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Notes d'un peintre
Matisse Henri
PARIS
15,00 €
Épuisé
EAN :9782846213714
Ce que je poursuis par-dessus tout, c'est l'expression. L'expression, pour moi, ne réside pas dans la passion qui éclatera sur un visage ou qui s'affirmera par un mouvement violent. Elle est dans toute la disposition de mon tableau : la place qu'occupent les corps, les vides qui sont autour d'eux, les proportions, tout cela y a sa part... . J'ai à peindre un corps de femme : d'abord, je lui donne de la grâce, un charme, et il s'agit de lui donner quelque chose de plus. [... ] Le choix de mes couleurs ne repose sur aucune théorie scientifique : il est basé sur l'observation, sur le sentiment, sur l'expérience de ma sensibilité... . Ce qui m'intéresse le plus, ce n'est ni la nature morte, ni le paysage, c'est la figure. C'est elle qui me permet le mieux d'exprimer le sentiment pour ainsi dire religieux que je possède de la vie". Dans un article écrit au début du XXe siècle, Henri Matisse expliquait son art avec clarté et profondeur. A celui-ci est joint un écrit portant sur le dessin - part considérable de l'oeuvre - et d'autres textes où Matisse évoque en beauté l'art et ses héros, sa manière et sa matière.
En 1941, à l'âge de 72 ans, en convalescence après une opération chirurgicale difficile, Henri Matisse accorde une longue interview au critique Pierre Courthion. Le maître y aborde des thèmes nombreux et passionnants : ses premières années à Paris, où il fut l'élève de Gustave Moreau ; ses rapports avec Renoir, Cézanne et Pissarro ; ses collaborations avec Diaghilev et les Ballets russes ; ses voyages ; des réflexions sur son oeuvre et sur sa manière de concevoir et de vivre l'art. Mais après avoir lu les épreuves que Courthion et l'éditeur Albert Skira lui soumettent, Matisse refuse d'autoriser la publication du livre, considérant que son contenu a un caractère trop privé. L'interview disparaît ainsi pendant plus de soixante-dix ans. Grâce aux héritiers de Matisse et au J.P. Getty Trust, le texte original est publié aujourd'hui pour la première fois chez l'éditeur qui le lui avait commandé : une sorte de testament spirituel de Matisse, une confession informelle dans laquelle le grand artiste expose directement sa conception de la peinture, son esthétique de la couleur et les différentes étapes de son itinéraire artistique.
Résumé : Convaincu que la matière d'un peintre était tout entière dans ses toiles, Matisse s'est défendu, sa vie durant, de systématiser sa pensée sur l'art en une doctrine ordonnée. Mais porté par l'événement ou la sympathie, il a livré des réflexions, des remarques, des jugements, sans cesse repris et nuancés, à certains témoins privilégiés de l'élaboration de son oeuvre, et donné à d'autres l'occasion de les enregistrer. On a choisi d'articuler écrits, propos et correspondance en quelques grands chapitres qui se répondent, développant la problématique propre à Matisse et décrivant la courbe solide d'une vie dont l'oeuvre n'a pas subi le déclin. Au-delà de la spontanéité facile, triomphe la volonté d'exploiter et d'exercer avec constance et minutie les ressources d'un art et les possibilités d'un tempérament, dans la seule grande règle que le peintre ait jamais considérée comme absolue : le travail quotidien. " Aucune personne ayant fait quelque chose qui vaille la peine n'a agi autrement. "
Matisse Henri ; Rouault Georges ; Munck Jacqueline
Résumé : Au printemps 2006, la redécouverte par la Fondation Georges Rouault des lettres d'Henri Matisse à Georges Rouault, venant répondre aux lettres de Rouault demeurées classées dans les Archives Henri Matisse, a permis d'éclairer la "vive sympathie d'art" qui lia les deux artistes tout au long de leur vie, depuis leurs débuts dans l'atelier de Gustave Moreau à l'Ecole des Beaux-Arts à Paris, à la fin du XIXe siècle, jusqu'à leur dernière rencontre, à Cimiez, en février 1953. Réalisée en étroite collaboration avec la Fondation Georges Rouault et les Archives Henri Matisse, la présentation de la correspondance entre Rouault et Matisse témoigne de ce réseau amical et artistique. Alors que l'échange épistolaire fait défaut, notamment entre 1907 et les années 1930, les recherches chronologiques et les archives ont permis de reconstituer la trame en apparence relâchée de leur amitié, mettant au jour bien des événements qui attestent, au contraire, sa constance : nombreuses expositions, participations au premier "Jury du Prix des peintres" en juin 1923, aux Ballets russes, collaboration avec Tériade pour la revue Verve.
