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Le bricolage africain des héros chrétiens
Mary André
CERF
30,80 €
Épuisé
EAN :9782204065092
Génie ou anomie du syncrétisme, dans ses productions culturelles et religieuses, anciennes et modernes ? Entre l'éloge contemporain du génie du bric-à-brac, l'enchantement des métissages ou des cultures baroques et la dénonciation récurrente de la pathologie des mélanges impurs, des formes hybrides qui caractérisent les cultures à l'agonie, le terme " syncrétisme " ne cesse de se charger de valeurs contradictoires et suscite des attitudes ambivalentes. Au regard de l'histoire des religions, et notamment de l'histoire missionnaire africaine, les syncrétismes viennent surtout témoigner du danger de contamination de la vraie religion par les cultes païens. Les anthropologues, après avoir partagé la même horreur du mélange au regard cette fois de l'authenticité des cultures traditionnelles, ont fini par se convertir à l'idée que le syncrétisme est surtout réinterprétation et ruse symbolique. De là à penser que le malin génie des cultures africaines, afrobrésiliennes ou amérindiennes constitue une anticipation ou un miroir de l'hybridité de la culture postmoderne, il n'y a qu'un pas, peut-être un peu vite franchi. Lorsqu'on se penche sur les logiques du travail syncrétique qui opère au sein des cultures dites " syncrétiques ", on s'aperçoit qu'il devient difficile d'amalgamer la plasticité des cultures païennes, les contraintes de la création par bricolage et les collages de la postmodernité. Syncrétisme et hybridité, métissage et bricolage, cet ouvrage propose d'aller au-delà de la séduction des métaphores en présence et de prendre au sérieux, parmi d'autres, les pré-contraintes que suppose l'outil d'analyse que représente le bricolage en l'appliquant aux productions religieuses de l'Afrique contemporaine.
Un varia bien nommé au regard de la variété des mouvances religieuses traversées, des objets cultuels rencontrés et des fenêtres ouvertes sur des mondes éloignés. Un voyage en religion qui part des études . médiévales aux Etats-Unis et va jusqu'aux lieux de culte partagés en Palestine en passant par la politique de la mémoire religieuse de quelques Etats de la vieille Europe : la Tchécoslovaquie, la Grèce. Retour sur la guerre des images pieuses à la Renaissance, arrêt sur les objets que les pèlerins de Compostelle emportent dans leur sac à dos, halte également sur le culte qui entoure la tombe de Victor Noir au cimetière du Père Lachaise. Mais aussi destins retracés de certains mouvements politico-religieux : ascension et déclin du pentecôtisme en politique au Brésil, émergence de l'Art of Living en Inde. Enfin figures vives de l'islam : le système de " guidance du juriste " dans l'Iran actuel, l'accès des oulémas au palais en Arabie Saoudite et ce qui fait l'exemplarité du cheikh au Caire. Où l'on voit sur divers sites s'entremêler les repères du religieux, du politique, du droit ou de la culture en même temps que les logiques d'affiliation.
Résumé : " Ami Trista,... quand je vous vois mort, je n'ai plus de raisons de vivre. Vous êtes mort pour mon amour, et je meurs de tendresse et du regret de n'avoir pu vous secourir. Ami, ami, je n'aurai plus jamais soulas, confort, joie et santé. Maudite soit cette tempête qui me fit demeurer en mer ! Si je fusse venue à temps, je vous eusse rendu la vie, et vous eusse parlé longuement, doucement de nos amours ; je vous eusse rappelé nos aventures, nos joies et nos peines, tout ce qui fut notre étrange destinée. Puisque je n'ai pu vous rappeler à la vie, qu'au moins je vous rejoigne dans la mort, que j'ai confort avec vous, comme autrefois, du même breuvage. " " Tristan et Iseut ne s'aiment pas, ils l'ont dit et tout le confirme. Ce qu'ils aiment, c'est l'amour, c'est le fait même d'aimer " (Denis de Rougemont).
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.