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Bavardages : les entretiens égarés
Matisse Henri ; Courthion Pierre ; Guilbaut Serge
SKIRA PARIS
18,00 €
Épuisé
EAN :9782370740366
En 1941, à l'âge de 72 ans, en convalescence après une opération chirurgicale difficile, Henri Matisse accorde une longue interview au critique Pierre Courthion. Le maître y aborde des thèmes nombreux et passionnants : ses premières années à Paris, où il fut l'élève de Gustave Moreau ; ses rapports avec Renoir, Cézanne et Pissarro ; ses collaborations avec Diaghilev et les Ballets russes ; ses voyages ; des réflexions sur son oeuvre et sur sa manière de concevoir et de vivre l'art. Mais après avoir lu les épreuves que Courthion et l'éditeur Albert Skira lui soumettent, Matisse refuse d'autoriser la publication du livre, considérant que son contenu a un caractère trop privé. L'interview disparaît ainsi pendant plus de soixante-dix ans. Grâce aux héritiers de Matisse et au J.P. Getty Trust, le texte original est publié aujourd'hui pour la première fois chez l'éditeur qui le lui avait commandé : une sorte de testament spirituel de Matisse, une confession informelle dans laquelle le grand artiste expose directement sa conception de la peinture, son esthétique de la couleur et les différentes étapes de son itinéraire artistique.
Résumé : Entièrement conçu par Matisse entre 1943 et 1947 à la demande de l'éditeur Tériade, Jazz est le fruit d'une période d'introspection et de renouveau pour l'artiste. Alors en convalescence, il développe la technique des gouaches découpées. Les images qu'il crée, " cristallisations de souvenirs de cirque, de contes populaires ou de voyage " sont une explosion de couleurs vives et de formes audacieuses. " Découper à vif dans la couleur me rappelle la taille directe des sculpteurs. Ce livre a été conçu dans cet esprit. " . Pour les accompagner, l'artiste rédige un texte au pinceau et à l'encre de Chine, qui est reproduit tel quel, dans son écriture. Ces notes de travail offrent un aperçu rare des réflexions, de l'esprit et des émotions de Matisse dans son art ; il y exprime librement " tout ce [qu'il] désire " . Avec Jazz, Matisse réinvente la manière dont les images et les mots peuvent interagir, créant une expérience visuelle et littéraire immersive unique. Le livre devient ainsi une oeuvre d'art en soi, capturant l'essence de la créativité et de l'inventivité de l'un des plus grands artistes du XXe siècle. Extrait du texte Il ne me reste donc qu'à rapporter des remarques, des notes prises au cours de mon existence de peintre. Je demande pour elles, à ceux qui auront la patience de les lire, l'indulgence que l'on accorde en général aux écrits des peintres. Le caractère d'un visage dessiné ne dépend pas de ses diverses proportions mais d'une lumière spirituelle qu'il reflète. Si bien que deux dessins du même visage peuvent représenter le même caractère bien que les proportions des visages de ces deux dessins soient différentes. Dans un figuier aucune feuille n'est pareille à une autre ; elles sont toutes différentes de formes ; cependant chacune crie : figuier. Si j'ai confiance en ma main qui dessine, c'est que pendant que je l'habituais à me servir, je me suis efforcé à ne jamais lui laisser prendre le pas sur mon sentiment. Je sens très bien, lorsqu'elle paraphrase, s'il y a désaccord entre nous deux : entre elle et le je ne sais quoi en moi qui paraît lui être soumis. La main n'est que le prolongement de la sensibilité et de l'intelligence ; Plus elle est souple, plus elle est obéissante. Il ne faut pas que la servante devienne maîtresse.
Matisse (1869-1954) était un peintre extraordinaire. Il fut également un grand écrivain. C'est ce que nous pouvons découvrir à la lecture de sa volumineuse correspondance avec l'écrivain et dessinateur André Rouveyre (1879-1962). Les deux artistes ont échangé pas moins de 1200 lettres, billets et télégrammes notamment durant les années 40 et 50. Ces amis inséparables avaient pour habitude de se raconter les menus détails de leurs vies quotidiennes. Petits soucis, détails très ordinaires mais aussi considérations plus lucides sur l'art et les gens de l'époque rythment cette correspondance. Cependant, l'extraordinaire beauté de ce somptueux ouvrage réside dans les illustrations. Matisse avait souvent pour habitude d'orner ces missives de quelques dessins. Reproduites avec une fidélité exemplaire, ces esquisses transforment ce volumineux ouvrage en véritable livre d'artiste qu'il convient de collectionner. Le travail sans faille d'Hanne Finsen, apportant ici une précision, là un détail bibliographique permet aussi aux néophytes de s'aventurer dans une lecture qui, au fil des pages, se transforme en véritable roman sur une époque et un milieu de l'art alors très préoccupés par la suprématie de la culture française. --Damien Sausset
Ce que je rêve, c'est un art d'équilibre, de pureté, de tranquillité, sans sujet inquiétant ou préoccupant, qui soit, pour tout travailleur cérébral, pour l'homme d'affaires aussi bien que pour l'artiste des lettres, par exemple, un lénifiant, un calmant cérébral, quelque chose d'analogue à un bon fauteuil qui le délasse de ses fatigues physiques." Le présent ouvrage propose au lecteur de redécouvrir Henri Matisse (1869-1954), chef de file du fauvisme et figure incontournable du XXe siècle, à travers quelques-uns de ses textes les plus connus.
