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L'ombre des forêts
Martinet Jean-Pierre ; Eibel Alfred
TABLE RONDE
8,70 €
Épuisé
EAN :9782710330868
Les chiens, c'est comme la chaleur du soleil, une illusion: ça n'existe pas. Des fois on pourrait croire, mais non. Mlle Edwina, pareil: un rire, une chevelure brune qui recouvre brusquement le visage, et puis plus rien, fumée. Je le sais. Je l'ai toujours su. D'ailleurs, ce parc est malsain. Les ramures sont malades. Hypertrophie. Je n'y suis pour rien. Leur enchevêtrement a quelque chose de crapuleux. C'est peut-être pour cela que les grilles sont si hautes. Qu'est-ce qu'ils ont fait du ciel? La lumière verdâtre pèse des tonnes. Une écriture tranchante, puissante comme un flot de lave, au fil de laquelle des personnages grotesques et désespérés, fuyant les horreurs du monde, partent à la dérive... Chez Jean-Pierre Martinet, chaque mot trouve sa place juste. Point d'effets de style, seule l'émotion compte. Biographie de l'auteur Né à Libourne en 1944, Jean-Pierre Martinet a longtemps vécu à Paris. Il a été assistant réalisateur à l'ORTF puis critique, consacrant des études à Philippe Jaccottet, Gustave Roud, Albert t'Sterstevens et surtout à Henri Galet. Devenu marchand de journaux à Tours, il a ensuite regagné sa ville natale, où il meurt en 1993. Il a publié une dizaine d'essais, de recueils de nouvelles et de romans, dont Jérôme, unanimement salué par la critique."
A soixante-seize ans, oubliée de tous et à demi-folle, Martha Krühl aime se laisser glisser dans un sommeil brumeux. Sa vie n'est plus qu'un voluptueux ensevelissement dans les eaux troubles du songe, une lente dérive entre cauchemar et féerie. Soeur pathétique de l'héroïne de Lewis Carroll, cette Alice vieillie et alcoolique fait d'étranges rencontres quand la somnolence la fait passer de l'autre côté du miroir. Prisonnière d'une ville étouffante qui se décompose lentement sous un ciel sale et vide, elle cherche à retrouver son amour fou, ce compagnon qui l'a quittée un jour sans dire un mot...
Ce livre présente le handball sous toutes ses formes, d'un point de vue historique, réglementaire, institutionnel ou encore pédagogique. Il explore également les ressorts de la compétition et de l'entraînement. Il contient une analyse approfondie de l'activité et propose plus de cent situations pédagogiques concrètes, de l'initiation à la performance. Les étudiants, entraîneurs, professeurs d'EPS, ou tout simplement ceux qui jouent au handball ou sont à la recherche d'informations didactiques et pédagogiques sur le sujet y trouveront à la fois des outils théoriques et des conseils pratiques qui leur permettront d'intervenir à bon escient auprès des joueurs et joueuses.
Martinet Jean-Pierre ; Eibel Alfred ; Sorin Raphaë
Entre détracteurs enragés et admirateurs fascinés, Jérôme est de ces romans qui interdisent la modération. L'histoire est pourtant simple: obsédé par Polly, la jeune fille qu'il croit aimer, Jérôme Bauche se lance dans une quête hallucinée à travers une ville étrange, un peu Paris un peu Saint-Pétersbourg. Tel Dante, il s'enfonce irrémédiablement vers l'enfer, et nous y entraîne avec lui. De gré ou de force. Depuis des années, Jérôme était devenu introuvable et on ne parlait plus qu'à voix basse de ce livre monstre, de ce livre dans lequel Martinet rend hommage à ses maîtres, Dostoïevski, Joyce, Gombrowicz ou Céline, de ce livre qui résonne comme un terrifiant éclat de rire. Aujourd'hui Jérôme est de retour. On va enfin pouvoir le lire, connaître le délicieux frisson du pire. Et choisir son camp.
