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La sociologie de la délinquance juvénile
Mauger Gérard
LA DECOUVERTE
11,00 €
Épuisé
EAN :9782707149718
Comment et pourquoi distinguer la "délinquance" de la "déviance", la "délinquance juvénile" de la délinquance, la délinquance des jeunes des classes populaires de la délinquance juvénile? Répondre à ces questions, c'est d'abord construire l'objet de la sociologie de la délinquance juvénile. Dans une perspective délibérément cumulative, ce livre propose ensuite une sorte d'inventaire raisonné des schèmes d'interprétation "utiles" empruntés aux diverses théories sociologiques, pour l'essentiel anglo-saxonnes. Il permet de présenter, à partir des enquêtes disponibles, une analyse sociologique de la délinquance des jeunes des classes populaires en France en distinguant deux configurations successives depuis la fin des années 1950. La première, associée aux stéréotypes médiatiques des "blousons noirs" puis des "loubards", correspond à la période qui s'étend de la fin des années 1950 à la fin des années 1970. La seconde, associée à la figure médiatique des "jeunes des cités", apparaît au début des années 1980 et perdure jusqu'à aujourd'hui.
La sociologie des classes sociales se réduit le plus souvent à des controverses théorico-politiques. Un des attraits de La Distinction de Pierre Bourdieu résidait dans la description et l'analyse qu'il proposait des classes sociales en France à la fin des années 1970. L'ambition de ce livre est d'établir une carte actualisée de la société française contemporaine et d'analyser les principaux mécanismes de son fonctionnement. Dans cette perspective, il mobilise la boîte à outils conceptuels disponibles de Marx à Bourdieu en les confrontant aux enquêtes statistiques et ethnographiques les plus récentes (mais parfois lacunaires). Il se propose ainsi d'aider chacun et chacune à se repérer dans l'espace social et à mieux comprendre les rapports qui s'y nouent. Il invite également les sociologues à situer tel ou tel problème qui retient aujourd'hui leur attention dans le contexte où il s'inscrit : la clé de sa compréhension se situe souvent, en effet, dans le contexte des classes sociales et de leurs luttes. Virtuellement, il pourrait évidemment rencontrer l'intérêt des politiques et les inciter à la réflexion.
MILITER. LES CONDITIONS SOCIALES DE LA DEMOCRATIE ASSEMBLEISTE. LE PRINTEMPS CHILIEN. POLITIQUE DE LA RUE CONTRE POLITIQUE DES URNES ?. LES OUVRIERS DU "PARTI DES OUVRIERS". CHEMINOTS ET CEGETISTES : S'ENGAGER AU NOM DU COLLECTIF. UN MILITANTISME MUSULMAN
L'émeute" de novembre 2005 a remis sur le devant de la scène politico-médiatique les jeunes des classes populaires et leurs pratiques "déviantes". Comment les expliquer sociologiquement ? En mettant en perspective une double série d'enquêtes ethnographiques séparées par une trentaine d'années, on peut décrire un espace des styles de vie "déviants" structuré par trois pôles - "le monde des bandes", "le milieu" et "la bohème populaire" - et analyser les permanences et les transformations de cet univers au fil du temps. Les pratiques du monde des bandes ont pour principe unificateur l'affirmation des valeurs de virilité, celles du milieu, le culte de la richesse, celles de la bohème populaire, la bonne volonté culturelle qui, au cours de la seconde moitié des années 1970, trouvait à s'investir dans la "contre-culture". Quels sont les effets de la crise de reproduction qui affecte les classes populaires depuis la deuxième moitié des années 1970, sur ces pratiques "déviantes" ? Si les aspirations culturelles frustrées s'expriment aujourd'hui comme hier dans une "bohème populaire", on peut actuellement y distinguer deux pôles : l'un tourné vers la "culture hip hop", l'autre vers la quête du salut religieux. L'extension du chômage et de la précarisation conduit à la recherche d'alternatives au salariat ("deal" et "bizness"), brouillant les frontières entre le milieu et le monde des bandes. L'ethos viril et l'indignation morale que suscitent les "bavures policières" s'expriment sporadiquement dans les "violences urbaines" : révoltes "proto-politiques" susceptibles de conversion en "expression politique" dans la mesure où elles rencontrent une offre de sens et de réhabilitation symbolique.
