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Repères pour résister à l'idéologie dominante. Tome 2
Mauger Gérard
CROQUANT
18,00 €
Épuisé
EAN :9782365121736
C?es repères pour résister à l'idéologie dominante transgressent les interdits récemment réactivés par divers rappels à l'ordre politiques et académiques. Ils s'ingénient, en effet, à découvrir des "excuses sociologiques" aux "inexcusables" : qu'il s'agisse de s'interroger sur la sociogenèse des trajectoires djihadistes ou de tenter de rendre compte du vote FN d'une fraction des classes populaires. Ils s'efforcent de mettre en évidence divers procédés de légitimation d'inégalités "obscènes" : comme la célébration des "talents". Ils mettent en évidence la division du travail discursif sur l'Union Européenne entre philosophes "à façon" et économistes "à gages". Ils s'emploient à clarifier l'usage de catégories routinières (comme l'opposition "droite/gauche" ou la notion galvaudée de "populisme"), à dissiper le brouillage d'un champ politique devenu illisible et à rappeler les leçons de l'expérience grecque à ceux qui rêvent d'une "autre Europe". Bien qu'ils s'imposent un double devoir de "réflexivité" et de "scientificité", ces repères qui mettent les ressources de la sociologie au service de ce genre de transgressions, s'exposent sans doute ainsi à réveiller toutes les formes d'anti-intellectualisme que suscite "l'engagement sociologique". Pourtant, comme disait Durkheim, "la sociologie ne vaudrait pas une heure de peine si elle ne devait avoir qu'un intérêt spéculatif .
Novembre 2005 : parallèlement à l'émeute où s'affrontent " jeunes des cités " et policiers, se déroute une " émeute de papier " où se confrontent représentations hostiles ou favorables aux émeutiers : reportages et éditoriaux des journalistes, déclarations des hommes politiques, interprétations contradictoires des intellectuels. Cette émeute de papier fait évidemment partie de l'émeute. Pour rendre compte de l'événement, il s'agit donc d'établir à la fois une version contrôlée des faits - ce qui s'est passé dans tes banlieues - un répertoire raisonné des prises de position - ce qui s'est passé sur la scène médiatique, politique, intellectuelle - et de confronter les interprétations proposées aux faits établis. Si l'on renonce à des énoncés plus proches de l'exhortation ou de la dénonciation que de la description, force est de constater qu'au regard du répertoire d'action politique institutionnalisé, l'émeute de novembre 2oo5 s'apparente évidemment plus à une révolte " protopolitique " qu'à un mouvement social organisé.
Aux lendemains de la disparition de Pierre Bourdieu, une soixantaine de chercheurs en sciences sociales, d'artistes, d'écrivains, hommes et femmes de différentes générations, en France, en Europe et dans le monde entier, ont accepté d'évoquer leur " rencontre avec Pierre Bourdieu " : l'homme et/ou l'œuvre. Pour les uns, le souvenir de cette rencontre a donné lieu à un portrait : du " prof de philo " à Moulins au professeur au Collège de France, de l'ethnologue au statisticien, de l'homme de terrain au théoricien, du savant au politique. Pour d'autres, de différentes générations, le récit de la rencontre - à la fois portrait et autoportrait - est d'abord celui d'un apprentissage du métier de sociologue. Les témoignages des quatre coins du monde permettent de rendre compte des " effets " extrêmement divers d'un pays à l'autre, d'une discipline à l'autre, d'une œuvre internationalement consacrée dans le champ des sciences sociales. Une dernière série de témoignages met en évidence l'impact d'une œuvre protéiforme, dans diverses disciplines - de la philosophie à l'ethnologie, de l'économie à la littérature - et dans différents domaines de la vie sociale - de la vie politique à la vie artistique.
Il fut un temps qui n'est pas si lointain où " la classe ouvrière " était créditée d'un rôle messianique par les uns, d'épouvantail par les autres. Son éclipse consécutive à celle, intellectuelle et politique, du marxisme, à l'effondrement du socialisme " réellement existant ", à la désindustrialisation massive, etc. , a pu sembler emporter avec elle les rapports de domination et les inégalités sous toutes leurs formes dans une société désormais " moyennisée " et/ou " individualisée ". La montée du chômage et de la précarité, le retour de " l'insécurité sociale ", le creusement des inégalités, etc. , ont fait que, depuis la fin des années 1990, on s'est avisé chez les sociologues, les journalistes et les politiques que " les classes populaires " ne sont pas pour autant disparues avec " la classe ouvrière ". Certes, les classes populaires ne sont pas ce que la classe ouvrière n'a jamais été ailleurs que dans l'imagination des intellectuels. En mobilisant les très nombreuses enquêtes désormais disponibles, il s'agira dans ce dossier de cerner " ce que populaire veut dire ", de s'interroger sur le rassemblement des ouvriers et des employés sous le même label, d'étudier les multiples clivages qui traversent les classes populaires, de se demander comment elles se reproduisent et comment on s'en échappe, de reposer la question de " la culture populaire ".
Comment et pourquoi distinguer la "délinquance" de la "déviance", la "délinquance juvénile" de la délinquance, la délinquance des jeunes des classes populaires de la délinquance juvénile? Répondre à ces questions, c'est d'abord construire l'objet de la sociologie de la délinquance juvénile. Dans une perspective délibérément cumulative, ce livre propose ensuite une sorte d'inventaire raisonné des schèmes d'interprétation "utiles" empruntés aux diverses théories sociologiques, pour l'essentiel anglo-saxonnes. Il permet de présenter, à partir des enquêtes disponibles, une analyse sociologique de la délinquance des jeunes des classes populaires en France en distinguant deux configurations successives depuis la fin des années 1950. La première, associée aux stéréotypes médiatiques des "blousons noirs" puis des "loubards", correspond à la période qui s'étend de la fin des années 1950 à la fin des années 1970. La seconde, associée à la figure médiatique des "jeunes des cités", apparaît au début des années 1980 et perdure jusqu'à aujourd'hui.
