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Image et philosophie
Dumont Augustin;Wiame Aline
PETER LANG
54,00 €
Épuisé
EAN :9782875742025
Cet ouvrage a pour objectif d'interroger en profondeur la manière avec laquelle, historiquement, les philosophes ont "pratiqué l'image dans le concept" . Les auteurs s'interrogent sur le recours à la visualité et à la métaphore dans l'élaboration des schèmes philosophiques à travers l'histoire de la philosophie et les rapports que cette dernière entend tisser avec l'histoire du monde. On tâche de cerner les raisons que les philosophes ont pu avoir de mobiliser ou au contraire de rejeter cet opérateur conceptuel, d'assumer sa performativité ou bien de déplorer son caractère résiduel et résistant à toute systématisation de la rationalité. L'ouvrage cherche ainsi à dégager quelques figures centrales du nouage que les philosophes ne cessent d'opérer au sein du chiasme reliant la construction philosophique de l'image et la constitution de la pensée par l'image. Platon, saint Augustin, Descartes, Spinoza, Kant, Fichte, Schelling, Nietzsche, Bergson, Bachelard, Wittgenstein, Fink, Sartre, Merleau-Ponty, Castoriadis, Simondon et Deleuze sont les auteurs privilégiés dans cet ensemble.
Introduite par Thomas More en 1516, la notion d'utopie a rapidement pénétré le champ de la littérature et de la philosophie. La double apparition de la problématique de l'utopie dans l'univers de la fiction et dans celui de la réflexion philosophique n'a toutefois été accompagnée d'aucune promotion à proprement parler. En effet, la référence à l'utopie a suscité, de la part des philosophes modernes et contemporains, davantage de réserve que d'adhésion. Il n'est pas exagéré de dire qu'une telle notion continue de faire difficulté aujourd'hui, cinq siècles après la publication, par More, de sa fameuse Utopia. Ce volume collectif se propose d'ouvrir à nouveau le dossier problématique de l'utopie. A cette occasion, l'on propose de revisiter quelques moments essentiels de l'histoire de la philosophie au cours desquels ont été façonnés les outils qui nous ont permis et nous permettent encore d'interroger notre rapport au "possible". Le contexte de crise généralisée que l'on traverse aujourd'hui (bouleversements climatiques et environnementaux, remise en cause de la démocratie représentative, retour des fascismes, panne des systèmes éducatifs, crise du libre-échange, crise des religions, etc.) invite de manière plus pressante que jamais à revisiter l'utopie, un concept forgé à l'époque renaissante à partir du grec ou-topos, "ce qui est sans lieu", précisément dans le contexte d'une crise profonde et systémique : ébranlement des certitudes médiévales par la découverte de l'Amérique, conflits sanglants entre catholiques et protestants, bouleversements artistiques, émergence d'un sentiment d'impuissance devant l'exercice du pouvoir politique, etc. Ce rapport entre la crise du sens, à la fois individuelle et propre au vivre-ensemble, et la nécessité de se projeter dans un avenir susceptible de rouvrir du possible, est très précisément ce que le concept d'utopie a jadis voulu problématiser. Il ne s'est donc pas naïvement proposé comme "solution" à la crise, voire comme simple pansement idéologique, contrairement à ce que suggère l'image d'Epinal.
La dynamique contemporaine de la population mondiale présente des caractéristiques totalement inédites et le XXIe siècle connaît des changements fondamentaux par rapport aux évolutions démographiques du précédent. La croissance antérieure due à la transition démographique laisse la place à un ralentissement, parfois très rapide, même dans certains pays d'Afrique. L'Europe, enregistre un accroissement négatif jamais constaté depuis sept siècles. La répartition spatiale des populations devient de plus en plus inégale. L'urbanisation profite d'abord aux métropoles multimillionnaires. Les migrations se diversifient. Le vieillissement s'annonce comme le phénomène majeur du futur. Ces différents processus varient considérablement. Aussi l'auteur propose-t-il une approche géographique fine, partant d'un constat planétaire pour examiner les traits multiformes des identités démographiques des continents, des sous-continents et des pays. Ce livre montre la variété des évolutions et des différences spatiales pour le mouvement naturel comme pour le mouvement migratoire. Il satisfait ainsi à deux objectifs : la connaissance des étapes de la croissance humaine et de l'occupation des divers territoires de la planète ; la compréhension des variations dans l'espace et dans le temps des rythmes démographiques. De nombreuses figures et cartes, incluant les plus récentes données, et un index géographique accompagnent cette analyse détaillée des populations du monde.
