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Poèmes et Aphorismes (1989-2015)
GIOVANNA
PETER LANG LTD
40,75 €
Épuisé
EAN :9781787075702
Voici enfin les oeuvres poétiques de 1989 à 2015 de Giovanna. Poète et peintre flamboyante, admirée de quelques-uns des plus grands poètes et peintres du siècle, de Henri Michaux à François Rouan et Pierre Alechinsky, aux côtés d'Hervé Télémaque, de Gherasim Luca et du dernier groupe surréaliste, elle peut enfin être lue et relue, et nous aider à porter le regard le plus juste, le plus fabuleux et le plus caustique sur le monde. L'esprit d'invention extraordinaire de Giovanna n'aurait sans doute pas été à ce point libéré si elle n'avait pas goûté au fruit du surréalisme. Aujourd'hui nous pouvons, à notre tour, goûter ses textes sans nous reporter à quelque histoire que ce soit. Car cette oeuvre existe, comme existe l'oeuvre des plus grands humoristes noirs, de Jonathan Swift à Leonora Carrington. Pour Giovanna, " la poésie c'est changer la couleur de la matière grise ". Giovanna présente ici ses oeuvres dans un poème-manifeste inédit, et elles sont préfacées par Jacqueline Chénieux de sa voix à la fois critique et personnelle.
Giovanna Casotto continue, avec toujours plus de plaisir, de se mettre en scène dans ses propres bandes dessinées. Et le résultat est des plus hot! Pour vous mettre l'eau à la bouche, voici ce qu'il se passe dans l'une des nouvelles qui constituent ce nouveau volume: Notre héroïne est chez elle, tranquillement affalée sur son canapé et, en regardant un talk-show à la TV, est séduite par un acteur de films pornos nommé Manolo. Brûlante de désir, elle prend son courage à deux mains, et pénètre pour la première fois de sa vie dans un sex-shop, un peu honteuse, pour louer une cassette de l'étalon en question... Elle ne tarde pas à succomber à ses charmes et commence à se faire plaisir toute seule... Mais voici que le Manolo en question débarque dans son salon et tous deux s'amusent à imiter ce qu'ils voient sur l'écran...La passion a bien troublé la demoiselle, car il ne s'agissait que du voisin qui a profité de la situtation...Toujours est-il que la coquine est depuis devenue une habituée du sex-shop, et elle connaît maintenant la filmographie de Manolo sur le bout des doigts...
De la facticité du monde, de son "jaillissement immotivé" , écrivait Merleau-Ponty, "je ne puis jamais rendre entièrement raison" . Comment s'ouvrir à la diversité et à la complexité des épreuves que nous faisons de notre finitude ? Le désir d'accueillir la pluralité des figures de la finitude anime ici une pratique de l'histoire de la philosophie qui, méthodiquement, met en tension des philosophes dont la réflexion s'inscrit, à des degrés divers, dans l'horizon ou à la limite de la phénoménologie. Comme autant de révélateurs du polymorphisme originaire de l'expérience, Husserl lu par Yvonne Picard et Jacques Derrida, Sartre et Merleau-Ponty, Ricoeur, Henry et Lyotard, sont confrontés autour de la temporalité, de l'inconscient et de l'imaginaire, et, dans le souci de conserver vivantes leurs oppositions, ils sont réciproquement éclairés autant par leurs différences que par leurs convergences.
Giovanna Marini construit depuis plus de quarante ans une ?uvre par bien des aspects unique dans le panorama musical européen. Alliant une formation académique et la connaissance approfondie des pratiques musicales traditionnelles et populaires, la compositrice, mais aussi la chanteuse, la pédagogue et la conteuse, tient un rôle d'exception dans la création contemporaine. Nourrie d'enquêtes sur l'oralité dans les cultures traditionnelles italiennes, son ?uvre propose un nouveau mode de raccontar-cantando, où se mêlent avec une rare liberté d'invention des compositions polyphoniques réfractaires à toute étiquette. Ses engagements politiques, culturels et didactiques ont mené Giovanna Marini à composer une ?uvre considérable, où l'on croise d'extraordinaires chanteurs et musiciens (depuis les traditions religieuses, rurales ou ouvrièresjusqu'aux musiques d'avant-garde, en passant par le jazz, la pop ou le rap), des élèves et des musicologues de grande rigueur, mais aussi tous les cinéastes et metteurs en scène (Pier Paolo Pasolini, Dario Fo, Peter Brook, Pippo Delbono, etc.) pour lesquels elle a écrit. Par ses spectacles et son enseignement, Giovanna Marini a très tôt été reconnue en France, en Suisse et en Belgique, où elle se produit régulièrement avec son Quartetto Vocale. Pour cette formation, elle compose des cantates d'une grande complexité formelle, mais immédiatement accessibles au plus large public et dans lesquelles le chant, les sons et les couleurs vocales extraordinaires ne cessent de faire écho à la réalité contemporaine. C'est cette liberté créatrice que ce livre à plusieurs voix, avec le CD qui l'accompagne, aimerait restituer dans toute son exigence et dans toute sa plénitude.
