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La chair de la Salamandre
Marteil Jean-Louis
LA LOUVE
19,00 €
Épuisé
EAN :9782916488752
ai 1221. Un échafaudage s'écroule : deux morts (dont une poule imprudente). Le vent a tué, prétend aussitôt la rumeur? Un architecte meurt noyé et étranglé (ou l'inverse), l'eau a tué? Un artisan est étouffé par une poignée de terre, la terre tue à son tour? Un incendie criminel et meurtrier se produit, et l'on accuse le feu? Ce que nul ne peut imaginer, en revanche, c'est qu'il existe bel et bien un cinquième élément et qu'il commande peut-être à tous les autres. Mais que diable pourraient en connaître le capitaine Mord-boeuf, le tavernier Tranche-tripe, le routier Tape-buisson ou le gabarrier Rince-fût, et autres personnages qui, pour être parfois fort inquiétants et dangereux, n'en sont pas moins complètement loufoques ? Sur fond d'humour (noir évidemment), crimes sanglants, situations burlesques et dialogues absurdes se succèdent ici, tandis que le drame se joue et que le maître des Enfers rôde, à la recherche de proies?
A l'aube du XIIe siècle, trois moines sont envoyés à la recherche d'une relique qui pourrait épargner la ruine à leur abbaye. Et si le but de leur voyage est fort loin, les ennuis, eux, vont commencer très vite. Un prieur inflexible et caractériel, une nuit de beuverie épique, un herboriste furieux et maître ès hypocrisie, des ossements baladeurs et capricieux, des soudards impossibles, des bandits pitoyables, un chien de garde à l'humeur dévoreuse, une beauté tentatrice et, quelques états d'âmes plus loin, les trois moines auront vécu une folle et redoutable pérégrination, poursuivis par les mystères de la foi. Nécessité faisant loi, les hommes d'Eglise ne renoncent donc à rien (pas même à Dieu) pour bénéficier des bienfaits de saints au comportement et au caractère souvent imprévisibles... Dans la veine des meilleurs romans picaresques, parcourue d'un vent de folie légère, sous-tendue par un discours profondément humaniste, cette histoire est une déambulation initiatique et cocasse dans l'imaginaire du Moyen Age. Il y a, au fil de ces pages, une vraie jubilation à suivre la route cahotique de personnages attachants... et tellement humains!
Résumé : "Montségur, le 16 mars 1244. Hugues des Arcis hocha la tête. Il adopta un ton aussi neutre que possible pour déclarer à haute et intelligible voix : "Je prends ce jour possession du castrum de Montségur au nom du roi et de l'Eglise. Selon les ter-mes de la reddition, les hérétiques..." Il s'arrêta net et lança un regard vers les Bons Chrétiens... "seront brûlés vs au pied de la montagne et passeront dans... le... feu du Tartare !" Il reprit sa respiration et parut un instant supplier Pierre-Roger de Mirepoix : "Est-il possible, monseigneur", fit-il en baissant la voix, "de croire que certains d'entre eux vont abjurer ?" Pierre-Roger haussa les épaules, dédaigneux : "Non." Qu'espérait le sénéchal ? Quelques abjurations qui eus-sent soulagé sa conscience ? Quelques vies arrachées à la mort ? Sans doute. Comme à regrets, il enchaîna : "En ce cas, ils vont mourir... -Ils le savent. -Leurs âmes n'auront plus de paix. -Bien plus que la vôtre.""
Mai 1221. Un échafaudage s'écroule: deux morts (dont une poule imprudente). Le vent a tué, prétend aussitôt la rumeur... Un architecte meurt noyé et étranglé (ou l'inverse), et l'eau a tué... Un artisan est étouffé par une poignée de terre, et la terre tue à son tour... Un incendie criminel et meurtrier se produit, et l'on accuse le feu... Ce que nul ne peut imaginer, en revanche, c'est qu'il existe un cinquième élément et qu'il commande peut-être à tous les autres... Mais que pourraient en connaître le capitaine Mord-boeuf; le tavernier Tranche-tripe, le routier Tape-buisson ou le gabarrier Rince-fût, et autres personnages qui, pour être parfois fort inquiétants et dangereux, n'en sont pas moins complètement loufoques? Sur fond d'humour (noir évidemment), situations burlesques et dialogues absurdes se succèdent ici, tandis que le drame se joue et que le maître des Enfers rôde, à la recherche de proies...
