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NUITS BLEUES, CALMES BIERES
MARTINET JEAN-PIERRE
FINITUDE
9,00 €
Épuisé
EAN :9782912667380
La dernière fois que l'on avait sonné à sa porte, c'était pour lui apporter un télégramme annonçant sa mort. Il l'avait ouvert en tremblant, puis, en lisant le texte, il avait éclaté de rire. Pour fêter l'événement, il avait bu plusieurs bières rousses. [...]La mort ne lavait pas privé de sa faculté d'émerveillement, bien au contraire. Jamais il n'avait pris autant de plaisir à déambuler dans Paris."Rencontrer un mort, plutôt content de l'être - il occupait si peu de place, déjà, de son vivant -, le suivre dans ses virées nocturnes, de bières en bières, de brunes en blondes, voilà ce que propose Jean-Pierre Martinet. Il nous convie avec talent à la découverte d'une étrange nuit bleue, fantasque et fantastique, traversée par les ombres d'Henri Calet, Louise Brooks ou Emmanuel Bove. Biographie de l'auteur JEAN-PIERRE MARTINET (1944-1993) est l'auteur d'une poignée de livres publiés entre 1975 et 1986. Son nom, souvent associé à celui d'Henri Calet qu'il fit redécouvrir au début des années 80, circule pourtant dans les milieux littéraires comme étant celui de l'auteur d'un chef-d'oeuvre méconnu, Jérôme, un magnifique roman publié en 1978. Il est le prototype même, tant par son oeuvre que par sa vie, de l'écrivain maudit.
Martinet Jean-Pierre ; Eibel Alfred ; Sorin Raphaë
Résumé : Obsédé par Polly, la jeune fille qu'il croit aimer, Jérôme Bauche se lance dans une quête hallucinée à travers une ville étrange, un peu Paris un peu Saint-Pétersbourg. Dans ce livre-monstre qui résonne comme un terrifiant éclat de rire, Martinet rend hommage à ses maîtres, Dostoïevski, Joyce, Gombrowicz ou Céline. Depuis 1978, le chef d'oeuvre de Jean-Pierre Martinet ne cesse de fasciner. Longtemps mythique car épuisé, ce n'est qu'en 2008 que Jérôme a retrouvé les tables de librairies avant de soulever l'enthousiasme de milliers d'admirateurs fervents. Aujourd'hui, pour son anniversaire, les éditions Finitude font paraître une nouvelle édition afin de gagner une nouvelle génération de lecteurs.
Résumé : Adolphe Marlaud habite, rue Froidevaux, un appartement avec vue sur le cimetière, une de ces rues où " on meurt lentement, à petit feu, à petits pas, de chagrin et d'ennui." N'ayant réussi à n'être ni fantôme, ni homme invisible, cet étrange voyageur d'hiver s'est fixé une ligne de conduite : "vivre le moins possible pour souffrir le moins possible. " C'est sans compter sur Madame C., sa concierge, qui guette amoureusement son passage du haut de ses deux mètres pour le contraindre à des actes qu'une quatrième de couverture doit taire.
Résumé : Tonneau paisible roulant sur lui-même et dévalant sa propre pente, cet assoiffé était manifestement mort, mais il buvait encore : " lourdes, lentes, plombées, funèbres, des bières brunes qu'il aimait tant, surtout vers les cinq heures, quand la douleur est à vif, leur chevelure de morte qu'il avalait goulûment, comme un idiot se gave de mâchefer ou d'étoupe, en fixant le soleil. Mais les blondes aussi, fidèles, amicales, cuivrées. Toujours exactes. Bues à heure fixe, et ne décevant jamais. Le zinc était son pays. Sa carte du tendre. " mais pas le moins imbibé.
