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Dubuffet & l'art brut
Martin Jean-Hubert ; Peiry Lucienne ; Thévoz Miche
CINQ CONTINENTS
39,00 €
Épuisé
EAN :9788874392261
Quel est le rapport entre l'?uvre de Dubuffet et l'Art Brut ? Entre Dubuffet créateur et Dubuffet collectionneur ? Etanchéité ou plagiat ? Curieusement, malgré l'abondance des ouvrages et des expositions consacrées à Dubuffet d'une part et à l'Art Brut d'autre part, leur relation n'a pas vraiment été envisagée spécifiquement. Elle a été quelquefois suggérée, sur le mode de l'allusion perfide et de l'amalgame, pour accréditer l'idée que Dubuffet aurait puisé dans ses collections comme dans un fonds de formes visuelles alternatives. Le propos de cette exposition, c'est d'abord de couper court aux rumeurs, de réunir les éléments du dossier, d'organiser une confrontation, de manière à pouvoir juger sur pièces plutôt que de préjuger. Dubuffet écrit lui-même dans Bâtons rompus : " Je ne crois pas que mes travaux aient été influencés par aucune forme particulière d'Art Brut. On peut dire d'eux seulement qu'ils ont été encouragés et stimulés par la prise de conscience que sont légitimes des formes d'art étrangères à l'art culturel, par la conviction qui m'est venue - au vu d'exemples - que, par des voies toutes différentes de celles qu'emprunte l'art culturel, il est possible d'obtenir des moyens d'expression plus complets et plus féconds ". A partir de 1945, grâce à ses premières découvertes d'?uvres d'Art Brut, Dubuffet réalise la complicité qui le lie à leurs auteurs. Les ?uvres de l'exclusion et de la clandestinité se révèlent à maints égards en adéquation avec ses propres préoccupations. Il y découvre l'existence de nouveaux champs d'investigations, la possibilité de développer des dispositions mentales inédites, la faculté d'élaborer des systèmes d'expression sur d'autres bases et selon d'autres principes que ceux qui sont socialement inculqués. Cependant, les productions d'Art Brut n'ont pas constitué des modèles esthétiques. Si la figuration de Dubuffet présente certaines parentés avec ces expressions, ce phénomène doit être envisagé comme le reflet d'une influence déterminante, qui a eu prise sur la démarche philosophique et idéologique de l'artiste français. Dubuffet découvreur y a vu un encouragement à larguer lui aussi les amarres culturelles, à risquer ses propres impulsions et à frayer son propre chemin qui l'a mené au vagabondage expérimental. L'objectif de cette exposition n'est pas d'inviter le public à enquêter pour déceler des analogies, des recoupements et des emprunts, qu'il serait d'ailleurs bien en peine d'attester. Le but en est d'activer des résonances dans un concert d'hétérogénéités des plus stimulantes.
Affranchie des dogmes et des logiques linéaires de l'histoire de l'art, l'exposition "Carambolages", née d'une réflexion transculturelle et atemporelle sur l'art, propose un parcours atypique, en écho à des interrogations d'aujourd'hui. Elle déploie une cascade d'oeuvres souvent surprenantes, choisies pour leur force visuelle et leur puissance évocatrice, dans un enchaînement dynamique où chaque création présentée dépend de la précédente et suscite la suivante selon un jeu de correspondances visuelles, analogiques ou sémantiques. Ex-voto antiques, pièces contemporaines, peintures occidentales, armes médiévales ou exotiques, masques et statuettes, objets inuits ou océaniens, céramiques occidentales et orientales se conjuguent dans un ballet sensible qui décloisonne les catégories de l'histoire de l'art. Sans renier le savoir livresque, "Carambolages" donne la priorité au regard et à l'émotion. Un travelling ludique qui rend l'art accessible à tous.
Martin Jean-Hubert ; Aguer Montse ; Dufrêne Thierr
30 ans après une exposition mythique, Le Centre Pompidou organise avec le Musée Reina Sofia de Madrid et la Fondation Dali la grande rétrospective de ce début du XXIème siècle. Alors que les expositions récentes ont privilégié une approche thématique et donc partielle, l'exposition du Centre Pompidou abordera l'ensemble de l'oeuvre et de la personnalité de Dali. Une scénographie spectaculaire, des oeuvres exceptionnelles provenant du monde entier et des films feront de cette exposition l'événement culturel de la fin d'année. Le catalogue dédié à l'exposition sera lui aussi spectaculaire: une iconographie incroyablement riche, une maquette d'une grande originalité, les contributions des meilleurs spécialistes. Un livre de référence au design exceptionnel.
Martin Jean-Hubert ; Aguer Montse ; Bouhours Jean-
Résumé : Dali demeure un paradoxe : figure magistrale de l'histoire de l'art moderne, il est certainement l'artiste le plus populaire et celui dont les images, devenues icônes, ont investi en profondeur la société. Il a marqué l'histoire du surréalisme par une peinture inimitable, et l'élaboration d'une méthode d'investigation de l'inconscient inédite, dite méthode paranoïaque-critique. Extravagant, endossant auprès du grand public la figure du fou, Dali demeure encore un artiste controversé, souvent dénoncé pour son cabotinage, son goût de l'argent, et ses prises de position politiques provocatrices. Dali est par nature un anti-héros. Ouvrage de référence unique sur l'artiste tant par la richesse de l'iconographie que grâce aux contributions de spécialistes de son oeuvre, ce catalogue de l'exposition initiée par le Musée national d'art moderne, Centre Pompidou à Paris et par le Museo Nacional Centra de Arte Reina Sofia à Madrid couvre soixante ans d'une carrière extraordinaire.
