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La Réincarnation d'Helvetia. Histoire et mémoire des émigrés suisses à Baradero/Argentine (1856-1956
Mauron Christophe
AP FRIBOURG
24,70 €
Épuisé
EAN :9782940715107
Entre 1850 et 1930, plus de 40000 Suisses émigrent en Argentine. Un millier d'entre eux s'installent à Baradero, dans la province de Buenos Aires. Cette colonie agricole, fondée en 1856 par quatre familles fribourgeoises du district de la Veveyse, rassemble vers 1860 des colons d'origine valaisanne, vaudoise, neuchâteloise, bernoise, bâloise, lucernoise et zurichoise. Qu'advient-il des "Fils - et des Filles - de Tell" à 15000 kilomètres du sol natal ? Malgré la distance, les émigrés manifestent un amour peu commun pour la "Mère-Patrie" ; sous l'égide de la Société Suisse de Baradero, fondée en 1892, ils lui vouent un véritable culte. Les manifestations les plus marquantes de cet helvétisme exotique sont le 600e anniversaire de la Confédération (1891), l'inauguration de la Maison Suisse (1899) et la Fête du Grütli (1907). Dès la première moitié du XXe siècle, cependant, l'exaltation de la terre d'accueil prend le pas sur celle de la terre d'origine. Soucieuses de cohésion nationale, les autorités de Buenos Aires encouragent ce processus d'intégration. Ainsi, lors du cinquantenaire (1906) et du centenaire de la colonie (1956), les officiels et la presse présentent les émigrés suisses comme les "fondateurs de la nation". Baradero devient "le Berceau de l'Agriculture Nationale". Le cas particulier de Baradero illustre un phénomène dont l'ampleur reste très largement sous-estimée : l'émigration massive des Suisses au XIXe siècle. Surtout, cette colonie apparaît comme un passionnant laboratoire des identités nationales. Enrôlés tour à tour sous les bannières de l'Helvétie et de l'Argentine, les Suisses de Baradero éprouvent les contradictions de l'émigration, entre patriotisme nostalgique et nécessaire intégration.
Restées catholiques dans un pays à majorité protestante, Fribourg et la Gruyère ont longtemps formé une région où la religion a imprégné tous les aspects du quotidien. De la naissance à la mort, les rites religieux marquent les étapes de la vie. L'espace public est habité par la religion : ses symboles sont présents sur les maisons (IHS, Marie, crucifix), et des marques de piété se dressent partout dans le paysage. De nombreux objets protecteurs sont utilisés, ils sont notamment ramenés de pèlerinages lointains ou de sanctuaires régionaux. Cet artisanat populaire remonte au Moyen Age ; dès cette époque, des artistes, souvent étrangers, circulent en pays fribourgeois et façonnent les représentations religieuses. Durant la Contre-Réforme, des artistes régionaux prennent le relais et développent l'art baroque, accordant une large place aux saints et aux reliques. Aux XIXe et XXe siècles, face à la modernité, l'Eglise catholique érige sa contre-culture, avec ses propres réseaux et associations religieuses, sportives et culturelles. C'est probablement l'abbé Bovet qui symbolise le mieux ce mouvement, de par l'empreinte qu'il a laissée dans la vie musicale. Il a formé prêtres et instituteurs, et organisé les Céciliennes ; avec ses chansons traditionnelles, il rassure un pays en changement. Longtemps, le calendrier annuel a été structuré par les fêtes religieuses. Actuellement, leur nombre diminue et elles se manifestent surtout par leurs éléments festifs publics et profanes, à l'exemple de la Saint-Nicolas ou de la Bénichon.
Résumé : Un vieil infirme fatigué traverse le village à bicyclette pour rejoindre son ami de toujours à l'ombre d'un vieux chêne. Henri Rozès se remémore son enfance, les déménagements successifs et enfin la mobilisation pour le front dans cette seconde guerre mondiale meurtrière. Mais avant de prendre son quart, en guise de préambule à l'horreur, il doit traverser une pluie de fer et de sang...