Lorsqu'en septembre 2015, Donald Trump, promoteur immobilier américain haut en couleur, présenta sa candidature à la primaire de l'élection présidentielle de novembre 2016 du côté républicain, très peu furent ceux qui prirent la chose au sérieux. Oui sans doute, Trump était une vedette de la télé-réalité, où ses interventions tonitruantes faisaient pouffer, mais président des Etats-Unis ? Allons donc ! Le Parti républicain se gaussait. Mais il dut très vite déchanter : le bouffon caracolait en tête. Pour Trump, tous les coups étaient permis. Suggérer que le père d'un rival avait trempé dans l'assassinat de Kennedy ? Pourquoi pas ? Il s'agissait de l'emporter et le reste comptait pour peu : les pires habitudes des milieux d'affaires furent ainsi importées dans la sphère du politique. Trump ne l'emporta pas au suffrage universel, mais bien dans le système à deux niveaux d'une élection présidentielle américaine, avec le bénéfice certainement du petit coup de pouce que lui apportèrent diverses officines liées à l'extrême-droite américaine ou dont le siège se trouvait à Saint-Pétersbourg. La victoire de Trump plongea le monde dans la stupeur. La période couverte dans ce premier tome, qui va de la candidature de Trump à la veille de l'inculpation de Michael Cohen, son avocat personnel, est celle de cette stupeur initiale. Les tomes 2 et 3 couvriront la suite : les épisodes d'une chute devenant de jour en jour plus prévisible.
Que se passe-t-il en Algérie depuis une année ? De quelle nature est le mouvement populaire (Hirak) qui a surgi le 22 février 2019 ? Quelles sont les contradictions qui le traversent ? Quelles sont les raisons immédiates qui ont causé son apparition et quelles en sont les origines profondes ? Qu'a-t-il obtenu et que lui reste-t-il a conquérir ? Quels effets a-t-il produits sur le pouvoir et la société ? Comment a évolué le rapport de force entre les protagonistes ? Quels sont les principaux enjeux politiques actuels ? Le régime libéral autoritaire qui a imposé Abdelmadjid Tebboune à la tête du pays veut-il et peut-il se contenter de ravaler sa façade démocratique ? Le Hirak peut-il lui imposer une transition démocratique ? Celle-ci passera-t-elle par l'élection d'une Assemblée constituante ? Le combat du Hirak ménera-t-il a une démocratie parlementaire ultralibérale insérée en position dominée dans la globalisation capitaliste mondiale et dans l'ordre impérialiste régional ? Ou à une démocratie souveraine, non alignée, populaire et sociale ? Telles sont les questions que cet ouvrage tente d'éclairer dans le but assumé de contribuer à résoudre cette crise politique au profit des classes populaires.
Face à l'urgence actuelle de changer ce monde. comment lutter et avec qui ? Peut-on se battre comme femme sans trahir sa culture ? Comment s'organiser simultanément en tant que Noir e et prolétaire ? Doit-on vraiment dénoncer à la fois le racisme, le capitalisme et le patriarcat ? Et surtout, quelles solidarités, quelles alliances construire. autour de quels projets ? Imbrication décortique la complexité des identités, des loyautés et des intéréts de chacun-e dans les mouvements sociaux. L'ouvrage présente l'histoire de luttes guerrillères (Salvador), Indiennes-paysannes (mouvement zapatiste au Mexique) ou Noires (Brésil, République Dominicaine, USA). ainsi que les mouvements de femmes, féministes et lesbiennes du continent. Les femmes des Amériques et des Carabes nous tendent un miroir exceptionnel pour mieux comprendre "l'intersectionnalité" à un moment de foisonnement des luttes, parfois déroutant. Partant du quotidien des mouvements pour parvenir à une véritable "science des opprimées", ce livre s'adresse aussi bien au public curieux qu'aux activistes et au monde de la recherche. l
Non l'hôpital public n'est pas mort! Car il soigne toujours, et plutôt bien. L'immense majorité d'entre nous lui voue un attachement fidèle, tous les sondages en témoignent! Un chantier de mise en pièces de l'hôpital, dont les meilleurs morceaux sont promis au privé, est aujourd'hui interdit au public: interdit au secteur public d'y prospérer pour le bien de tous, interdit au citoyen d'y inscrire ses désirs en vertu de la loi d'airain de concepts idéologiques surannés qui ont fait ailleurs la preuve de leur inanité. Dans ce livre, des sociologues, des politistes, des médecins, des économistes, des psychologues sont à son chevet, non pour adoucir sa fin en d'improbables soins palliatifs, mais bien pour réanimer l'énergie nécessaire à tous les acteurs de la santé dans ce pays. Ils vous livrent les clés pour reconstituer le puzzle de la politique aujourd'hui en oeuvre, qui plutôt que guérir l'hôpital d'une maladie dont il souffrirait, hâte sa disparition en lui inoculant le virus sournois et malfaisant du néolibéralisme qui infecte les services publics. Cet ouvrage est dédié à chacun d'entre nous, décidé à sauver ce qui a été, est, ou sera une étape de notre destin.