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Claude Delarue. La grandeur des perdants
Martin Isabelle
ZOE
17,20 €
Épuisé
EAN :9782881826900
Presque tout entière dédiée à la fiction, l?oeuvre de Claude Delarue compte aujourd?hui une vingtaine de titres qui valent non seulement par la vigueur de leur construction, plastique ou musicale, mais aussi par leur style dense, subtil, lumineux jusque dans la désespérance. La puissance baroque, la folie et la foi créatrice, l?ampleur de l?ambition, le lyrisme et l?ironie fondent cet univers romanesque très singulier. Hormis trois mémoires de maîtrise portant chacun sur un roman ou une thématique, il n?existe cependant aucune étude d?ensemble de l?oeuvre. S?il espère ainsi combler une lacune, ce livre d?Isabelle Martin se veut moins un essai critique qu?une relecture attentive. Il entend faire partager au lecteur une admiration de longue date, en donnant le plus souvent possible la parole à l?écrivain.
Au lendemain de la Première Guerre mondiale, Maurice Denis et George Desvallières fondent les Ateliers d'art sacré avec l'espoir de profiter de la Reconstruction pour en finir avec l'art saint-sulpicien et donner leur chance à de jeunes artistes réunis par leur engagement chrétien. D'autres groupes de catholiques, lecteurs des écrits de Jacques Maritain, ont partagé ce rêve, mais les Ateliers joignent à la formation artistique un enseignement théologique et la participation active aux chantiers où se retrouvent maîtres et élèves. Cerner les contours de cette ambition collective, sa portée comme ses limites, préciser l'importance effective des commandes, la diversité des arts impliqués, la place des femmes parmi les élèves, ainsi que la dimension internationale du projet, permet de mesurer, un siècle après sa création, l'originalité de l'entreprise. Elle éclaire l'évolution des relations entre l'art et l'Eglise à la veille des bouleversements de la seconde moitié du XXe siècle.
Ce livre est né de la confrontation de deux interrogations. La première est dramaturgique. Les hommes ont toujours entretenu avec la représentation animale des rapports privilégiés. Le chaman autour du totem avait été une première étape de mise en spectacle avec la danse sacrée, les cérémonies claniques, etc. Le théâtre, et surtout la tragédie, semble avoir pris naissance autour de ces manifestations où l'animalité tenait un rôle indispensable. Que restait-il au XVIIIe siècle de cette présence animale dans les arts du spectacle ? La seconde est plus philosophique. Quelle pouvait être l'influence sur la représentation collective de l'animal, de la polémique, centrale dans la pensée du XVIIIe siècle, qui se développait autour de la question de la sensibilité animale, du langage et de l'âme des bêtes ? Comment ce nouveau statut de l'animal se traduisait-il en littérature, dans les arts de représentation, en particulier dans les arts de la scène ? Quelques pièces scientifiques et didactiques apparaissent alors. Des oeuvres utopiques partiellement ou complètement animalières anticipent d'autres modes de représentation. Le XVIIIe siècle n'est pas seulement le siècle du théâtre, il est aussi pour une modeste part celui de l'animal comme sujet d'étude et de réflexion. De la scène, il interpelle le public pour faire prendre conscience de son importance, de son statut et de son destin dans la société et dans les arts.
Quand elle n?écrit pas, Ann Rule, ancien inspecteur de police de Seattle, collabore avec le FBI pour traquer des tueurs en série et former de futurs enquêteurs et agents fédéraux.
Chez les Cunxin, des paysans chinois, il faut travailler dur pour ne pas mourir de faim. Souvent, le soir, lorsque les sept enfants se réunissent à table, il n'y a pas à manger pour tout le monde. À 9 ans, Li, l'avant-dernier, est envoyé à l'école. Il y apprend à lire sur le Petit Livre rouge "Longue vie au président Mao" et à conjuguer les verbes: "J'aime le président Mao, Tu aimes le président Mao, Il aime..." Un jour, alors qu'il récite les préceptes du Grand Timonier, quatre fonctionnaires en veste Mao et manteaux à cols de fourrure synthétique entrent dans la classe. Ils font déshabiller les enfants, les mesurent de la tête aux pieds, appuient vigoureusement leurs genoux contre leurs reins pour vérifier la résistance de leur hanche. Au final, quinze élèves parmi ceux sélectionnés dans la province, seront recrutés. Le but: devenir de grands danseurs et faire rayonner la révolution chinoise dans le monde. À sa grande surprise, Li est choisi. Dans son village on dit que c'est parce qu'il aurait trois longs orteils grâce auxquels il pourra tenir longtemps sur ses pointes. Mais avant de devenir danseur étoile, il faudra quitter sa famille, adhérer à la Révolution culturelle et se plier à la dure discipline de l'école de danse de Pékin, dirigée par Madame Mao.
Les lettres d'Annemarie Schwarzenbach (1908-1942) à son ami Claude Bourdet - futur grand Résistant et journaliste politique qui deviendra en 1950 l'un des fondateurs de l'ancêtre du Nouvel Observateur - permettent de suivre l'évolution de cette femme écrivain, journaliste et photographe depuis ses premiers pas en littérature jusqu'à la veille de son fameux voyage Genève-Kaboul en voiture avec Ella Maillart. Certes, la voix de Claude Bourdet manque cruellement - ses lettres ont été détruites par la mère d'Annemarie après sa mort -, mais elle n'est pas totalement absente, car on en trouve des échos passionnants dans ses lettres à sa mère, la poétesse Catherine Pozzi, dont se nourrissent les notes du présent ouvrage, et dans un texte émouvant qu'il écrivit en son souvenir et qui est publié ici pour la première fois dans son intégralité. Au fil de ces lettres, envoyées des quatre coins du monde, se révèlent les multiples et parfois surprenantes facettes de la personnalité d'Annemarie Schwarzenbach: femme engagée dans la lutte contre les nazis et contre toute idéologie, femme secrète, torturée par les doutes et un mal-être profond, femme de terrain, toujours ouverte au monde, femme d'une brûlante actualité, éprise de liberté, vivant au rythme de l'écriture et d'incessants départs.