Après La Relique et L'os de, frère ,Jean, cette troisième et dernière époque de ce qu'il faut bien appeler une trilogie nous lance, en compagnie des frères Abdon, Jérôme et Bernard, sur de fort hypothétiques chemins de Compostelle. Expédiés par leur abbé, et pour de toujours aussi mauvaises raisons, à la poursuite d'un supposé miracle, les trois voyageurs malgré eux sont cette fois affublés d'un quatrième compagnon : l'âne Morel, têtu, ombrageux, maître ès ruades, refusant tout ce qui pourrait s'apparenter à un travail, mais ô combien attachant, au point de transformer le trio "historique" en un inséparable quatuor. Toujours avec humour, avec la même proximité humaine pour ses personnages et le même souci de l'exactitude historique, l'auteur nous conduit de situations inattendues en rencontres savoureuses, de dialogues absurdes en gags visuels, et exprime à chaque page sa foi en ce que l'humanité peut posséder de meilleur : il prouve ainsi qu'à force de courir derrière l'improbable, il arrive parfois, tout simplement, que l'on découvre l'indispensable...
Après " Femmes en Languedoc ", ou elle dépeint la vie quotidienne des femmes nobles entre catharisme et catholicisme, Gwendoline Hancke nous invite ici à poursuivre ce parcours, cette fois en nous intéressant au destin de grandes familles de la noblesse peuplant les villages fortifiés languedociens du XIIe au début du XIVe siècle. De par sa situation sociale et pour des raisons profondément religieuses, cette noblesse joue en effet un rôle prépondérant dans l'implantation de l'hérésie : jusqu'au milieu du XIIIe siècle, les seigneurs, châtelains et chevaliers, restent les principaux protecteurs des hérétiques, et de nombreux membres de leurs familles, notamment des femmes, font partie du clergé cathare. Retracer et superposer des destins de familles nobles durant cette période permet de voir l'histoire sous un nouvel angle, pour ainsi dire de l'intérieur. Laurac, Châteauverdun, Rabat, d'autres encore, autant de noms qui sonnent haut et fort, ceux des châteaux et des familles qui les possédaient : familles qui se transmirent l'hérésie comme on le fait d'un héritage précieux, jusqu'à affronter le pape, le roi et l'Inquisition, jusqu'à, pour certaines d'entre elles, tout perdre.
Réédité une vingtaine de fois depuis sa première parution, cet ouvrage est la référence absolue pour l'histoire du catharisme : bien que très documenté et ne laissant rien dans l'ombre, il est aisément abordable par tous publics. Cette "conjugaison" rare explique évidemment que son succès perdure avec le temps.
Le nez de Cléopâtre : s'il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé. " Cette "pensée" de Pascal, bien connue, sert à étayer la thèse selon laquelle les faits historiques dériveraient de causes fortuites et aléatoires : si Cléopâtre n'avait pas été aussi belle, Antoine aurait gardé sa clairvoyance, aurait vaincu à Actium (31 avant J.-C.), et " la face de la terre aurait changé ". Semblable conception de l'histoire, pourtant, n'est pas unanimement partagée : certains pensent, en effet, que l'issue de la bataille d'Actium, ou de n'importe quel affrontement majeur, n'a pas dépendu du comportement privé d'un homme, mais bien de lois supérieures qui règlent le déroulement des choses et où les humains n'entrent pour rien. Ces deux conceptions de l'histoire s'affrontent depuis la Renaissance, dans un débat retracé ici, qui tourne autour des mêmes questions essentielles : l'histoire est-elle le domaine du contingent et de l'irrationnel, ou le lieu du sens ? Les événements du passé devaient-ils arriver ou sont-ils advenus par hasard ? Faut-il en chercher les causes dans des principes indépendants de l'action des hommes et de leur libre-arbitre ? Le futur, voire la fin de l'histoire, sont-ils écrits ? L'humanité a-t-elle un Destin ? Historien lui-même (Port-Royal), Sainte-Beuve est maintes fois revenu sur ces questions : on ne pouvait donc trouver, dans ce parcours, meilleur guide que lui. Enfin, Michel Brix nous invite également à un surprenant voyage dans la littérature - non seulement française, mais aussi européenne.