Offrande présente le récent projet de Valery Koshlyakov, l'un des artistes russes les plus influents de sa génération. L'exposition du même nom a été inaugurée en 2014 au Réfectoire des Cordeliers, en partenariat avec la Foire internationale d'art contemporain. Elle réunissait un ensemble de peintures monumentales et de sculptures conçu spécifiquement pour le lieu mythique du Réfectoire des Cordeliers, à Paris. Pour ce projet, Valery Koshlyakov prend pour sujet l'histoire sociale conjuguée aux thèmes de la philosophie et de la religion. Il s'intéresse désormais à la peinture classique en tant qu'attribut de l'art sacré et l'expérimente dans le contexte de relations inédites. L'artiste a troqué ses bâches en plastique et ses cartons dépliés, qui lui servaient d'ordinaire de support, contre de larges panneaux de toile verticaux peints à la tempera. L'effacement de la matière, la transmutation du sujet sont au coeur du processus de Valery Koshlyakov. Ces immenses pans de peinture suspendus se réfèrent par leur traitement et leur disposition, aux fresques de Pompéi et d'Herculanum. L'atmosphère faiblement éclairée exacerbe le sentiment de religiosité propre au site, dernier vestige d'un couvent franciscain du XIIIe siècle. L'ouvrage, entièrement trilingue, réunit reproductions d'oeuvres, esquisses et photographies de l'exposition. Il est enrichi d'un entretien entre l'artiste et Jean-Hubert Martin, commissaire de l'exposition "Magiciens de la Terre" en 1989 et directeur honoraire du musée national d'Art moderne.
Résumé : Ce catalogue, accompagnant l?exposition au musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne, présente un ensemble de quelque soixante-dix oeuvres majeures en provenance de la galerie nationale Trétiakov, à Moscou, et retrace ainsi les grandes heures de l?école de paysage russe au xixe siècle. En se concentrant sur les rapports entre peinture de paysage et affirmation de l?identité nationale, l?ouvrage décrit l?émergence dans les années 1860 d?une génération d?artistes qui tournent le dos à l?académisme et se mettent en quête d?un art national. Rejetant les paysages italianisants en vogue jusqu?alors à l?Académie impériale de Saint-Pétersbourg, la nouvelle école de paysage russe revient aux paysages hollandais du XVIIe siècle, pour une vision de la nature réaliste, à forte dimension narrative et symbolique, proche dans ses sources d?inspiration de la littérature et de la musique russes contemporaines. Les oeuvres commentées dans l?ouvrage traduisent cette nouvelle sensibilité et cette aspiration au renouveau. Elles illustrent les tendances romantique, lyrique, naturaliste et symboliste du grand mouvement réaliste avec des oeuvres, entre autres, d?Ivan Aïvazovski, Ivan Chichkine, Arkhip Kouïndji, Isaak Lévitan, Mikhail Nestérov, Ilia Répine, Alekseï Savrassov, Valentin Sérov et Vassili Vérechtchaguine.
Résumé : Émile Savitry, peintre puis photographe, a côtoyé tout ce que le Paris des années trente abritait d?artistes, d?écrivains, d?intellectuels du monde entier. Le succès fulgurant que reçut sa première exposition de peinture surréaliste, introduite par Aragon en 1929, fait fuir cet homme modeste à Tahiti avec Georges Malkine. À son retour, il découvre Django Reinhard sur le port Toulon qu?il révèle et ramène à Paris pour lui faire connaître le monde du jazz. Le café du Dôme, La Coupole, ce carrefour Vavin qu?il ne quittera plus, lui réservent ses plus belles rencontres, les frères Prévert, Paul Grimault, Alberto Giacometti, Anton Prinner, Victor Brauner, Oscar Dominguez. Avec Brassaï, puis Robert Doisneau il développe sa carrière de photographe à l?agence Rapho. Il sera reporter, immortalisant les réfugiés républicains de la guerre d?Espagne comme le petit peuple du quartier de Pigalle, photographe de plateau pour Marcel Carné sur Les Portes de la Nuit et La Fleur de l?Âge, de mode pour Vogue et Harper?s Bazaar avant de retourner à la peinture. Ses portraits d?artistes d?une intimité complice et ses photographies de nu qui lui valent un véritable succès au Japon témoignent de sa profonde sensibilité. Surpris par la maladie, Émile Savitry meurt prématurément en 1967. Ce catalogue monographique est le premier consacré à ce photographe humaniste. Son oeuvre méconnue et foisonnante mérite aujourd?hui d?être mise en lumière.
Passagers dévoile le parcours d'un photographe qui pendant trente ans a porté son regard sur l'homme dans ses déambulations urbaines, capturant "cet instant d'oubli", comme le définit Laurent Mauvignier "le temps pour un homme de disparaître derrière le nuage de fumée d'une cigarette; ce moment où son regard se perd, se retourne comme un gant vers un monologue intérieur où il se dissout". Les photographies de Jean Pierre Favreau, rythmées par un texte de Laurent Mauvignier composé à la lecture des photographies, résonnent de silence au coeur du tumulte urbain, de solitude aux frontières du clair et de l'obscur. Passagers est une rencontre entre un photographe et un écrivain qui mettent en partage leur vision de l'homme.