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L'ANIMAL SUR LES PLANCHES AU XVIIIE SIECLE
MARTIN ISABELLE
CHAMPION
71,00 €
Épuisé
EAN :9782745315663
Ce livre est né de la confrontation de deux interrogations. La première est dramaturgique. Les hommes ont toujours entretenu avec la représentation animale des rapports privilégiés. Le chaman autour du totem avait été une première étape de mise en spectacle avec la danse sacrée, les cérémonies claniques, etc. Le théâtre, et surtout la tragédie, semble avoir pris naissance autour de ces manifestations où l'animalité tenait un rôle indispensable. Que restait-il au XVIIIe siècle de cette présence animale dans les arts du spectacle ? La seconde est plus philosophique. Quelle pouvait être l'influence sur la représentation collective de l'animal, de la polémique, centrale dans la pensée du XVIIIe siècle, qui se développait autour de la question de la sensibilité animale, du langage et de l'âme des bêtes ? Comment ce nouveau statut de l'animal se traduisait-il en littérature, dans les arts de représentation, en particulier dans les arts de la scène ? Quelques pièces scientifiques et didactiques apparaissent alors. Des oeuvres utopiques partiellement ou complètement animalières anticipent d'autres modes de représentation. Le XVIIIe siècle n'est pas seulement le siècle du théâtre, il est aussi pour une modeste part celui de l'animal comme sujet d'étude et de réflexion. De la scène, il interpelle le public pour faire prendre conscience de son importance, de son statut et de son destin dans la société et dans les arts.
Trois oeuvres pour le moins confidentielles. De l'art là où on ne l'attend pas, au coeur d'un hôpital, d'une morgue ou d'un institut de lutte contre le cancer... Récemment créées par des artistes contemporains de renom en collaboration avec des architectes, ces trois réalisations témoignent de la prise en compte, par le monde hospitalier, de la dimension symbolique attachée tant à la mort et au deuil qu'aux diverses attentes spirituelles des patients et de ceux qui les accompagnent. Espaces d'art, oeuvres-lieux, réalisations ar(t)chitecturales... si les qualificatifs se multiplient lorsque l'on évoque les créations de Pierre Buraglio, Michelangelo Pistoletto ou Ettore Spalletti, c'est qu'il s'agit de trois expériences emblématiques recouvrant aussi bien le registre imaginaire et ses multiples horizons de sens liés notamment à la mort et à la spiritualité, qu'un ensemble de pratiques professionnelles qui se situent aux frontières de la médecine, des croyances et de l'éthique. Qu'en est-il de ces oeuvres ar(t)chitecturales dans le contexte spécifique de la modernité avancée ? Que nous disent-elles sur notre mode d'être au monde et sur notre rapport aux valeurs ? Quelles virtualités esthétiques expriment-elles et quels horizons spirituels invoquent-elles ? Proposent-elles une lecture originale de notre relation à l'espace dans le cadre du bâti hospitalier ?
Le texte intégral de la Bible dans sa meilleure traduction française actuelle. 400 oeuvres de l'Antiquité au XXe siècle, de tous les styles et écoles, commentées par des grands spécialistes de l'iconographie religieuse qui les replacent dans leur contexte historique, artistique et biblique. Une approche renouvelée de la Bible pour les historiens de l'art et des religions, les passionnés, les amateurs.
Au lendemain de la Première Guerre mondiale, Maurice Denis et George Desvallières fondent les Ateliers d'art sacré avec l'espoir de profiter de la Reconstruction pour en finir avec l'art saint-sulpicien et donner leur chance à de jeunes artistes réunis par leur engagement chrétien. D'autres groupes de catholiques, lecteurs des écrits de Jacques Maritain, ont partagé ce rêve, mais les Ateliers joignent à la formation artistique un enseignement théologique et la participation active aux chantiers où se retrouvent maîtres et élèves. Cerner les contours de cette ambition collective, sa portée comme ses limites, préciser l'importance effective des commandes, la diversité des arts impliqués, la place des femmes parmi les élèves, ainsi que la dimension internationale du projet, permet de mesurer, un siècle après sa création, l'originalité de l'entreprise. Elle éclaire l'évolution des relations entre l'art et l'Eglise à la veille des bouleversements de la seconde moitié du XXe siècle.
Quels liens existent et. perdurent entre art et religion ? Loin d'être dépassée, cette question a suscité d'intenses débats au cours des XIXe et XXe siècles, gravitant autour de la quête d'un art chrétien idéal, de l'existence d'un style spécifique, de la foi de l'artiste, de la question du sujet, de la place de l'abstraction, etc. L'ouvrage explore les différents regards, parfois très contrastés, que le monde catholique, en France, a portés sur l'art au cours des deux derniers siècles. Il met en évidence, au-delà des ruptures manifestes, la permanence de certaines interrogations à travers le rêve d'un retour aux origines. La relecture sélective des grandes étapes de l'art chrétien opérée dans les années cinquante par les pères Couturier et Réganiey n'est pas sans lien avec celles qu'ont menées en leur temps Rio et Montalembert, puis Maurice Denis et Jacques Maritain. Le thème de la décadence apparaît, comme une constante, conduisant à situer les appels successifs au renouveau dans une généalogie faite d'héritages puis de rejets. Sans chercher à retracer une histoire des commandes et des oeuvres elles-mêmes, ce parcours entend restituer, à travers l'étude des discours ou des théories de l'art religieux, et au-delà des diverses tentatives de définition de l'art sacré, une histoire du goût. Celle-ci affleure en effet dans la réflexion sur la place de l'art dans les lieux de culte, qu'il s'agisse d'art ancien ou d'art contemporain. Chemin faisant, il apparaît que le regard sur l'art en tarit que tel, et son appréciation spécifiquement esthétique, ne traduisent pas seulement un phénomène de sécularisation corrélatif du passage progressif des lieux de culte au statut de patrimoine, mais sont bel et bien partie prenante du discours religieux sur les oeuvres. C'est autour de ces différents aspects que se joue aujourd'hui encore la réception de l'art dans l'espace ecclésial.