Biographie de l'auteur Né en 1775 à la Martinique où son père, riche négociant armateur, possédait de nombreuses propriétés, Joseph Elysée Peyre-Ferry s'installe à Marseille avec sa famille en 1783. A 17 ans, il s'engage dans le bataillon des volontaires de Marseille, participe ou siège de Toulon, puis combat en Espagne, en Italie et dans l'Ouest avant de s'embarquer en 1801 pour Saint-Domingue. Après son retour, il servira au Portugal et en Espagne où il sera gravement blessé. Admis à la retraite en 1809, il se retire à Toulon où il sera directeur de la bibliothèque municipale jusqu'à sa mort en 1835. Historien, Jacques Dussart a réalisé plusieurs courts-métrages pour la télévision et le cinéma et a été co-scénariste de deux longs métrages : The clan d'Hervé Renal (1998), Gaspard de Besse de Christian Philibert (2001). Il a également publié plusieurs ouvrages.
Savoir flâner à Paris est un art de vivre. Et plus encore quand on est parisien. Car alors, plus on va vers sa ville et plus elle vient vers vous, et plus elle vous donne. A vous Paris qui bouge, qui vibre, qui chante et enchante, qui élucubre, qui inquiète, intrigue ou surprend ! C'est Paris souvenir, Paris l'anecdote ou Paris l'épate qui vous guette au coin de la rue. C'est ce Paris-là que Pierre Merle, en toute subjectivité, évoque dans ce livre.
Biographie de l'auteur Professeur à l'université de Versailles-Saint-Quentin, membre senior de l'Institut Universitaire de France, où il occupe la chaire de Civilisation des îles Britanniques et de l'Amérique coloniale, Bernard Cottret est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages dont Cromwell, Calvin (traduit en sept langues), Histoire de la Réforme protestante, Histoire de la révolution américaine, Histoire de l'Angleterre. Il a publié aux Éditions de Paris : Jacques Fontaine, Persécutés pour leur foi, La Renaissance, civilisation et barbarie, ainsi qu'un ouvrage collectif Saintes ou sorcières ? L'héroïsme chrétien au féminin. Parallèlement à cet ouvrage, il publie le Traité des reliques de Jean Calvin.
70 ans après la proclamation d'Indépendance du 14 mai 1948, l'Etat d'Israël est devenu une puissance économique et militaire de premier plan. Il est aussi une démocratie vivante, qui ressemble plus à Athènes qu'à Sparte, en dépit du conflit israélo-arabe persistant et de la menace iranienne qui s'amplifie. Cette menace extérieure se double d'un affrontement intérieur à l'Etat hébreu, entre deux conceptions opposées du sionisme et de l'identité d'Israël. Israël doit-il rester un Etat spécifiquement juif, selon le souhait de ses pères fondateurs, ou bien devenir un Etat occidental comme les autres, dans lequel l'identité juive serait reléguée à la seule sphère privée ? Cette question a des conséquences très concrètes, dans des domaines aussi vitaux que la politique de défense d'Israël, la justice ou l'économie. Elle est omniprésente dans la culture israélienne, traversée par la tentation permanente de rompre avec le passé juif. Ce livre évoque des écrivains et des figures méconnues de la lutte pour la création de l'Etat d'Israël. On y découvre aussi des aspects inattendus des relations tumultueuses entre la France et Israël. L'auteur dresse un tableau très vivant d'un Etat confronté à des menaces multiples, qui se bat pour sa survie dans un environnement hostile, tout en essayant de définir son identité, au prix de déchirements et de luttes intestines souvent virulentes.