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Littérature de jeunesse
Clermont Philippe
PETER LANG
45,00 €
Épuisé
EAN :9783631676943
Le présent ouvrage s'intéresse aux archives de l'oeuvre de romanciers ou d'illustrateurs en littérature pour la jeunesse, démarche assez neuve dans ce domaine des études littéraires. L'approche proposée recourt à l'analyse des sources, des témoignages d'auteurs, à l'étude de la genèse du texte ou des images. Il s'agit donc de produire une compréhension des oeuvres en s'attachant à leur fabrique. Le travail de documentation de l'écrivain, la variété de ses sources - matérielles ou non, les avants-textes dans leur rapport à l'oeuvre éditée, portent la trace du projet d'auteur. Les différents travaux réunis tendent ainsi à dévoiler tout ou partie du processus de création artistique, dans sa complexité, dans sa variété et apportent un éclairage nouveau sur le sens des oeuvres considérées.
A la fois genre littéraire et registre esthétique, la SF a été depuis les années 1980 le théâtre de changements notables. Sur le plan interne, sa thématique propre a évolué, son langage c'est diversifié, de nouveaux sous-genres sont apparus. Sur le plan externe, tandis que l'imaginaire scientifique se modifiait, la SF a multiplié les échanges avec les autres genres littéraires et s'est affirmée davantage dans les différentes formes d'art - en particulier les arts visuels.Sachant qu'elle s'est toujours attachée à rénover les images et les mythes anciens, mais aussi à en créer de nouveaux, plusieurs questions se posent: dans quelle direction s'est orienté l'imaginaire collectif? Comment a évolué celui des auteurs? En quoi les modes d'expression ont-ils changé? Dans une perspective comparatiste (mais pas exclusivement) et sur une période allant de 1980 à 2005, le colloque a exploré ces questions selon trois axes et les pistes correspondantes: 1 - Représentations: apparition d'imaginaires nouveaux; influence des nouvelles technologies sur les représentations littéraires; SF et sciences actuelles; évolution des univers d'auteurs; expansion de la SF pour la jeunessse.2 - Transgressions: métafictions en SF; écriture à la frontière des genres; remise en question du genre lui-même; littérature et arts visuels explorant les limites de leur langage.3 - Transpositions: glissement d'une oeuvre entre la littérature, le cinéma, la bande dessinée, la peinture, etc; mythes, images et figures revisités.Sont donc ici abordés non seulement la littérature mais aussi les arts visuels (bande dessinée, image fixe, cinéma). Des interventions d'auteurs français et étrangers ainsi que d'éditeurs viennent compléter le dialogue avec les chercheurs.
Résumé : "La première chose que je vis d'elle fut sa cheville, délicate, nerveuse, qu'enserrait la bride d'une sandale bleue..." Cette jeune femme qui descend l'escalier d'un restaurant de Manhattan, élégante, rieuse, assurée, c'est Rebecca Lynch. Werner Zilch, qui l'observe, ne sait pas encore que la jeune artiste est aussi une richissime héritière. Werner n'a pour lui que ses yeux bleus délavés. Son nom étrange. Et une énergie folle : enfant adopté par un couple de la classe moyenne, il rêve de conquérir New-York avec son ami Marcus. Werner poursuit Rebecca, se donne à elle, la prend : leur amour fou les conduit dans la ville en pleine effervescence au temps de Warhol, Patti Smith et Bob Dylan... Jusqu'au jour où Werner est présenté à la mère de Rebecca, Judith, qui s'effondre en voyant son visage. Ainsi se rouvre le dossier douloureux des origines de Werner. Qui Judith a-t-elle reconnue dans ces traits blonds et ces yeux presque gris ? Quels souvenirs hideux cache-t-elle sous ses bracelets d'or ? "Le dernier des nôtres", c'est une histoire d'amour impossible au temps où tout était possible : Rebecca disparaît sans explications ; Werner élève des gratte-ciels flamboyants, et voit ses nuits traversées de rêves incendiaires. L'auteur nous guide avec puissance et émotion dans ces mondes que tout éloigne : l'Amérique libre, joyeuse, insouciante ; l'Allemagne nazie, la destruction de Dresde et les débuts de la guerre froide où Soviétiques et Américains se disputent le génial et sulfureux professeur Von Braun, l'inventeur des missiles V2... Vous qui aimez les femmes et les hommes, les enfants perdus, leurs histoires d'amour et de mort, vous lirez d'un trait ce roman hors du commun. Adélaïde de Clermont-Tonnerre tisse une toile énigmatique, drôle, sensuelle, traversée de personnages inoubliables. Certains glorieux et vrais, d'autres inconnus, admirables et tourmentés... Surtout, vous saurez enfin qui est le dernier des nôtres...