À soixante-seize ans, seule, oubliée de tous, à demi-folle, Martha Krühl vit encore, comme les enfants, dans un sommeil enchanté. Sa vie n'est plus qu'un voluptueux ensevelissement dans les eaux magiques du songe, une lente dérive entre cauchemar et féerie: les vivants ne sont pas vivants, il y a des rires inquiétants dans les groseilliers, un pendu dans les jardins d'autrefois, un fantôme neurasthénique qui n'arrive pas à mourir vraiment et que la parole ressuscite sans cesse. Voyageuse de nuit, démon somnambule, Martha Krühl fera en quelques heures d'étranges rencontres. Alice de cauchemar, vieillie, alcoolique, réussira-t-elle comme l'héroïne de Lewis Carroll, à passer de l'autre côté du miroir pour retrouver son amour fou, ce compagnon qui l'a quittée un jour sans dire un mot? N'aurait-il d'ailleurs jamais habité que dans cette région fabuleuse où vivent les pauvres créatures que nous inventons parfois pour meubler notre solitude et supporter le naufrage de notre vie? L'histoire de cette vieille petite fille, prisonnière d'une ville étouffante qui se décompose lentement sous un ciel sale et vide, est peut-être avant tout l'histoire d'un refus de la vie qui ne peut déboucher que sur la folie et, au bout du compte, sur l'enfer, au sens où Bernanos dit que l'enfer, c'est de ne plus aimer. La Somnolence est le premier roman de Jean-Pierre Martinet. À sa sortie, en 1975, Pascal Pia, lecteur exigeant s'il en est, avait été saisi par le talent et l'originalité du jeune romancier, auquel il consacra un article conséquent dans Carrefour: "La somnolence de Martha est une somnolence prodigieusement active. La raison de Martha s'égare, mais ne s'engourdit pas. Et la vieille femme s'exprime avec tant de vivacité [que] peu de lecteurs seront tentés de lui fausser compagnie. La composition d'un tel ouvrage implique une intelligence aiguë de la création littéraire."
Résumé : Un soir, chez un ami, elle fait la connaissance d'un homme étrange. Son intelligence aiguë, sa clairvoyance, son mystère la fascinent. Il devient son amant, mais se révèle vite cruel, toxique. Autour d'elle, le malheur et la violence se propagent comme une épidémie. Et s'il était le mal incarné? Si c'était lui la cause de tous les maux qui secouent notre monde ? Les signes concordent, elle voit sa patte partout, dans chaque catastrophe, chaque tragédie, chaque conflit. Cette idée lui fait peu à peu perdre pied et fait vaciller ses certitudes d'intellectuelle citadine, rationnelle et athée. Dans cette fable contemporaine, Emmanuelle Pol explore l'ambiguïté d'une femme sous influence, victime ou manipulatrice, et propose une lecture originale des troubles qui agitent nos sociétés en crise, tentées par les extrêmes.
Résumé : A travers ce recueil de poèmes, Christian Garcin paie son tribut à la littérature américaine. Il invoque Melville, Poe, Cassady, Thoreau, Cummings, Kerouac, Marianne Moore et bien d'autres, il marche dans leurs pas, de Manhattan à Cape Cod, de Concord à Lowell. En quelques mots, en quelques vers, il ressuscite un Neal Cassady plus vrai que nature, nous fait toucher les briques de la maison d'Edgar Poe, nous fait partager un matin pluvieux sur l'Hudson River. Un vrai regard de poètes sur l'Amérique d'hier et d'aujourd'hui.
La peau dure, c'est un roman à trois voix. Celles de trois soeurs : Clara, Jacquotte et Louison. Trois femmes fragiles, ballottées dans un monde trop grand pour elles, trop cruel aussi, un monde régi par les hommes.La peau dure, c'est un roman extrêmement social, voire même ouvertement féministe. En cela, près de soixante-dix ans après sa première publication, il conserve une grande modernité, une résonance certaine avec notre société contemporaine.La peau dure, c'est un véritable plaidoyer, âpre et cinglant, pour la cause des petits, des faibles, des laissés-pour-compte.4e de couverture : La peau dure, c'est un roman à trois voix. Celles de trois soeurs : Clara, Jacquotte et Louison. Trois femmes fragiles, ballottées dans un monde trop grand pour elles, trop cruel aussi, un monde régi par les hommes.La peau dure, c'est un roman extrêmement social, voire même ouvertement féministe. En cela, près de soixante-dix ans après sa première publication, il conserve une grande modernité, une résonance certaine avec notre société contemporaine.La peau dure, c'est un véritable plaidoyer, âpre et cinglant, pour la cause des petits, des faibles, des laissés-pour-compte.
La planète est devenue un mauvais lieu; de quelque côté que l'on se tourne, elle sent le cadavre." La tâche de l'écrivain, dans cette époque de l'après-guerre plus que dans toute autre, n'est pas seulement de montrer, elle est de donner sens: comment serait-il possible d'éviter de chercher à comprendre? Non pour justifier, mais parce qu'il faut que la planète ne soit plus le mauvais lieu qu'elle est devenue, il faut que l'homme se reconstruise de l'intérieur. L'écriture précisément est un outil de reconstruction.