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Et Dieu reconnaîtra les siens Tome 3 : L'ombre de la croix. Troisième époques : 1218-1242
Marteil Jean-Louis
LA LOUVE
14,00 €
Épuisé
EAN :9782916488677
Toulouse, à l'aube du 25 juin 1218. Ce fut comme si un frisson glacé parcourait l'armée, passait d'un homme à l'autre, atteignant même les chevaux, pareil à une contagion fulgurante. Arnaud de Villemur leva le bras et son gant d'acier lança un éclair. Ceux des chevaliers dont les heaumes possédaient une visière l'abaissèrent tous ensemble et il y eut un claquement sec. Les lances ensuite s'inclinèrent. Les pointes des gonfanons vinrent caresser la poussière du sol piétiné. Enfin, au sommet de la porte Montgaillard, la bannière de Toulouse disparut, engloutie par la tour où, l'instant d'avant, elle flottait fièrement. Alors, le bras d'Arnaud de Villemur s'abaissa. On entendit le choc sourd des mangonneaux lâchant leurs boulets et le sifflement d'épouvante d'une nuée de flèches dont l'épaisseur masqua un instant le soleil. Un cri, un seul cri, jaillit de toutes les poitrines... Et les palissades qui retenaient encore la horde sauvage tombèrent d'un coup."
A l'aube du XIIe siècle, trois moines sont envoyés à la recherche d'une relique qui pourrait épargner la ruine à leur abbaye. Et si le but de leur voyage est fort loin, les ennuis, eux, vont commencer très vite. Un prieur inflexible et caractériel, une nuit de beuverie épique, un herboriste furieux et maître ès hypocrisie, des ossements baladeurs et capricieux, des soudards impossibles, des bandits pitoyables, un chien de garde à l'humeur dévoreuse, une beauté tentatrice et, quelques états d'âmes plus loin, les trois moines auront vécu une folle et redoutable pérégrination, poursuivis par les mystères de la foi. Nécessité faisant loi, les hommes d'Eglise ne renoncent donc à rien (pas même à Dieu) pour bénéficier des bienfaits de saints au comportement et au caractère souvent imprévisibles... Dans la veine des meilleurs romans picaresques, parcourue d'un vent de folie légère, sous-tendue par un discours profondément humaniste, cette histoire est une déambulation initiatique et cocasse dans l'imaginaire du Moyen Age. Il y a, au fil de ces pages, une vraie jubilation à suivre la route cahotique de personnages attachants... et tellement humains!
Après dix années de - très relative - tranquillité, durant lesquelles l'abbaye s'est dûment enrichie, la Relique semble bel et bien saisie d'une nouvelle et irrépressible envie de "voir du pays": l'os baladeur va donc trouver, en la personne d'un moine déterminé et intelligent, le moyen de semer dans une abbaye enfin à peu près paisible une remarquable pagaille. Puis, selon le principe bien établi que rien ne contrarie plus un voleur que d'être à son tour volé, les moines Abdon, Jérôme et Bernard, aventuriers malgré eux, vont être précipités une fois encore sur les chemins. D'incompréhensions certaines en dérapages variés, de pieux mensonges en énormités diverses, les trois moines vont pourtant faire la surprenante découverte d'un pays merveilleux et légendaire, plus réel toutefois qu'il y paraît au premier abord. L'os de frère Jean nous replonge avec plaisir dans l'univers tendre, drôle et farfelu de Jean-Louis Marteil. Il nous conte un Moyen Age qui n'est pas fait uniquement de sang et de flammes, où l'humanisme et l'humour font bon ménage.
Résumé : "Béziers, le 22 juillet 1209. La, journée durant, le sang et le feu se partagèrent la ville. Ce fut un épouvantable carnage. Bêtes et hommes s'embrasaient au passage de véritables tornades de flammes, le sang cuisait dans les caniveaux, dans les caves, ou s'échappait en torrents d'épouvante vers le bas de la ville. Les bras étaient gourds à, force de frapper, les destriers pataugeaient dans une boue rougeâtre et collante, la fumée à l'odeur de mort tentait de masquer l'horreur en s'engouffrant dans les maisons, dans les couloirs, dans les rues. On hurlait sans pouvoir s'entendre car le bruit était terrible, les poutres des toits craquaient en s'effondrant, les murs grondaient en éclatant sous la chaleur et s'abattaient enfin, noirs et épars, sur quelque survivant ou sur quelque tueur à la recherche de rapine, et c'était comme si rien, jamais, n'avait été construit là... Dans l'armée de la croisade, nul, ou presque, ne douta que la main de Dieu venait de s'abattre sur la cité impie..."
Après La Relique et L'os de, frère ,Jean, cette troisième et dernière époque de ce qu'il faut bien appeler une trilogie nous lance, en compagnie des frères Abdon, Jérôme et Bernard, sur de fort hypothétiques chemins de Compostelle. Expédiés par leur abbé, et pour de toujours aussi mauvaises raisons, à la poursuite d'un supposé miracle, les trois voyageurs malgré eux sont cette fois affublés d'un quatrième compagnon : l'âne Morel, têtu, ombrageux, maître ès ruades, refusant tout ce qui pourrait s'apparenter à un travail, mais ô combien attachant, au point de transformer le trio "historique" en un inséparable quatuor. Toujours avec humour, avec la même proximité humaine pour ses personnages et le même souci de l'exactitude historique, l'auteur nous conduit de situations inattendues en rencontres savoureuses, de dialogues absurdes en gags visuels, et exprime à chaque page sa foi en ce que l'humanité peut posséder de meilleur : il prouve ainsi qu'à force de courir derrière l'improbable, il arrive parfois, tout simplement, que l'on découvre l'indispensable...
Le 21 janvier 1793, deux hommes aux destins exceptionnels se rencontrent : l'un va mourir, l'autre va l'exécuter ; l'un a réuni sur sa personne tous les honneurs et tous les respects, l'autre tous les dégoûts et tous les mépris. Cette rencontre, c'est celle de Louis XVI et de Charles-Henri Sanson. Lorsque Louis XVI fut exécuté, il y avait plus de 170 bourreaux à travers le royaume. Charles-Henri Sanson reste, dans la mémoire des Français, l'homme qui a exécuté le roi, ainsi que Marie-Antoinette. C'est un personnage de la période révolutionnaire, mais aussi et surtout un homme de l'Ancien Régime, auteur de plusieurs milliers exécutions. Charles-Henri Sanson exerça son métier durant trente-cinq ans sous l'Ancien Régime et cinq ans seulement - mais quelles années ! - sous la Révolution, et notamment la Terreur. Point de jonction entre un monde ancien et un nouveau qui se cherche, Charles-Henri Sanson servit deux justices aux valeurs, aux symboliques bien différentes.