l'inondation de 1824, l'assassinat d'Alexandre II, le Dimanche rouge de 1905. En 1914, Saint-Pétersbourg perd son nom : après la Révolution de 1917, elle cède à Moscou son statut de capitale, avant d'entrer dans l'ère soviétique.
Dans ce livre, qui s'inspire en partie du travail de Hayden White, je discuterai la relation entre le discours narratif et la représentation historique et littéraire selon l'approche critique de quatre écrivains contemporains d'expression française, Abdelkebir Khatibi (Maroc), Edouard Glissant (Martinique), Yves Valentin Mudimbé (République Démocratique du Congo) et Assia Djebar (Algérie). Une lecture attentive de leurs oeuvres romanesques et théoriques me suggère que le discours narratif n'est pas une forme neutre dont la fonction est la représentation du monde extérieur, mais plutôt une activité qui se développe selon des choix d'ordre ontologique et épistémologique qui ont des implications idéologiques. Je maintiendrai que l'écriture de ces auteurs soulève des questions concernant la légitimité du discours colonial et son incapacité à signifier la subjectivité du subalterne. Ces questions s'inscrivent dans le cadre d'une tentative de redéfinir l'histoire et la culture de leurs sociétés d'origine. Cette redéfinition consiste à briser les barrières séparant la fiction et l'histoire en faisant recours à une écriture métafictionnelle où on a une cohabitation des genres.
Malgré la nature multisensorielle de ses composantes, le cinéma est presque toujours envisagé comme un art essentiellement visuel. Quelle est dès lors l'importance de la composante verbale ? Quelle est la fonction du dialogue, au-delà de la pure et simple transmission d'informations, apparemment redondantes d'ailleurs, s'il est vrai qu'une image vaut mille mots ? A partir des cadres analytiques et méthodologiques développés en analyse interactionnelle, l'auteur essaie de répondre à ces questions en les appliquant à l'étude d'un corpus de films d'Eric Rohmer. Divisée en trois grandes sections (dire, redire et ne pas dire), l'oeuvre analyse le comportement interactionnel des personnages en termes d'informativité, d'exhaustivité et de véracité, ainsi que les répercussions d'un tel comportement sur la construction du savoir spectatoriel : une approche qui, faisant converger des outils linguistiques et narratologiques, montre sous un nouveau jour une dimension souvent négligée des études filmiques.
Cet ouvrage a pour objectif d'interroger en profondeur la manière avec laquelle, historiquement, les philosophes ont "pratiqué l'image dans le concept" . Les auteurs s'interrogent sur le recours à la visualité et à la métaphore dans l'élaboration des schèmes philosophiques à travers l'histoire de la philosophie et les rapports que cette dernière entend tisser avec l'histoire du monde. On tâche de cerner les raisons que les philosophes ont pu avoir de mobiliser ou au contraire de rejeter cet opérateur conceptuel, d'assumer sa performativité ou bien de déplorer son caractère résiduel et résistant à toute systématisation de la rationalité. L'ouvrage cherche ainsi à dégager quelques figures centrales du nouage que les philosophes ne cessent d'opérer au sein du chiasme reliant la construction philosophique de l'image et la constitution de la pensée par l'image. Platon, saint Augustin, Descartes, Spinoza, Kant, Fichte, Schelling, Nietzsche, Bergson, Bachelard, Wittgenstein, Fink, Sartre, Merleau-Ponty, Castoriadis, Simondon et Deleuze sont les auteurs privilégiés dans cet ensemble.
Voici enfin les oeuvres poétiques de 1989 à 2015 de Giovanna. Poète et peintre flamboyante, admirée de quelques-uns des plus grands poètes et peintres du siècle, de Henri Michaux à François Rouan et Pierre Alechinsky, aux côtés d'Hervé Télémaque, de Gherasim Luca et du dernier groupe surréaliste, elle peut enfin être lue et relue, et nous aider à porter le regard le plus juste, le plus fabuleux et le plus caustique sur le monde. L'esprit d'invention extraordinaire de Giovanna n'aurait sans doute pas été à ce point libéré si elle n'avait pas goûté au fruit du surréalisme. Aujourd'hui nous pouvons, à notre tour, goûter ses textes sans nous reporter à quelque histoire que ce soit. Car cette oeuvre existe, comme existe l'oeuvre des plus grands humoristes noirs, de Jonathan Swift à Leonora Carrington. Pour Giovanna, " la poésie c'est changer la couleur de la matière grise ". Giovanna présente ici ses oeuvres dans un poème-manifeste inédit, et elles sont préfacées par Jacqueline Chénieux de sa voix à la fois critique et personnelle.