Ce volume réunit douze études de cas : des vies d'architectes européens, écrites par des historiens de l'art et de l'architecture allemands, espagnols, français, italiens, russes, suédois. Il s'agit d'architectes qui, nés et éduqués dans une culture, héritiers d'une ou plusieurs traditions nationales, ont travaillé à l'étranger, au sein d'une autre culture, en y apportant des éléments nouveaux. Ou encore de ceux qui vécurent leurs années de voyage comme une véritable expatriation. Ces architectes transfuges, cosmopolites, créateurs de confusions stylistiques qui posent tant de problèmes aux historiens de l'art et rompent les schémas des écoles nationales, furent en grande partie responsables de la création de l'Europe architecturale, architecturée et architecturante bien au-delà de ses propres limites. L'existence de cette "Europe architecturale" est l'hypothèse générale proposée ici. L'européanité de ces architectes italo-français ou italo-russe, franco-suédois ou hispano-mexicain, fut tantôt délibérée, exigée par le commanditaire ou la communauté d'accueil, tantôt une conséquence de leur vie comme ensemble de circonstances. Telle une réaction au besoin d'adaptation, cette dernière, complète ou partielle, a souvent donné lieu à une création inédite. Comment étudier, comprendre, décrire, classer leurs oeuvres ? Pourrions-nous, en nous fondant sur ces cas, ébaucher une nouvelle histoire de l'architecture européenne ?
Le présent ouvrage s'intéresse aux archives de l'oeuvre de romanciers ou d'illustrateurs en littérature pour la jeunesse, démarche assez neuve dans ce domaine des études littéraires. L'approche proposée recourt à l'analyse des sources, des témoignages d'auteurs, à l'étude de la genèse du texte ou des images. Il s'agit donc de produire une compréhension des oeuvres en s'attachant à leur fabrique. Le travail de documentation de l'écrivain, la variété de ses sources - matérielles ou non, les avants-textes dans leur rapport à l'oeuvre éditée, portent la trace du projet d'auteur. Les différents travaux réunis tendent ainsi à dévoiler tout ou partie du processus de création artistique, dans sa complexité, dans sa variété et apportent un éclairage nouveau sur le sens des oeuvres considérées.
Résumé : Nous possédons des connaissances, nous obtenons des résultats scolaires, des diplômes ... Mais cela nous permet-il pour autant d'agir dans les situations concrètes qui nous sont proposées dans toute leur diversité, du diagnostic médical à la dissertation, en passant par le problème mathématique ou l'évaluation d'un projet ? Cet ouvrage évoque le déroulement et les résultats d'une recherche tout à fait originale autour de la question : qu'est-ce qui fait que nous sommes compétents ? Qu'est-ce qui fait que nous pouvons agir concrètement pour traiter des situations qui requièrent bien plus que des connaissances ? Elle démonte ces mécanismes inscrits au fond de nous et montre le rôle que jouent respectivement des facteurs cognitifs et émotionnels dans notre capacité à traiter des situations complexes. Etablis à partir d'une base de données de plus de 11 000 personnes, en provenance de 8 pays, sur 3 continents et dans 4 régimes linguistiques différents, les résultats de la recherche font apparaître des résultats parfois saisissants sur ce qui caractérise le potentiel à agir à différents âges, selon le genre, selon les cultures, selon les domaines de compétences. De manière concrète, elle offre - à partir d'une série de questions à choix multiples (QCM) - la possibilité de déterminer de façon très précise les forces et les faiblesses de chacun(e) en matière de passage à l'action, aussi bien sur le plan émotionnel que cognitif, et pose ainsi les bases de pistes ciblées d'amélioration du potentiel de chacun.
Democracy is not merely a political and legal system ; it depends on social and economic commitments as well. Democracy is not only realized through elections ; it requires civic participation through permanent dialogue. This volume addresses this central, yet often overlooked, issue in a series of essays by renowned scholars from Europe and the United States, reviving a concept that dates back to the foundation of the European Union : social dialogue as a fundamental part of the construction of the union. Having neglected the social dimensions of its institutions, the European Union is currently in deep crisis. European democracy is confronted with a radical new situation and new definitions of work and family, as well as of growth and economic achievement, must be embedded in European public policy. The contributors to this book identify social and civil dialogue as key institutional processes that will help overcome the current crisis. Civic participation can no longer be limited to representative institutions as we know them ; a new combination of deliberation, bargaining and social experimentation is required. This book maps out the complexity of this vital issue and its implications for the future of the European democratic project.