Blonde on Blonde a été acclamé unanimement pour son raffinement musical, sa force tranquille et le lyrisme subtil de ses textes. La photo de couverture, prise par Jerry Schatzberg, nous montre l'image d'un Dylan légèrement flou, appuyé contre un mur, portant une veste en daim marron et une écharpe nouée autour du cou ; sous son auréole de cheveux ébouriffés, il regarde l'objectif en fronçant légèrement les yeux. A l'intérieur, une série de clichés - en pur style Dylan - montrent des images énigmatiques de sa vie. Ce matériel, avec la photo mystérieuse où il pose en tenant un petit portrait de femme dans une main et une paire de pinces dans l'autre, a contribué à conférer à l'album et à son auteur le caractère d'un génie à la fois solitaire et sophistiqué. - AI Kooper. Formé à l'école du designer et photographe russe Alexey Brodovitch, qui a découvert son talent, Jerry Schatzberg a commencé sa carrière comme photographe de mode pour Vogue, Esquire et Glamour. En suivant des voies quelque peu mystérieuses, il est devenu ensuite un photographe de célébrités qui a braqué son objectif "sur tout le monde", comme il l'a lui-même affirmé, entre autres sur Bob Dylan, dont il est devenu l'ami et le portraitiste officieux. C'est à Jerry Shatzberg que l'on doit en particulier la photo de couverture de Blonde on Blonde. A partir de 1967, ce photographe de personnages célèbres va progressivement se transformer lui-même en célébrité. - Guy Trebay, The New York Times. II y a une raison pour laquelle Jerry Shatzberg est surtout connu comme réalisateur de films : il ne fait jamais de photographies statiques. Sa pensée est en mouvement, il invente des histoires. L'énergie physique et émotive de ses images les rend fluides et vibrantes. La lumière brille, les coeurs battent. Shatzberg, c'est le photographe "anti-nature morte" par excellence. - Gail Buckland.
Cappeleri Alba ; Bos Nicolas ; Cologni Franco ; Be
Cet ouvrage présente les créations joaillières et les objets précieux de Van Cleef & Arpels dans leur rapport au temps, à la nature et à l'amour. Le temps est un élément essentiel dans la conception comme dans la fabrication d'un objet. Il façonne sa forme et détermine sa fonction et son utilité sociale. Il définit son style ainsi que le choix des techniques et des matériaux utilisés. Il indique ses origines et révèle son conteuse. Le temps est interprété à travers huit thèmes inspirés des leçons américaines. Six propositions poarleprocbain millénaire d'Italo Calvino afin de mettre en lumière les icônes joaillières de Van Cleef & Arpels, depuis les pièces art déco jusqu à l'incroyable collier Zip, en passant par la technique du Serti Mystérieux, une innovation importante de l'histoire de la joaillerie. Tout comme le temps, la nature joue un rôle fondamental dam l'histoire de la Maison : elle constitue en effet une source continue d'inspiration et d'hommages, incarnée dans des créations joaillières uniques et des objets précieux intemporels ornés de motifs floraux et végétaux. Van Cleef & Arpels est né de l'amour, la force la plus puissante qui soit. Chaque création joaillière de la Maison est élaborée avec amour et certaines d'entre elles ont joué un rôle important dans les passions Ira plus mythiques du siècle. A travers un brillant essai critique et historique illustré d'une sélection de bijoux somptueux, d'objets précieux et de documents d'archives inédits, cet ouvrage symbolise les valeurs éternelles du temps, de la nature et de l'amour selon Van Cleef & Arpels.
Les Très Riches Heures du duc de Berry représentent l'un des principaux trésors conservés au musée Condé de Chantilly. Fleuron du patrimoine médiéval, ce manuscrit composé entre 1409 et 1486 par plus de quatre générations successives d'artistes acquit une immense célébrité au cours des XIXe et XXe siècles après de nombreuses péripéties qui lui ont fait traverser l'Europe. Aujourd'hui, sa renommée lui a fait intégrer notre inconscient et il participe ainsi à l'imaginaire collectif du Moyen Age. Le présent ouvrage, richement illustré, invite le lecteur à entrer dans l'intimité de ce chef-d'oeuvre. Qu'il s'agisse de ses secrets de fabrication, de son iconographie ou de l'influence qu'il a pu exercer sur les arts et la littérature populaire, tous les aspects de ce livre-cathédrale sont passés en revue et examinés sous un jour nouveau.