Quand Franklin Starlight ne s'occupe pas de sa ferme, il part photographier la vie sauvage au c?ur de l'Ouest canadien. Mais cette existence rude et solitaire change lorsqu'il recueille sous son toit Emmy et sa fillette Winnie, prêtes à tout pour rompre avec une existence sinistrée.Starlight emmène bientôt les deux fugitives dans la nature, leur apprend à la parcourir, à la ressentir, à y vivre. Au fil de cette initiation, les plaies vont se refermer, la douleur va laisser place à l'apaisement et à la confiance. Mais c'est compter sans Cadotte, l'ex-compagnon alcoolique d'Emmy, résolu à la traquer jusqu'aux confins de la Colombie-Britannique.Dans ce roman solaire et inspiré, on retrouve Frank, le héros désormais adulte des Étoiles s'éteignent à l'aube.Appartenant à la nation des Ojibwés, Richard Wagamese est l'un des principaux écrivains canadiens, récompensé à de nombreuses reprises pour son travail littéraire et journalistique. Découvert en français avec Les Étoiles s'éteignent à l'aube et Jeu blanc, Wagamese est décédé en 2017, laissant en testament littéraire Starlight, son ultime roman.4e de couverture : Quand Franklin Starlight ne s'occupe pas de sa ferme, il part photographier la vie sauvage au c?ur de l'Ouest canadien. Mais cette existence rude et solitaire change lorsqu'il recueille sous son toit Emmy et sa fillette Winnie, prêtes à tout pour rompre avec une existence sinistrée.Starlight emmène bientôt les deux fugitives dans la nature, leur apprend à la parcourir, à la ressentir, à y vivre. Au fil de cette initiation, les plaies vont se refermer, la douleur va laisser place à l'apaisement et à la confiance. Mais c'est compter sans Cadotte, l'ex-compagnon alcoolique d'Emmy, résolu à la traquer jusqu'aux confins de la Colombie-Britannique.Dans ce roman solaire et inspiré, on retrouve Frank, le héros désormais adulte des Étoiles s'éteignent à l'aube.Appartenant à la nation des Ojibwés, Richard Wagamese est l'un des principaux écrivains canadiens, récompensé à de nombreuses reprises pour son travail littéraire et journalistique. Découvert en français avec Les Étoiles s'éteignent à l'aube et Jeu blanc, Wagamese est décédé en 2017, laissant en testament littéraire Starlight, son ultime roman.
C'était au mois de juin de l'année 1976. C'était le début des grandes vacances de mes treize ans. C'était l'année de la sécheresse.Des wagons-citernes acheminaient de l'eau puisée au fond des lacs vers les villages; sous un ciel aussi jaune que du papier maïs, les militaires avec leurs camions et leurs motopompes s'occupaient des arrosages de secours pour sauver les plantations qui pouvaient encore l'être. Les autorités avaient activé le plan ORCA.Il ne pleuvait plus depuis des semaines; comme il n'avait pas neigé sur les montagnes durant l'hiver, les nappes phréatiques ne s'étaient pas remplies au printemps. Tout était sec en dessous, tout était sec en surface et notre campagne ressemblait à un vieux biscuit dur. Certains disaient que le soleil s'était soudain rapproché de la Terre; d'autres disaient que la Terre avait changé d'axe et que c'était elle qui, au contraire, était attirée par le soleil. Je pensais que cette chaleur particulière était causée par un astéroïde tombé non loin de chez nous, par un gros corps céleste constitué d'un métal inconnu dégageant des vapeurs toxiques invisibles. Comment expliquer autrement que par des gaz lentement diffusés vers les maisons du village nous empoisonnant à notre insu la modification insidieuse du caractère de maman, sa transformation en une autre personne, la perte de la maîtrise de nos vies au cours de cet été, la fin du monde de mon enfance?Depuis quelques jours, Rudy me disait que l'herbe sentait mauvais. Quand je lui avais demandé pourquoi, il m'avait répondu triste et sérieux que c'était parce qu'elle souffrait. Rudy était exactement le genre d'individu capable d'imaginer une végétation qui manifesterait son inconfort par une transpiration malodorante. Dans l'air de notre arrière-cour parsemée de brins d'herbe malingres piétines par le bétail, il planait une odeur de céleri et de soufre. Le vert terne du lierre agrippé au muret du jardin potager était devenu presque noir. Le soleil chauffait la pierre, froissait ses feuilles, en tordait les tiges ratatinées qui faisaient un dernier effort pour ne pas se détacher de leur branche et basculer dans le sol sablonneux. En m'approchant pour observer les crampons de la plante, pareils à de minuscules poings serrés par le désespoir, je devais bien admettre qu'elle puait.
Voici trois textes réunis autour d'un sujet rarement traité par Bouvier : son enfance. Dans le récit central éponyme, l'écrivain raconte les étés passés dans la propriété des grands-parents maternels et comment, petit garçon de huit ans, il triompha de l'"une des figures les plus détestées de [s]on enfance" : Bertha, la gouvernante prussienne tyrannique.