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Et Dieu reconnaîtra les siens Tome 1 : La main de Dieu. 1206-1209
Marteil Jean-Louis
LA LOUVE
14,00 €
Épuisé
EAN :9782916488653
Béziers, le 22 juillet 1209. La, journée durant, le sang et le feu se partagèrent la ville. Ce fut un épouvantable carnage. Bêtes et hommes s'embrasaient au passage de véritables tornades de flammes, le sang cuisait dans les caniveaux, dans les caves, ou s'échappait en torrents d'épouvante vers le bas de la ville. Les bras étaient gourds à, force de frapper, les destriers pataugeaient dans une boue rougeâtre et collante, la fumée à l'odeur de mort tentait de masquer l'horreur en s'engouffrant dans les maisons, dans les couloirs, dans les rues. On hurlait sans pouvoir s'entendre car le bruit était terrible, les poutres des toits craquaient en s'effondrant, les murs grondaient en éclatant sous la chaleur et s'abattaient enfin, noirs et épars, sur quelque survivant ou sur quelque tueur à la recherche de rapine, et c'était comme si rien, jamais, n'avait été construit là... Dans l'armée de la croisade, nul, ou presque, ne douta que la main de Dieu venait de s'abattre sur la cité impie..."
A l'aube du XIIe siècle, trois moines sont envoyés à la recherche d'une relique qui pourrait épargner la ruine à leur abbaye. Et si le but de leur voyage est fort loin, les ennuis, eux, vont commencer très vite. Un prieur inflexible et caractériel, une nuit de beuverie épique, un herboriste maître ès hypocrisie, des ossements baladeurs, des soudards impossibles, des bandits pitoyables, un chien de garde à l'humeur dévoreuse, une beauté tentatrice... et, quelques états d'âme plus loin, les trois moines auront vécu une folle et redoutable pérégrination, poursuivis par les mystères de la foi. Nécessité faisant loi, les hommes d'Eglise ne renoncent donc à rien (pas même à Dieu) pour bénéficier des bienfaits de saints au comportement et au caractère souvent imprévisibles. Dans la veine des meilleurs romans picaresques, parcourue d'un vent de folie légère, cette histoire est une déambulation initiatique et cocasse dans l'imaginaire du Moyen Age. Il y a, au fil de ces pages, une vraie jubilation à suivre la route chaotique de personnages attachants et... tellement humains.
Ici, après La chair de la Salamandre et l'assassinat du mort, on retrouve une fois encore dame Braïda, décidément très curieuse, laquelle aura fort à faire avec un pendu qui n'en demandait pas tant et des mouches récalcitrantes. Bien sûr, les hommes du guet sont là aussi, égaux à eux-mêmes, c'est à-dire à pas grand'chose. Un chevalier du Temple vient enfin renforcer la galerie de portraits et, bien que son état lui interdise en principe l'amour terrestre... mais la nature humaine étant ce qu'elle est... Bref, ce polar médiéval, toujours aussi sanglant et joyeux, reste dans la veine des précédents volumes, avec son humour déjanté et sa langue diablement vivante...
Résumé : ai 1221. Un échafaudage s'écroule : deux morts (dont une poule imprudente). Le vent a tué, prétend aussitôt la rumeur? Un architecte meurt noyé et étranglé (ou l'inverse), l'eau a tué? Un artisan est étouffé par une poignée de terre, la terre tue à son tour? Un incendie criminel et meurtrier se produit, et l'on accuse le feu? Ce que nul ne peut imaginer, en revanche, c'est qu'il existe bel et bien un cinquième élément et qu'il commande peut-être à tous les autres. Mais que diable pourraient en connaître le capitaine Mord-boeuf, le tavernier Tranche-tripe, le routier Tape-buisson ou le gabarrier Rince-fût, et autres personnages qui, pour être parfois fort inquiétants et dangereux, n'en sont pas moins complètement loufoques ? Sur fond d'humour (noir évidemment), crimes sanglants, situations burlesques et dialogues absurdes se succèdent ici, tandis que le drame se joue et que le maître des Enfers rôde, à la recherche de proies?
Résumé : "Montségur, le 16 mars 1244. Hugues des Arcis hocha la tête. Il adopta un ton aussi neutre que possible pour déclarer à haute et intelligible voix : "Je prends ce jour possession du castrum de Montségur au nom du roi et de l'Eglise. Selon les ter-mes de la reddition, les hérétiques..." Il s'arrêta net et lança un regard vers les Bons Chrétiens... "seront brûlés vs au pied de la montagne et passeront dans... le... feu du Tartare !" Il reprit sa respiration et parut un instant supplier Pierre-Roger de Mirepoix : "Est-il possible, monseigneur", fit-il en baissant la voix, "de croire que certains d'entre eux vont abjurer ?" Pierre-Roger haussa les épaules, dédaigneux : "Non." Qu'espérait le sénéchal ? Quelques abjurations qui eus-sent soulagé sa conscience ? Quelques vies arrachées à la mort ? Sans doute. Comme à regrets, il enchaîna : "En ce cas, ils vont mourir... -Ils le savent. -Leurs âmes n'auront plus de paix. -Bien plus que la vôtre.""
Le 21 janvier 1793, deux hommes aux destins exceptionnels se rencontrent : l'un va mourir, l'autre va l'exécuter ; l'un a réuni sur sa personne tous les honneurs et tous les respects, l'autre tous les dégoûts et tous les mépris. Cette rencontre, c'est celle de Louis XVI et de Charles-Henri Sanson. Lorsque Louis XVI fut exécuté, il y avait plus de 170 bourreaux à travers le royaume. Charles-Henri Sanson reste, dans la mémoire des Français, l'homme qui a exécuté le roi, ainsi que Marie-Antoinette. C'est un personnage de la période révolutionnaire, mais aussi et surtout un homme de l'Ancien Régime, auteur de plusieurs milliers exécutions. Charles-Henri Sanson exerça son métier durant trente-cinq ans sous l'Ancien Régime et cinq ans seulement - mais quelles années ! - sous la Révolution, et notamment la Terreur. Point de jonction entre un monde ancien et un nouveau qui se cherche, Charles-Henri Sanson servit deux justices aux valeurs, aux symboliques bien différentes.