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Les Petits maîtres
Martin Didier
GALLIMARD
13,30 €
Épuisé
EAN :9782070267361
Singulière expérience que nous rapporte la chronique d'Hélier, un instituteur de quarante ans incarcéré pour délit politique par le régime totalitaire de son pays. Quatre mois avant sa libération, l'autorité le change de prison pour une "mise à l'épreuve". La Maison qui l'accueille, un ancien couvent désaffecté, est dirigée, administrée et surveillée par six enfants de onze à quinze ans (limite d'âge). Et c'est pour Hélier une absolue remise en question des rapports entre geôliers et captifs. Les "petits maîtres" sont-ils pervers ? Ou purs comme leur extrême jeunesse le laisserait croire ? Ou cruellement savants dans leur façon d'humilier, tyranniser, aimer, soutenir tous ceux qui vivent sous leur terrible dépendance ? Le régime de semi-liberté apparente et de délation organisée, de fausse innocence et de vrai jeu, de complicité et de trahison, est-il imposé directement par ces gamins ? Ou sont-ils également les victimes plus ou moins consentantes d'un pouvoir scandaleux ? Si le narrateur devient l'ami du codétenu Darson, le bibliothécaire, et du jeune directeur François (mis à la retraite lors de ses quinze ans), réussira-t-il pour autant à percer le mystère d'une des plus folles organisations qui soient ? Jusqu'au bout le suspense est maintenu, angoissant, cocasse et parfois tendre, tout au long de ce dramatique affrontement entre la réalité et l'imaginaire d'un grand romancier.
Résumé : Dans un palace démodé d'une station balnéaire vit un jeune homme solitaire, Didier, qui passe ses journées à dévorer des romans. Un écrivain célèbre, Martin Zwiemann, arrive à son tour dans l'hôtel pour se reposer après une attaque cardiaque. Entre le jeune homme, qui se nourrit de littérature, et l'écrivain, qui désire profiter de son séjour au Bellevue pour travailler à une nouvelle, va se dérouler un étrange ballet : étrange parce qu'ils se croiseront parfois dans les couloirs ou la salle à manger sans se remarquer l'un l'autre ; étrange parce que le jeune lecteur vient d'être séduit par un ancien roman de Zwiemann et que celui-ci désire écrire sur un "héros" qui ressemble à Didier ; étrange enfin parce que le seul témoin en est un mystérieux client de l'établissement dont nous ignorerons tout jusqu'au bout. Zwiemann succombera à une nouvelle attaque sans avoir trouvé ce qu'il cherchait avec sa nouvelle. Didier quittera l'hôtel sans savoir qu'il était un personnage littéraire. Quant au troisième homme, l'espion anonyme et silencieux, peut-être faut-il y voir le seul lien possible entre l'auteur et sa créature, puisqu'il est celui qui regarde. Mais qui sait si ce n'est pas lui, lui aussi, qui a raconté cette histoire, lui ôtant in extremis son goût d'échec pour nous en livrer toute la signification ?
Pascal raconte sa réclusion dans la grande maison de Marlemont entre un père tyran muet, la gouvernante Margrede qui l'enferme chaque soir dans sa chambre, et sa mère agonisante qu'on l 'empêche d'aller voir. Son crime : il a aimé Isabelle qllelque temps plus tôt, on l'a séparé d'elle et elle s'est noyée dans l'étang. Mais le jour où il parvient à voler un livre à ses bourreaux, le voici sauvé : il tue Margrede. La même nuit sa mère meurt et il fuit à travers le parc, rencontre près de l'étang un inconnu qui prétend le connaître et l'engage à écrire un livre pour être sauvé de lui-même et de son mythe. Car Pascal a inventé son drame et, pour en sortir, il en créera un autre, puis un autre encore, obsédé par le désir de retrouver un centre pour son esprit obturé par l'interdit d'une mémoire qui cherche à le maintenir dans les ténèbres de la folie. Mais si la lumière ne se fait que lentement et symboliquement à travers le livre auquel le jeune homme veut donner naissance pour briser le mur qui le sépare des réalités, elle touchera sa conscience au moyen d'un étrange souvenir : celui d'un petit garçon (lui) qui, autrefois et ailleurs, s 'est brisé le crâne, en tombant dans la cour de récréation de son école.
Résumé : Il pleut interminablement sur la ville au bord du fleuve. Le narrateur, modeste employé de banque, connaît l'amour auprès de Claire qu'il a su détacher un an plus tôt de son cousin Christophe dont elle était la maîtresse. Mais sa passion pour la jeune femme est décuplée par sa fascination pour le spectacle montant de l'eau, puissance à la fois prodigieusement belle et maléfique, envahissante, recouvrant non seulement la ville mais les campagnes environnantes. Le narrateur subjugué fuit avec Claire et Christophe ainsi qu'un jeune garçon rencontré sur leur chemin. Seront-ils sauvés après avoir été recueillis par un vieux couple dont la demeure est située au sommet d'une montagne ? Non. L'inondation continue, irrésistible, effrayante pour tous les fuyards, puisque la mort les attend au bout du voyage. Seul le narrateur - qui s'est mis à écrire la chronique du déluge universel - accepte la catastrophe dont il sera la dernière victime. Son engloutissement coïncide avec l'éblouissante éternité de la création littéraire. Une fois son manuscrit terminé, il l'enfermera dans une bouteille avant de le lancer sur l'infinité des flots recouvrant le dérisoire univers des hommes.
Résumé : Alexandre et Julien sont amis intimes depuis longtemps. Alexandre, qui a déjà publié plusieurs livres, entreprend un nouveau roman auquel Julien s'intéresse passionnément. Aussitôt les deux jeunes hommes décident d'un commun accord que le travail d'Alexandre sera lu et commenté au jour le jour par Julien sans que l'auteur prenne connaissance de cette analyse serrée de sa création. Et c'est alors que, progressivement et d'une façon presque insensible, se déploie dans son ampleur secrète le pouvoir dominateur de la fiction. Alexandre et Julien sont-ils seulement deux êtres inscrits dans notre réalité ? Ou deviennent-ils à la longue des personnages de fiction pure ? Et Lucie, cette jeune femme qui fut d'abord la maîtresse d'Alexandre avant d'entrer dans la vie de Julien, est-elle une forme de chair et de sang ? ou bien une savante transposition narrative qui prend alors le nom de Valérie ? Et finalement, Didier Martin l'authentique auteur du roman que nous sommes en train de lire, n'a-t-il pas été malgré lui entraîné dans les replis d'une fiction à l'intérieur de laquelle il ne cesse de se perdre et de se trouver ? Dans un continuel jeu de reflets et de mise en abîme de sa personnalité la plus violente mais la mieux dominée, le romancier nous propose un texte fascinant par sa richesse, sa patience et son objective subjectivité.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.