Ce livre reprend l'essentiel des leçons faites par l'auteur, en 2002, à l'Université libre de Bruxelles, dans le cadre de la chaire Francqui. Prenant acte de la thèse selon laquelle la priorité de l'infini sur le fini nous est devenue étrangère, il interroge la philosophie moderne, de Descartes jusqu'à l'ontologie phénoménologique. Articulant la finitude et la représentation, il discerne trois moments : L'âge de la représentation et de l'infini positif. L'âge de la représentation conjuguée à la finitude sensible. L'âge de la finitude délivrée de la représentation. L'hypothèse qui sert de fil conducteur à ces leçons revient à marquer l'écart qui sépare le point de vue de la critique de la connaissance, y compris sous sa figure phénoménologique, du point de vue de l'ontologie. Corrélativement à ce fini dans l'infini qu'est la connaissance du point de vue de la critique, il paraît nécessaire de penser un infini dans le fini. La critique de la connaissance oppose l'infini au fini comme le penser au connaître, comme les produits illusoires de la subjectivité à la représentation fondée intuitivement. La tâche de l'ontologie serait alors, à l'inverse, de penser l'opposition de l'infini et du fini en tant qu'elle recoupe celle de la chose et de ses représentations.
Que se joue-t-il entre le voyage et la littérature au début du XXe siècle ? Cet ouvrage se penche sur les oeuvres de Blaise Cendrars, de Victor Segalen et d'Albert Londres pour comprendre comment s'articulent le voyage et son écriture autour du motif de l'éclat. Dans ces trois oeuvres, le lien entre soi, le monde et l'autre est profondément remis en question dès qu'il est question de voyage. L'écriture elle-même a tendance à sortir des sentiers battus et menace d'éclatement certaines classifications narratives, linguistiques, génériques et poétiques. Plus encore, les textes étudiés obligent le critique qui veut les suivre à tracer une trajectoire qui lui est propre afin d'étudier de près les directions prises par ces textes en perpétuelle partance. Ce livre propose de s'engager dans cette trajectoire critique et, tout en cheminant, montre la nécessité de penser conjointement voyage et éclatement, voyage et littérature, et suggère une nouvelle lecture des textes considérés.
Ce livre est centré sur un projet de traduction spécifique, celui de rendre en français le roman Southern Steel (1953), de l'Australienne Dymphna Cusack. Grande amie de Miles Franklin, elle se fit le chantre d'une littérature véritablement australienne par ses thèmes et par sa langue. Ce roman, situé à Newcastle en 1942 et peuplé de personnages truculents qui parlent la langue colorée des ouvriers ou des marins, est aussi une peinture acerbe des effets de la guerre sur la ville. A partir d'un tel texte, quelle était la meilleure façon de mener à bien le transfert de langue et de culture ? Comment pouvait-on traduire les spécificités de l'anglais australien et rendre en français les désignateurs de référents culturels ? Ce livre propose une analyse de plusieurs approches de traductologues, en particulier de ceux qui se sont intéressés à la problématique du transfert du culturel, pour tenter de trouver des solutions concrètes qui, loin d'être toujours entièrement satisfaisantes, ont l'avantage de montrer que le traducteur, confronté à l'obligation de choix, doit parfois savoir se distancier de la théorie pour rester au plus près du texte.
A travers la biographie de John Patrick Leonard transparaît une histoire des relations franco-irlandaises au XIXe siècle. Professeur d'anglais dans un collège parisien, il mène une vie honorable et conforme aux normes de la société française. Il utilise habilement les réseaux qu'il s'est constitué dans différents milieux, au sein de l'aristocratie et de la bourgeoisie françaises, du clergé catholique, et des cercles politiques et économiques, pour construire des projets tels que la colonie irlandaise d'Algérie (1869), l'ambulance irlandaise durant le conflit franco-prussien (1870–1871), et la promotion des industries irlandaises dans les Expositions universelles. Parallèlement et dans le plus grand secret, Leonard se lie à de nombreux nationalistes irlandais comme William Smith O'Brien, James Stephens et John O'Leary. Basé sur de nombreuses sources inédites, cet ouvrage offre une nouvelle perspective sur l'histoire irlandaise. Il souligne l'internationalisation de la question irlandaise durant la seconde moitié du XIXe siècle. Ce livre révèle également les liens tissés entre les élites françaises et irlandaises, les activités et les projets de Leonard reposant sur les réseaux sociaux qu'il construit sa vie durant dans différents milieux, en France et en Irlande.
Entre 1905 et 1925 François Mauriac rédigea plus de trois cents articles dans divers journaux et revues littéraires et culturelles, souvent mais pas toujours d'inspiration catholique. Au cours de la même période, il produisit trois recueils de poèmes, huit romans et plusieurs essais. Après une longue introduction critique le volume présente une sélection représentative de ces articles parmi lesquels se trouvent des réflexions philosophiques, des observations politiques et souvent polémiques, des chroniques théâtrales et des comptes-rendus de nombreux romans et de recueils poétiques. L'ensemble constitue un riche commentaire sur le monde culturel, intellectuel et politique de l'époque contemporaine. Déjà se fait entendre la voix de celui qui signera une trentaine d'années plus tard le célèbre bloc-notes dans Le Figaro et L'Express, avec son humour, son ironie, ses éclats de colère et son mépris à peine déguisé mais, en même temps, sa sensibilité caractéristique, son humanisme et des expressions de sa foi profonde.