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Correspondance Matisse/Rouveyre
Matisse Henri ; Rouveyre André ; Finsen Hanne
FLAMMARION
100,00 €
Épuisé
EAN :9782080101839
Matisse (1869-1954) était un peintre extraordinaire. Il fut également un grand écrivain. C'est ce que nous pouvons découvrir à la lecture de sa volumineuse correspondance avec l'écrivain et dessinateur André Rouveyre (1879-1962). Les deux artistes ont échangé pas moins de 1200 lettres, billets et télégrammes notamment durant les années 40 et 50. Ces amis inséparables avaient pour habitude de se raconter les menus détails de leurs vies quotidiennes. Petits soucis, détails très ordinaires mais aussi considérations plus lucides sur l'art et les gens de l'époque rythment cette correspondance. Cependant, l'extraordinaire beauté de ce somptueux ouvrage réside dans les illustrations. Matisse avait souvent pour habitude d'orner ces missives de quelques dessins. Reproduites avec une fidélité exemplaire, ces esquisses transforment ce volumineux ouvrage en véritable livre d'artiste qu'il convient de collectionner. Le travail sans faille d'Hanne Finsen, apportant ici une précision, là un détail bibliographique permet aussi aux néophytes de s'aventurer dans une lecture qui, au fil des pages, se transforme en véritable roman sur une époque et un milieu de l'art alors très préoccupés par la suprématie de la culture française. --Damien Sausset
Résumé : La correspondance inédite que l'on va lire provient de deux sources, les Archives Matisse à Paris où sont conservées les lettres reçues par l'artiste et un fonds resté dans la famille des Sembat où les envois de Matisse ont été récemment retrouvés. On doit à Christian Phéline d'avoir suggéré leur rapprochement et d'en avoir fait l'occasion de publier un ensemble de documents retraçant l'amitié artistique et politique qui, pendant près de deux décennies, lia Henri Matisse à Marcel Sembat et à son épouse Georgette Agutte.
Résumé : Convaincu que la matière d'un peintre était tout entière dans ses toiles, Matisse s'est défendu, sa vie durant, de systématiser sa pensée sur l'art en une doctrine ordonnée. Mais porté par l'événement ou la sympathie, il a livré des réflexions, des remarques, des jugements, sans cesse repris et nuancés, à certains témoins privilégiés de l'élaboration de son oeuvre, et donné à d'autres l'occasion de les enregistrer. On a choisi d'articuler écrits, propos et correspondance en quelques grands chapitres qui se répondent, développant la problématique propre à Matisse et décrivant la courbe solide d'une vie dont l'oeuvre n'a pas subi le déclin. Au-delà de la spontanéité facile, triomphe la volonté d'exploiter et d'exercer avec constance et minutie les ressources d'un art et les possibilités d'un tempérament, dans la seule grande règle que le peintre ait jamais considérée comme absolue : le travail quotidien. " Aucune personne ayant fait quelque chose qui vaille la peine n'a agi autrement. "
Résumé : Entièrement conçu par Matisse entre 1943 et 1947 à la demande de l'éditeur Tériade, Jazz est le fruit d'une période d'introspection et de renouveau pour l'artiste. Alors en convalescence, il développe la technique des gouaches découpées. Les images qu'il crée, " cristallisations de souvenirs de cirque, de contes populaires ou de voyage " sont une explosion de couleurs vives et de formes audacieuses. " Découper à vif dans la couleur me rappelle la taille directe des sculpteurs. Ce livre a été conçu dans cet esprit. " . Pour les accompagner, l'artiste rédige un texte au pinceau et à l'encre de Chine, qui est reproduit tel quel, dans son écriture. Ces notes de travail offrent un aperçu rare des réflexions, de l'esprit et des émotions de Matisse dans son art ; il y exprime librement " tout ce [qu'il] désire " . Avec Jazz, Matisse réinvente la manière dont les images et les mots peuvent interagir, créant une expérience visuelle et littéraire immersive unique. Le livre devient ainsi une oeuvre d'art en soi, capturant l'essence de la créativité et de l'inventivité de l'un des plus grands artistes du XXe siècle. Extrait du texte Il ne me reste donc qu'à rapporter des remarques, des notes prises au cours de mon existence de peintre. Je demande pour elles, à ceux qui auront la patience de les lire, l'indulgence que l'on accorde en général aux écrits des peintres. Le caractère d'un visage dessiné ne dépend pas de ses diverses proportions mais d'une lumière spirituelle qu'il reflète. Si bien que deux dessins du même visage peuvent représenter le même caractère bien que les proportions des visages de ces deux dessins soient différentes. Dans un figuier aucune feuille n'est pareille à une autre ; elles sont toutes différentes de formes ; cependant chacune crie : figuier. Si j'ai confiance en ma main qui dessine, c'est que pendant que je l'habituais à me servir, je me suis efforcé à ne jamais lui laisser prendre le pas sur mon sentiment. Je sens très bien, lorsqu'elle paraphrase, s'il y a désaccord entre nous deux : entre elle et le je ne sais quoi en moi qui paraît lui être soumis. La main n'est que le prolongement de la sensibilité et de l'intelligence ; Plus elle est souple, plus elle est obéissante. Il ne faut pas que la servante devienne maîtresse.