Virat Philippe ; Goujon Philippe ; Clermont-Tonner
Le XVe arrondissement est l'arrondissement plus peuplé de Paris puisqu'il compte près de 250 000 habitants. L'objet de ce dictionnaire est de permettre au lecteur qui se promènera le long de ces voies, de découvrir ce qui fait la richesse de l'arrondissement, tant au plan historique qu'architectural et industriel. De très nombreuses illustrations émaillent le dictionnaire : cartes et plans, dessins ou peintures, photographies anciennes ou reproductions de cartes postales, mais aussi références vers des sources vous permettant de prolonger l'histoire d'une rue qui vous intéresse plus particulièrement.
Le présent ouvrage se propose d'analyser la démarche des surréalistes bruxellois Paul Nougé et René Magritte, qui consiste en la création d' "objets bouleversants" . Cette notion capitale de la pensée, de l'écriture et de l'action de Paul Nougé se trouva également au coeur de l'eshétique de Magritte devenu surréaliste. Il s'appuie sur des textes théoriques de Nougé, mais aussi sur de nombreux textes de Magritte et sur la riche correspondance qu'ils ont entretenue afin de surprendre la façon dont les objets - les plus banals le plus souvent - sont censés provoquer une sensation chez le spectateur et bousculer ainsi ses habitudes. Il s'attarde par conséquent sur plusieurs créations de Magritte, mais analyse également, dans cette perspective, quelques-uns des textes poétiques de Paul Nougé. L'ouvrage s'attache enfin à la question de l'efficacité de cette entreprise, et de sa pertinence à long terme. De subtils et inattendus décalages avec les discours antérieurs à leurs avancées s'y opèrent, et qu'ils intègrent pour les mieux retourner.
Dans ce livre, qui s'inspire en partie du travail de Hayden White, je discuterai la relation entre le discours narratif et la représentation historique et littéraire selon l'approche critique de quatre écrivains contemporains d'expression française, Abdelkebir Khatibi (Maroc), Edouard Glissant (Martinique), Yves Valentin Mudimbé (République Démocratique du Congo) et Assia Djebar (Algérie). Une lecture attentive de leurs oeuvres romanesques et théoriques me suggère que le discours narratif n'est pas une forme neutre dont la fonction est la représentation du monde extérieur, mais plutôt une activité qui se développe selon des choix d'ordre ontologique et épistémologique qui ont des implications idéologiques. Je maintiendrai que l'écriture de ces auteurs soulève des questions concernant la légitimité du discours colonial et son incapacité à signifier la subjectivité du subalterne. Ces questions s'inscrivent dans le cadre d'une tentative de redéfinir l'histoire et la culture de leurs sociétés d'origine. Cette redéfinition consiste à briser les barrières séparant la fiction et l'histoire en faisant recours à une écriture métafictionnelle où on a une cohabitation des genres.
Ce volume réunit douze études de cas : des vies d'architectes européens, écrites par des historiens de l'art et de l'architecture allemands, espagnols, français, italiens, russes, suédois. Il s'agit d'architectes qui, nés et éduqués dans une culture, héritiers d'une ou plusieurs traditions nationales, ont travaillé à l'étranger, au sein d'une autre culture, en y apportant des éléments nouveaux. Ou encore de ceux qui vécurent leurs années de voyage comme une véritable expatriation. Ces architectes transfuges, cosmopolites, créateurs de confusions stylistiques qui posent tant de problèmes aux historiens de l'art et rompent les schémas des écoles nationales, furent en grande partie responsables de la création de l'Europe architecturale, architecturée et architecturante bien au-delà de ses propres limites. L'existence de cette "Europe architecturale" est l'hypothèse générale proposée ici. L'européanité de ces architectes italo-français ou italo-russe, franco-suédois ou hispano-mexicain, fut tantôt délibérée, exigée par le commanditaire ou la communauté d'accueil, tantôt une conséquence de leur vie comme ensemble de circonstances. Telle une réaction au besoin d'adaptation, cette dernière, complète ou partielle, a souvent donné lieu à une création inédite. Comment étudier, comprendre, décrire, classer leurs oeuvres ? Pourrions-nous, en nous fondant sur ces cas, ébaucher une nouvelle histoire de l'architecture européenne ?
Cet ouvrage a pour objectif d'interroger en profondeur la manière avec laquelle, historiquement, les philosophes ont "pratiqué l'image dans le concept" . Les auteurs s'interrogent sur le recours à la visualité et à la métaphore dans l'élaboration des schèmes philosophiques à travers l'histoire de la philosophie et les rapports que cette dernière entend tisser avec l'histoire du monde. On tâche de cerner les raisons que les philosophes ont pu avoir de mobiliser ou au contraire de rejeter cet opérateur conceptuel, d'assumer sa performativité ou bien de déplorer son caractère résiduel et résistant à toute systématisation de la rationalité. L'ouvrage cherche ainsi à dégager quelques figures centrales du nouage que les philosophes ne cessent d'opérer au sein du chiasme reliant la construction philosophique de l'image et la constitution de la pensée par l'image. Platon, saint Augustin, Descartes, Spinoza, Kant, Fichte, Schelling, Nietzsche, Bergson, Bachelard, Wittgenstein, Fink, Sartre, Merleau-Ponty, Castoriadis, Simondon et Deleuze sont les auteurs privilégiés dans cet ensemble.