La dernière fois que l'on avait sonné à sa porte, c'était pour lui apporter un télégramme annonçant sa mort. Il l'avait ouvert en tremblant, puis, en lisant le texte, il avait éclaté de rire. Pour fêter l'événement, il avait bu plusieurs bières rousses. [...]La mort ne lavait pas privé de sa faculté d'émerveillement, bien au contraire. Jamais il n'avait pris autant de plaisir à déambuler dans Paris."Rencontrer un mort, plutôt content de l'être - il occupait si peu de place, déjà, de son vivant -, le suivre dans ses virées nocturnes, de bières en bières, de brunes en blondes, voilà ce que propose Jean-Pierre Martinet. Il nous convie avec talent à la découverte d'une étrange nuit bleue, fantasque et fantastique, traversée par les ombres d'Henri Calet, Louise Brooks ou Emmanuel Bove. Biographie de l'auteur JEAN-PIERRE MARTINET (1944-1993) est l'auteur d'une poignée de livres publiés entre 1975 et 1986. Son nom, souvent associé à celui d'Henri Calet qu'il fit redécouvrir au début des années 80, circule pourtant dans les milieux littéraires comme étant celui de l'auteur d'un chef-d'oeuvre méconnu, Jérôme, un magnifique roman publié en 1978. Il est le prototype même, tant par son oeuvre que par sa vie, de l'écrivain maudit.
Ce volume réunit trois grands reportages que Manuel Chaves Nogales a réalisés en Andalousie pour son journal Ahora, à diverses étapes de la Seconde République. "Avec les paysans andalous" date de novembre 1931, "Semaine sainte à Séville" d'avril 1935, et le récit qui donne son titre au recueil, "L'Andalousie rouge et "la Blanche Colombe"" , de juin 1936. Ce sont d'amples pièces où se mêlent les thématiques andalouse, ethnographique, religieuse, socio-économique et politique. Le journaliste met en lumière l'évolution d'un climat hautement politique, qui va de l'atmosphère pré-révolutionnaire - lors de ses journées avec les paysans -, à une atmosphère annonçant clairement le conflit - lors de son pèlerinage d'El Rocío -, en passant par des pages magistrales dédiées à une Semaine sainte bouleversée par cet élan républicain. Dans chacun des trois récits, le contexte historique et actuel impose sa loi et met à mal tout présage, parfois même d'authentiques réalités d'avant guerre. Mais seule une plume avertie comme celle de Chaves Nogales a su faire de son travail de journaliste une oeuvre intemporelle dont la lecture, aujourd'hui, est un exercice que personne ne devrait négliger.
Quand débute la Seconde Guerre mondiale, Muguet vient à peine de découvrir les plaisirs de la chair et de quitter le nid familial. Bientôt prisonnier des Allemands, il s'évade malencontreusement puis cherche à nouveau le gîte et le couvert, sillonnant l'Europe de cachots en salons princiers, de rencontres fortuites en insolentes conquêtes. Une foule de personnages parcourt les aventures débridées de ce Don Quichotte, qui revient de la guerre comme d'une escapade. L'Europe buissonnière, premier roman d'Antoine Blondin, a reçu le prix des Deux Magots en 1950.
«C'est étrange, il me semble que les touristes qui regagnent leurs véhicules m'observent comme si, soudain, une veste recouvrait mes épaules, comme si mes galoches écrasaient encore les cailloux du chemin. Car si nous ne savons pas comment s'établit en nous le contact entre passé et présent, il n'en est pas moins vrai qu'un fluide imperceptible et puissant nous traverse parfois et que la proximité de cette atmosphère inhabituelle, insolite, fait tressaillir les autres comme une barque sur une vague soudaine. Il est peut-être resté sur moi quelque chose des jours d'autrefois.» Quarante ans après sa déportation dans le camp de concentration de Struthof, un Slovène, mêlé à la foule anonyme des touristes, revient sur les lieux de son martyre. Ce récit convoque, avec pudeur et humanité, des souvenirs douloureux. Au-delà du témoignage, ce livre est aussi un hymne à l'espérance.
Au début des années 1990, Mark Senders, dessinateur bohème et amateur de paradis artificiels, se retrouve vautré comme un SDF dans un parc new-yorkais. Il écoute un homme qui décrit le crépuscule sur la baie de l'Hudson. C'est parce que la précision des termes employés le frappe qu'il s'approche de l'inconnu et assiste à son assassinat. Pour percer le secret du "sourire contenu" - expression la plus difficile à rendre pour un dessinateur - d'une femme aux yeux violets qu'un tueur s'est juré de crever, Mark va se lancer dans une enquête, du New York des médiums au Cambodge déchiré par les coups d'Etat, en passant par Hong-Kong à la veille de la rétrocession à la Chine. Dans ce roman noir qui s'attache autant à un monde finissant qu'au sort des cochons en Asie du Sud-Est, Serge Quadruppani est en quête d'une "Shelter Island", d'une île-abri. Inutile de dire qu'il ne l'a pas encore trouvée, vingt ans après la première parution de cette errance géostratégique et sentimentale.