Novembre 2005 : parallèlement à l'émeute où s'affrontent " jeunes des cités " et policiers, se déroute une " émeute de papier " où se confrontent représentations hostiles ou favorables aux émeutiers : reportages et éditoriaux des journalistes, déclarations des hommes politiques, interprétations contradictoires des intellectuels. Cette émeute de papier fait évidemment partie de l'émeute. Pour rendre compte de l'événement, il s'agit donc d'établir à la fois une version contrôlée des faits - ce qui s'est passé dans tes banlieues - un répertoire raisonné des prises de position - ce qui s'est passé sur la scène médiatique, politique, intellectuelle - et de confronter les interprétations proposées aux faits établis. Si l'on renonce à des énoncés plus proches de l'exhortation ou de la dénonciation que de la description, force est de constater qu'au regard du répertoire d'action politique institutionnalisé, l'émeute de novembre 2oo5 s'apparente évidemment plus à une révolte " protopolitique " qu'à un mouvement social organisé.
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.
En tant que femmes, nous sommes tous les jours les cibles d'interpellations, de harcèlement, d'agressions verbales, physiques ou sexuelles plus ou moins graves, plus ou moins violentes, au travail, dans l'espace public et privé. Souvent nous ne savons pas comment réagir, comment dire non, et comment faire comprendre que, lorsque nous disons non, c'est non. L'autodéfense pour femmes - qui n'a rien à voir avec du kung-fu -, ce sont tous les petits et grands moyens de se sentir plus fortes, plus sûres de soi et plus aptes à se protéger et à se défendre dans toutes les situations de la vie quotidienne, que ce soit au niveau mental, émotionnel, verbal ou, en dernier recours, physique. Comment reconnaître et prévenir une situation d'agression ? Comment réagir efficacement, savoir se protéger et éviter la violence ? Ce guide pratique propose une série d'astuces simples et faciles pour poser ses limites et se sortir de situations difficiles : identifier le type d'agression et la psychologie de l'agresseur, utiliser et gérer ses émotions, prévenir la violence par la défense verbale et la désescalade du conflit, mobiliser des tactiques de diversion et de fuite, faire jouer la solidarité, savoir où frapper pour faire mal... Contre tous les stéréotypes qui interdisent habituellement aux femmes de prendre leur sécurité en main, il faut apprendre à dire non et oser se défendre.
Narcisses pathologiques mégalomanes, prêts à tout pour réussir, Narcisses vulnérables, hypersensibles à la critique, dissimulant leur désir de toute-puissance derrière une façade d'humilité, les Narcisses sont de tous les fronts et font recette. Pour s'en prémunir, il faut pouvoir les reconnaître : Marie-France Hirigoyen propose ici une grille de lecture explicite et salutaire. Dans un monde toujours plus compétitif, les Narcisse occupent des positions de pouvoir au sein des affaires ou des médias, voire à la tête des Etats. Certains observateurs, confondant narcissisme et confiance en soi, considèrent que le renforcer permettrait d'affronter les maux de l'époque. Pourtant, les " psys " dénoncent régulièrement le rôle désastreux du narcissisme ambiant sur leurs patients : solitude, souffrance au travail, désordres amoureux... Pour comprendre cette réalité paradoxale, Marie-France Hirigoyen propose une enquête détonante nourrie de sa clinique. Elle pointe la confusion entre le narcissisme sain, qui permet d'avoir suffisamment confiance en soi pour s'affirmer, et le narcissisme pathologique consistant à se mettre en avant aux dépens des autres. Elle reprend la genèse de ce concept dans la psychanalyse freudienne, puis dans la psychanalyse américaine, qui l'a transformé en mettant l'accent sur l'" estime de soi " - participant ainsi d'un glissement de sens emblématique. Emaillé de nombreuses études de cas, histoires et récits de vie, ce livre explique ainsi de manière vivante et originale les dérives du monde moderne, où de plus en plus d'individus sont centrés sur eux-mêmes, " scotchés " à leurs écrans, " accros " aux réseaux sociaux pour se valoriser et exister uniquement dans le regard de l'autre. Mais il invite aussi, grâce à un dialogue renouvelé entre psychanalyse et sociologie, à mieux comprendre les traits narcissiques pour contrer l'ascension des Narcisse tout-puissants. Un projet indispensable pour notre avenir commun.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.