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La Somnolence
Martinet Jean-Pierre ; Curiel Julia
FINITUDE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782912667717
À soixante-seize ans, seule, oubliée de tous, à demi-folle, Martha Krühl vit encore, comme les enfants, dans un sommeil enchanté. Sa vie n'est plus qu'un voluptueux ensevelissement dans les eaux magiques du songe, une lente dérive entre cauchemar et féerie: les vivants ne sont pas vivants, il y a des rires inquiétants dans les groseilliers, un pendu dans les jardins d'autrefois, un fantôme neurasthénique qui n'arrive pas à mourir vraiment et que la parole ressuscite sans cesse. Voyageuse de nuit, démon somnambule, Martha Krühl fera en quelques heures d'étranges rencontres. Alice de cauchemar, vieillie, alcoolique, réussira-t-elle comme l'héroïne de Lewis Carroll, à passer de l'autre côté du miroir pour retrouver son amour fou, ce compagnon qui l'a quittée un jour sans dire un mot? N'aurait-il d'ailleurs jamais habité que dans cette région fabuleuse où vivent les pauvres créatures que nous inventons parfois pour meubler notre solitude et supporter le naufrage de notre vie? L'histoire de cette vieille petite fille, prisonnière d'une ville étouffante qui se décompose lentement sous un ciel sale et vide, est peut-être avant tout l'histoire d'un refus de la vie qui ne peut déboucher que sur la folie et, au bout du compte, sur l'enfer, au sens où Bernanos dit que l'enfer, c'est de ne plus aimer. La Somnolence est le premier roman de Jean-Pierre Martinet. À sa sortie, en 1975, Pascal Pia, lecteur exigeant s'il en est, avait été saisi par le talent et l'originalité du jeune romancier, auquel il consacra un article conséquent dans Carrefour: "La somnolence de Martha est une somnolence prodigieusement active. La raison de Martha s'égare, mais ne s'engourdit pas. Et la vieille femme s'exprime avec tant de vivacité [que] peu de lecteurs seront tentés de lui fausser compagnie. La composition d'un tel ouvrage implique une intelligence aiguë de la création littéraire."
Martinet Jean-Pierre ; Eibel Alfred ; Sorin Raphaë
Entre détracteurs enragés et admirateurs fascinés, Jérôme est de ces romans qui interdisent la modération. L'histoire est pourtant simple: obsédé par Polly, la jeune fille qu'il croit aimer, Jérôme Bauche se lance dans une quête hallucinée à travers une ville étrange, un peu Paris un peu Saint-Pétersbourg. Tel Dante, il s'enfonce irrémédiablement vers l'enfer, et nous y entraîne avec lui. De gré ou de force. Depuis des années, Jérôme était devenu introuvable et on ne parlait plus qu'à voix basse de ce livre monstre, de ce livre dans lequel Martinet rend hommage à ses maîtres, Dostoïevski, Joyce, Gombrowicz ou Céline, de ce livre qui résonne comme un terrifiant éclat de rire. Aujourd'hui Jérôme est de retour. On va enfin pouvoir le lire, connaître le délicieux frisson du pire. Et choisir son camp.
Réédition d?une novella parue au Dilettante en 1986 en même temps que deux romans chez d?autres éditeurs. Une longue nouvelle à lire comme un journal de noyade où chacun apporte à l?autre le secours d?une bouée de plomb, la vue d?un naufrage rapide.
A soixante-seize ans, oubliée de tous et à demi-folle, Martha Krühl aime se laisser glisser dans un sommeil brumeux. Sa vie n'est plus qu'un voluptueux ensevelissement dans les eaux troubles du songe, une lente dérive entre cauchemar et féerie. Soeur pathétique de l'héroïne de Lewis Carroll, cette Alice vieillie et alcoolique fait d'étranges rencontres quand la somnolence la fait passer de l'autre côté du miroir. Prisonnière d'une ville étouffante qui se décompose lentement sous un ciel sale et vide, elle cherche à retrouver son amour fou, ce compagnon qui l'a quittée un jour sans dire un mot...
Martinet Jean-Pierre ; Eibel Alfred ; Sorin Raphaë
Résumé : Obsédé par Polly, la jeune fille qu'il croit aimer, Jérôme Bauche se lance dans une quête hallucinée à travers une ville étrange, un peu Paris un peu Saint-Pétersbourg. Dans ce livre-monstre qui résonne comme un terrifiant éclat de rire, Martinet rend hommage à ses maîtres, Dostoïevski, Joyce, Gombrowicz ou Céline. Depuis 1978, le chef d'oeuvre de Jean-Pierre Martinet ne cesse de fasciner. Longtemps mythique car épuisé, ce n'est qu'en 2008 que Jérôme a retrouvé les tables de librairies avant de soulever l'enthousiasme de milliers d'admirateurs fervents. Aujourd'hui, pour son anniversaire, les éditions Finitude font paraître une nouvelle édition afin de gagner une nouvelle génération de lecteurs.
La planète est devenue un mauvais lieu; de quelque côté que l'on se tourne, elle sent le cadavre." La tâche de l'écrivain, dans cette époque de l'après-guerre plus que dans toute autre, n'est pas seulement de montrer, elle est de donner sens: comment serait-il possible d'éviter de chercher à comprendre? Non pour justifier, mais parce qu'il faut que la planète ne soit plus le mauvais lieu qu'elle est devenue, il faut que l'homme se reconstruise de l'intérieur. L'écriture précisément est un outil de reconstruction.
Fin des années 80, c'est la période bénie des winners. Le capitalisme et ses champions, les Golden Boys de la finance, ont gagné : le bloc de l'Est explose, les flux d'argent sont mondialisés. Tout devient marchandise, les corps, les femmes, les privilèges, le bonheur même. Un monde nouveau s'invente, on parle d'algorithmes et d'OGM. À Genève, Svetlana, une jeune financière prometteuse, rencontre Aldo, un prof de tennis vaguement gigolo. Ils s'aiment mais veulent plus. Plus d'argent, plus de pouvoir, plus de reconnaissance. Leur chance, ce pourrait être ces fortunes en transit. Ils pensent qu'il suffit d'être assez malin pour se servir. Mais en amour comme en argent, il y a toujours plus avide et plus féroce que soi. De la Suisse au Mexique, en passant par la Corse, Joseph Incardona brosse une fresque ambitieuse, à la mécanique aussi brillante qu'implacable.
Résumé : Italie, été 1822. Le poète Percy Shelley traverse le golfe de Livourne à bord de l'Ariel, un petit voilier qu'il vient d'acheter. La mer est agitée, fait chavirer l'embarcation et emporte le jeune écrivain. Sa veuve, Mary Shelley, auteur du mystérieux Frankenstein, n'a pas encore vingt-cinq ans. La douleur soudaine, brutale, anéantit la jeune femme qui entame alors l'écriture d'un journal, son Journal d'affliction, qu'elle tiendra jusqu'en 1844. C'est une oeuvre bouleversante, élégiaque et exaltée, écrite par une femme brisée qui consigne au jour le jour les souvenirs de son amour, sa souffrance et sa solitude. Ces pages, mi-journal de deuil mi-lettres d'amour, sont parmi les plus belles de la littérature romantique.