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L'identité, c'est la guerre
Martelli Roger
LIENS LIBERENT
18,50 €
Épuisé
EAN :9791020903808
J'ai écrit ce livre parce que l'obsession identitaire me navre et m'inquiète. Nous ne sommes plus "chez nous" ? Allons donc ! Quand l'identité se mêle au "choc des civilisations", à "l'état de guerre" et à "l'état d'exception", nos sociétés s'enlisent dans un climat de peur qui nous ramène, bien malgré nous, à l'expérience traumatique de l'été 1914. Or je suis convaincu que, si la France et l'Europe souffrent, ce n'est pas d'un déficit d'identité, mais d'une carence criante d'égalité. A l'oublier, nous nous laissons gagner par le désir rassurant de la clôture, de la frontière et du mur. Nous oublions la solidarité et nous nous laissons submerger par le ressentiment. Nous nous défions de "l'autre" et nous érodons notre propre liberté. Il est temps, plus que temps de réagir. L'identité, hélas, ne nourrit pas la recherche de soi mais la détestation d'autrui, non pas le désir de rencontre mais l'acceptation de la guerre. Si nous ne le voulons pas, l'égalité, la citoyenneté, la solidarité doivent redevenir nos passions. Mais elles méritent des actes, davantage encore que des mots.
Il y a cent-cinquante ans, Paris s'engageait dans une expérience inédite de gouvernement populaire, visant à réaliser concrètement les valeurs révolutionnaires et républicaines d'égalité, de liberté et de fraternité. Cette expérience de la Commune de Paris a servi de moteur symbolique pour tout le mouvement ouvrier et pour l'ensemble de la gauche politique. Rédigé par un des co-présidents de l'association des Amies et amis de la Commune, ce livre fait le point de ce que l'on sait de cette Commune et de ce qui permet de la comprendre dans sa richesse et sa complexité. Conscient de la diversité des regards possibles sur l'événement, il suggère que la pluralité nécessaire des mémoires ne devrait plus obscurcir ce qui peut unir les héritiers actuels de la Commune de Paris. C'est à cette condition, pense-t-il, que la chanson aura raison en redisant que "la Commune n'est pas morte".
Résumé : Ce livre propose un état des lieux de la gauche française . Il analyse les raisons qui la placent aujourd'hui dans ses très basses eaux électorales. Pour cela, il se réfère à l'histoire, la plus lointaine comme la plus récente, et il mobilise au maximum les connaissances disponibles (études, sondages, données électorales). Il s'agit ici d'une réflexion engagée, mais non partisane. L'auteur propose une analyse lucide et sans détour de ce qui pénalise la gauche, sans conclure à la fatalité du déclin. Il se veut fidèle à la formule proposant de marier le "pessimisme de l'intelligence" et "l'optimisme de la volonté" . L'analyse s'accompagne d'annexes historiques et d'un appareil statistique qui permet à chacun. e de prolonger librement sa réflexion.
Résumé : La session du Comité central de mars 1966 occupe une place à part dans l'histoire du communisme français. Elle incarne la tentative d'aggiornamento du nouveau secrétaire général, Waldeck Rochet. Symbole d'ouverture, enterrant définitivement le stalinisme culturel, la réunion devient pour quelques années une référence et un mythe. S'y imbriquent plusieurs logiques, celles du débat doctrinal entre Roger Garaudy, Lucien Sève, Louis Althusser, entre autres, des répercussions du XXe Congrès du PC soviétique en 1956, de l'émergence de courants nouveaux dans les arts, la littérature et les sciences sociales, des tentatives d'adaptation des communistes confrontés à l'évolution de la société, des efforts pour constituer un front antigaulliste, des rapports entre le Parti et les intellectuels. Pour la première fois, un Comité central est publié avec l'intégralité de ses interventions qui mettent en valeur la richesse des débats de l'époque. Roger Martelli, spécialiste de l'histoire du Parti communiste, a rédigé un appareil critique qui met en lumière l'importance historique des années soixante : une introduction forte, une chronologie inédite des événements culturels des années 1953 à 1967, une biographie de chaque participant.
Le communisme depuis 1920, a accueilli quelque quatre millions "d'encartés". Pendant trente ans, il a regroupé entre 20 % et 28 % des suffrages législatifs. Près d'un Français sur cinq a été administré par une équipe municipale communiste. Une telle ampleur finit par façonner les cultures politiques. Aujourd'hui, l'espace du PCF s'est réduit; cela n'implique pas la disparition des pratiques, des valeurs et des symboles qui ont été à la base de son implantation. Nul ne sait ce qu'il adviendra du "Parti communiste français", s'il renaîtra en l'état ou s'il réapparaîtra sous une tout autre forme. Dans les deux cas, l'empreinte communiste ne se décline pas au passé. Cette empreinte est un héritage, lui-même enchâssé dans la vaste tradition populaire et révolutionnaire issue de 1789. D'une manière ou d'une autre, la trace d'hier s'insérera dans les constructions à venir. Tout dépendra, comme autrefois, des choix que feront les acteurs de l'histoire, qu'ils se réclament ou non du communisme. Qu'est-ce donc qui a fait et défait l'influence du Parti communiste sur la société française? L'insertion ou le déclin étaient-ils fatals? Quels effets de l'un et de l'autre sur la vie politique et, au-delà, sur l'espace matériel et mental des catégories populaires? C'est ce que Roger Martelli a voulu scruter dans cette vaste synthèse historique.