Mauron Christophe ; Crispini Nicolas ; Dutoit Chri
En 2002, les conservateurs du Musée gruérien de Bulle (Suisse) découvrent une mallette en bois vernis dans le fonds du photographe Simon Glasson (1882-1960). A l'intérieur, 242 plaques en verre. Des photographies en couleurs prises en Suisse, particulièrement en Gruyère, entre 1914 et 1938. Des images précieuses et rares, oubliées depuis des décennies. Le procédé utilisé, l'autochrome, est une technique de photographie positive en couleurs commercialisée dès 1907 par les frères Auguste et Louis Lumière, les inventeurs du cinéma. Cet ouvrage raconte les débuts de la photographie couleur en Suisse sur la base de recherches menées dans plus de trente collections publiques et privées. Laissez-vous émouvoir par des vues pittoresques de Gruyères, de Chillon, du lac Léman, de Zermatt et des chutes du Rhin. Partez sur les pas des opérateurs des Archives de la Planète, le projet du banquier français Albert Kahn, qui réalisent plus de 1 600 clichés en Suisse dès 1911. Découvrez les motivations des auteurs de l'époque, entre respect de la tradition picturale et conservation du patrimoine. Là réside tout le paradoxe de l'autochrome : une technique nouvelle mise au service d'une vision ancienne.
De la Gruyère, on retient souvent l'image d'une région rurale attachée à ses traditions, d'un paysage pittoresque propice à l'évasion. Une Suisse de carte postale en quelque sorte, attachante et rassurante. Si l'image possède sa part de vérité, l'histoire de la région se révèle à la fois plus animée et plus intéressante ; on y découvre des comtes de Gruyère tiraillés entre la Savoie et la Confédération helvétique ; des fromagers qui exportent leurs produits jusqu'aux Indes ; des bourgeois de Bulle en lutte contre les patriciens de Fribourg ; des pionniers de l'industrie attirés par une main d'oeuvre bon marché ; des campagnards qui s'imaginent citadins et des citadins qui se rêvent campagnards ; des armaillis qui se transforment parfois en marque de fabrique... C'est à une relecture d'un pan important de l'histoire de la Suisse romande que vous convient les cinquante auteurs de La Gruyère dans le miroir de son patrimoine. L'ouvrage accompagne la transformation du musée. Le format de magazine offre une lecture agréable, mettant en valeur la qualité des illustrations qui présentent les collections exceptionnelles du musée. Les articles concis, rédigés par des auteurs de talent, encouragent la découverte et la compréhension. Les cinq catalogues et le DVD peuvent être acquis séparément ou réunis dans un coffret particulièrement avantageux. Préfaces de François Walter.
Au cours des années 1930 et sous l'impulsion des régimes totalitaires, la fonction du sport et des compétitions internationales est fondamentalement changée. Les activités physiques sont alors mises au service de la cause nationale. Désormais, les athlètes courent, nagent et luttent pour affirmer la vigueur et la puissance de leur peuple. Par l'entremise des maîtres à penser de la propagande nazie, les Jeux de Berlin constituent le point d'orgue de ce processus. Les Suisses ne sont pas en marge, les champions helvétiques étant progressivement chargés par les Autorités fédérales de défendre l'image de marque de la nation lors des Jeux Olympiques. Parallèlement, l'indignation est grande auprès des opposants, déterminés à se saisir de l'occasion pour marquer avec force leur rejet de la politique nauséabonde du IIIe Reich. Dès lors, l'enjeu est clair : la Confédération doit-elle soutenir financièrement l'équipe olympique suisse envoyée aux Jeux de Garmisch, puis de Berlin ? Débats parlementaires houleux, pressions nazies, incidents diplomatiques émaillent la controverse passionnante que retrace le livre de Christian Favre. L'étude se concentre ainsi sur la lutte qui oppose le Comité olympique suisse, fervent partisan des olympiades, à la Fédération ouvrière suisse de gymnastique et du sport, fer de lance du mouvement international de boycott des Jeux au sein de la Confédération. A partir de cette confrontation, l'ouvrage met également à jour les nombreuses réactions que les " Olympiades hitlériennes " ont suscitées en Suisse. Il porte un regard inédit sur l'attitude du pays face à la montée en puissance inquiétante de l'Allemagne nazie, et permet ainsi d'approfondir la réflexion sur l'attitude controversée de la Confédération durant la Deuxième Guerre mondiale, tout particulièrement dans ses relations avec le IIIe Reich.
