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Bellevue
Martin Didier
GALLIMARD
7,35 €
Épuisé
EAN :9782070286799
Dans un palace démodé d'une station balnéaire vit un jeune homme solitaire, Didier, qui passe ses journées à dévorer des romans. Un écrivain célèbre, Martin Zwiemann, arrive à son tour dans l'hôtel pour se reposer après une attaque cardiaque. Entre le jeune homme, qui se nourrit de littérature, et l'écrivain, qui désire profiter de son séjour au Bellevue pour travailler à une nouvelle, va se dérouler un étrange ballet : étrange parce qu'ils se croiseront parfois dans les couloirs ou la salle à manger sans se remarquer l'un l'autre ; étrange parce que le jeune lecteur vient d'être séduit par un ancien roman de Zwiemann et que celui-ci désire écrire sur un "héros" qui ressemble à Didier ; étrange enfin parce que le seul témoin en est un mystérieux client de l'établissement dont nous ignorerons tout jusqu'au bout. Zwiemann succombera à une nouvelle attaque sans avoir trouvé ce qu'il cherchait avec sa nouvelle. Didier quittera l'hôtel sans savoir qu'il était un personnage littéraire. Quant au troisième homme, l'espion anonyme et silencieux, peut-être faut-il y voir le seul lien possible entre l'auteur et sa créature, puisqu'il est celui qui regarde. Mais qui sait si ce n'est pas lui, lui aussi, qui a raconté cette histoire, lui ôtant in extremis son goût d'échec pour nous en livrer toute la signification ?
Résumé : Alexandre et Julien sont amis intimes depuis longtemps. Alexandre, qui a déjà publié plusieurs livres, entreprend un nouveau roman auquel Julien s'intéresse passionnément. Aussitôt les deux jeunes hommes décident d'un commun accord que le travail d'Alexandre sera lu et commenté au jour le jour par Julien sans que l'auteur prenne connaissance de cette analyse serrée de sa création. Et c'est alors que, progressivement et d'une façon presque insensible, se déploie dans son ampleur secrète le pouvoir dominateur de la fiction. Alexandre et Julien sont-ils seulement deux êtres inscrits dans notre réalité ? Ou deviennent-ils à la longue des personnages de fiction pure ? Et Lucie, cette jeune femme qui fut d'abord la maîtresse d'Alexandre avant d'entrer dans la vie de Julien, est-elle une forme de chair et de sang ? ou bien une savante transposition narrative qui prend alors le nom de Valérie ? Et finalement, Didier Martin l'authentique auteur du roman que nous sommes en train de lire, n'a-t-il pas été malgré lui entraîné dans les replis d'une fiction à l'intérieur de laquelle il ne cesse de se perdre et de se trouver ? Dans un continuel jeu de reflets et de mise en abîme de sa personnalité la plus violente mais la mieux dominée, le romancier nous propose un texte fascinant par sa richesse, sa patience et son objective subjectivité.
Résumé : Mariés depuis six ans, Richard et Elisabeth Belloy s'adorent. Sont-ils heureux ? Non. Le démon Psychologie possède le mari, tatillon, ratiocineur et soupçonneux. Ayant intercepté une lettre adressée à sa femme où le signataire, un certain Georges, employé dans la compagnie d'assurances La Cuirasse, avoue un amour délirant et réclame un premier rendez-vous, Richard est saisi d'un accès de folie ombrageuse. Muni d'un revolver, il commence une enquête du haut en bas de l'immeuble de La Cuirasse pour abattre ce Georges susceptible de le cocufier. Quel Georges ? Car il y en a deux. Il finit par choisir Georges Burlard qui non seulement prouve son innocence mais devient son complice... Nous allons suivre le déroulement de cette enquête d'une jalousie, menée par l'insupportable Richard. Ses rebondissements et ses détours nous plongent tour à tour dans un fol amusement et dans l'anxiété. Va-t-on assister à un crime abominable ? L'auteur de la fameuse lettre, qui est-il en réalité ? Et Richard Belloy tuera-t-il Georges ? Ou bien la simple et pure honnêteté d'une épouse fidèle saura-t-elle triompher de la pire des machinations ?
Résumé : Singulière expérience que nous rapporte la chronique d'Hélier, un instituteur de quarante ans incarcéré pour délit politique par le régime totalitaire de son pays. Quatre mois avant sa libération, l'autorité le change de prison pour une "mise à l'épreuve". La Maison qui l'accueille, un ancien couvent désaffecté, est dirigée, administrée et surveillée par six enfants de onze à quinze ans (limite d'âge). Et c'est pour Hélier une absolue remise en question des rapports entre geôliers et captifs. Les "petits maîtres" sont-ils pervers ? Ou purs comme leur extrême jeunesse le laisserait croire ? Ou cruellement savants dans leur façon d'humilier, tyranniser, aimer, soutenir tous ceux qui vivent sous leur terrible dépendance ? Le régime de semi-liberté apparente et de délation organisée, de fausse innocence et de vrai jeu, de complicité et de trahison, est-il imposé directement par ces gamins ? Ou sont-ils également les victimes plus ou moins consentantes d'un pouvoir scandaleux ? Si le narrateur devient l'ami du codétenu Darson, le bibliothécaire, et du jeune directeur François (mis à la retraite lors de ses quinze ans), réussira-t-il pour autant à percer le mystère d'une des plus folles organisations qui soient ? Jusqu'au bout le suspense est maintenu, angoissant, cocasse et parfois tendre, tout au long de ce dramatique affrontement entre la réalité et l'imaginaire d'un grand romancier.
Les pays capitalistes reconstruisent leur économie sur un espace social fracturé, où richesse et pauvreté se côtoient. Travail, logement, accès à la santé, aux loisirs... sont autant de signes d'appartenance au centre, la périphérie devient synonyme de ruptures multiples, de précarité, d'exclusion, de survie. Dans ce contexte dominé par le paradigme de la ségrégation, nombreuses sont les professions exposées à un écart croissant entre les demandes sociales urgentes et les réponses institutionnelles disponibles, écartelées entre la tendance à la pérennité et la nécessité de l'innovation. D'où, pour les salariés, le développement d'un sentiment d'impuissance, d'un désinvestissement, d'une lassitude générale... et de maladies psychosomatiques, autant d'indicateurs d'un phénomène d'épuisement professionnel. Dualisation de la société et emprise institutionnelle sont analysées ici comme deux des ressorts de ce phénomène social touchant de plus en plus les organisations. L'individu "pris" dans un système qu'il vit comme bloqué, soumis au stress permanent de la performance, ne perçoit plus d'autre issue que la fuite sous toutes ses formes...
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.