Ce livre est inspiré du documentaire Natura, diffusé à l'automne 2018 par Canal+/chaînes Planète, enquête auprès des scientifiques pionniers qui explorent les bénéfices de la nature sur notre santé physique, physiologique ou mentale. On y lit le récit de cette nouvelle science, depuis la première étude parue en 1984 dans la revue Science ayant démontré l'impact positif d'une chambre d'hôpital avec vue sur un jardin, jusqu'à l'apport récent des neurosciences qui cherchent à évaluer comment la nature ou les espaces verts agissent dans notre cerveau, et influencent le fonctionnement neurologique. L'étude de notre lien avec la nature et de ses bénéfices pour notre santé nécessite une approche pluridisciplinaire. Pascale d'Erm décrit les interrogations et les démarches des universitaires, elle rend sensible le travail de recherche et permet à chacun, même s'il n'est pas scientifique de s'approprier le sujet. Ce livre-enquête est le récit de travaux du monde entier, dans des disciplines aussi variées que la médecine, la biologie, les neurosciences, la psychologie environnementale, la géographie, l'ingénierie forestière. Leurs résultats concordent pour affirmer que la nature a un effet de rééquilibrage sur notre santé globale. Ce constat est essentiel pour les politiques publiques de la santé ou de la ville : c'est un enjeu citoyen et éthique, directement impliqué dans les questions de pollution, de modes de développement, d'urbanisme et d'écologie en général. L'auteure propose une nouvelle relation des humains avec la nature, afin de l'intégrer dans notre vie pour son pouvoir bénéfique préventif sur notre santé globale. Avec cet ouvrage, c'est un nouveau chapitre de nos liens avec l'ensemble du monde vivant qui s'écrit. Natura nous invite à ne plus jamais regarder comme avant le marronnier de la fenêtre de notre bureau...
Ce livre déconstruit entièrement ce que vous croyez savoir sur le comportement humain ! En effet, notre société nous inculque dès le plus jeune âge que l’égoïsme et l’agressivité sont les lois de la survie. Or, cette synthèse transdisciplinaire nous prouve le contraire : la vie a été possible et se maintient grâce à l’entraide. Une lecture réjouissante et pleine d’espoir !
Keynes John Maynard ; Chemla Françoise ; Chemla Pa
En janvier 2017, l'?uvre de J.M. Keynes entre dans le domaine public. C'est pourquoi nous avons décidé d'éditer ce petit texte devenu avec le temps un texte culte du célèbre économiste. C'est en 1930 que J. M. Keynes publie cet essai dans lequel il propose une réflexion prospective et philosophique sur le devenir du capitalisme. Il y défend vertement l'idée de la fin d'une société gouvernée par l'économie (et de la " science " économique), qui aura alors fini de jouer son rôle, ainsi que l'avènement d'une société de l'abondance. Il exhorte ses descendants à ne pas oublier les priorités humaines essentielles. Et les économistes, tout comme les sociologues ou les philosophes, à toujours s'interroger sur l'avenir des générations futures sans sombrer dans le pessimisme ambiant. Un texte toujours très actuel qui démontre la stupéfiante clairvoyance de Keynes?
Résumé : Le professeur Frans de Waal, éthologue et primatologue de renommée mondiale, explore le monde mal connu des émotions animales et fragilise toutes nos certitudes sur la spécificité de l'espèce humaine. Si les yeux sont une fenêtre sur l'âme alors le regard que pose Mama ? la matriarche de la colonie de chimpanzés du zoo d'Arnhem au crépuscule de sa vie ?, sur Jan van Hooff, un professeur de biologie qui l'a côtoyée pendant plus de quarante ans, en dit long sur la sensibilité animale. C'est le point de départ du voyage auquel nous convie Frans de Waal. Une véritable plongée au coeur de l'émotion animale, qui nous invite à reconsidérer toutes nos certitudes. Les recherches récentes sont en effet sans appel : les mammifères et la plupart des oiseaux ressentent des émotions : joie, peur, colère, désir, tristesse, besoin d'intimité, deuil, soif de pouvoir ou sens de l'équité... Aux accusations d'anthropomorphisme ? cette tendance à assimiler l'attitude des animaux à celles des hommes ?, Frans de Waal oppose l'"anthropodéni", c'est-à-dire la croyance vaniteuse des hommes en l'incomparabilité de leur espèce. Le primatologue américano-néerlandais apporte son expérience aux grands débats éthiques et philosophiques contemporains. Il conteste la séparation entre corps et esprit, entre émotion et raison, ainsi que la rupture humain-animal. Tout au long de cet ouvrage fascinant, il montre combien l'intelligence émotionnelle structure la vie de tous les animaux sociaux.