La Ligue marxiste révolutionnaire est intimement liée aux contestations politiques suisses des années 1970 et son organe, La Brèche, a marqué par ses écrits mordants toute une génération, membres ou non de la LMR. Grâce à des archives inédites de militants de la première heure, ce travail permet de reconstituer le processus de contestation au sein du POP vaudois qui mènera à la création de la LMR en automne 1969. Cette enquête palpitante retrace également les origines des sections en Suisse romande et au Tessin et analyse les structures et le fonctionnement de l'organisation trotskiste. La politique d'information et de publications de la LMR est abordée par une étude systématique de La Brèche qui souligne, non sans quelques surprises, l'évolution de certains thèmes sensibles (antimilitarisme, féminisme, écologie). Cette analyse fournit également des données extrêmement riches sur la vie et la stratégie de l'organisation, prise aux confluents de la réalité suisse et des contingences idéologiques. Dans la dernière partie de son ouvrage et sur la base d'une vingtaine d'interviews, Benoît Challand propose une lecture originale de la vie militante au sein de la LMR. Recrutement, qualité de la formation politique, flux et reflux des sections, succession d'une première et deuxième générations de membres, surcharges militantes, actions clandestines : autant de thèmes abordés ici qui jettent une nouvelle lumière sur cette organisation souvent entourée d'un halo de mystère. Le souci constant de comprendre et de faire comprendre la vie interne de la LMR est peut-être le trait le plus novateur de cette recherche. L'ouvrage, rédigé dans un style vif et concis, ouvre de nouvelles perspectives sur l'histoire du temps présent et espère susciter un écho dans d'autres études consacrées aux mouvements politiques organisés dans la Suisse contemporaine.
Le personnalisme de Maritain met l'accent sur le caractère communautaire de l'humanisme. L'homme s'accomplit au moment où il se donne à soi-même et aux autres. Ces deux dimensions du don sont constitutives pour que l'homme s'épanouisse intégralement et pleinement : le don à l'égard de soi-même (la surexistence en connaissance et en amour) et le don à l'égard des autres (le service du bien commun).
Le coucher de soleil est un classique des cartes postales. Mais pourquoi choisir une scène qui indique un déclin, un achèvement ? Parce que le spectacle émeut. Le soleil teinte le ciel une dernière fois, dans un mélange audacieux de couleurs. Il nous irradie avec ses rayons affaiblis, avant de céder la place à la nuit et à son immensité. Ainsi, la personne souffrant de la maladie d'Alzheimer quitte le monde de l'efficacité, de la rentabilité, de la promptitude, de la maîtrise. Mais elle se rapproche d'autres trésors : le silence, la fragilité, l'abandon confiant, la simplicité. Ce dépouillement imposé pourra enrichir son entourage, qui apprendra peut-être la patience, la persévérance, la générosité, la gratuité. La réalité qui s'impose au malade et à ses proches est celle d'une vie définitivement passée. C'est aussi celle de l'émergence d'une nouvelle vie. Pleine de sens cachés, réservée, plus obscure, cette vie rayonne également, à sa manière. Différente, déstabilisante, elle nous déconcerte et nous remet en question. Elle suscite parfois la déception et la nostalgie, dans son irréversibilité. Elle n'en demeure pas moins belle, marquante, émouvante et décisive. Comme toute vie, en somme. C'est ce que montreront des expériences et des témoignages (1re section), des études plus philosophiques et théologiques (2e section), et des réflexions plus personnelles (3e section et conclusion).