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La Relique
Marteil Jean-Louis
LA LOUVE
15,00 €
Épuisé
EAN :9782916488301
A l'aube du XIIe siècle, trois moines sont envoyés à la recherche d'une relique qui pourrait épargner la ruine à leur abbaye. Et si le but de leur voyage est fort loin, les ennuis, eux, vont commencer très vite. Un prieur inflexible et caractériel, une nuit de beuverie épique, un herboriste furieux et maître ès hypocrisie, des ossements baladeurs et capricieux, des soudards impossibles, des bandits pitoyables, un chien de garde à l'humeur dévoreuse, une beauté tentatrice et, quelques états d'âmes plus loin, les trois moines auront vécu une folle et redoutable pérégrination, poursuivis par les mystères de la foi. Nécessité faisant loi, les hommes d'Eglise ne renoncent donc à rien (pas même à Dieu) pour bénéficier des bienfaits de saints au comportement et au caractère souvent imprévisibles... Dans la veine des meilleurs romans picaresques, parcourue d'un vent de folie légère, sous-tendue par un discours profondément humaniste, cette histoire est une déambulation initiatique et cocasse dans l'imaginaire du Moyen Age. Il y a, au fil de ces pages, une vraie jubilation à suivre la route cahotique de personnages attachants... et tellement humains!
Castrum d'Auriac, le 10 septembre 1217. Alors le chevalier revint à Alix. Il poussa son destrier et s'approcha, suivi par ses quatre compagnons. "Madame ?" Elle sursauta et leva les yeux... Oui, elle le connaissait. Et l'avait par volonté oublié. Son visage se ferma. "Madame, me reconnaissez-vous ?" demanda-t-il. Comme elle gardait le silence, il ajouta : "Je suis de Toulouse. Je puis vous dire que le comte vous fit longtemps chercher... - Du temps perdu pour la guerre, j'imagine" murmura-t-elle en baissant les yeux, "mais le lion va mourir.." Le cavalier maîtrisa sa monture qui s'impatientait. Il pensa aux armoiries de Montfort. "Le lion... Simon de Montfort ?" Alix releva la tête vivement et le dévisagea avec des yeux si pleins de haine qu'il eut un léger mouvement de recul. "Et ensuite, il viendra des bannières à la fleur de lys", reprit-elle. "Des milliers et des milliers... Comme si l'on frappait du pied dans un essaim de guêpes, il en viendra de partout...""
Mai 1221. Un échafaudage s'écroule: deux morts (dont une poule imprudente). Le vent a tué, prétend aussitôt la rumeur... Un architecte meurt noyé et étranglé (ou l'inverse), et l'eau a tué... Un artisan est étouffé par une poignée de terre, et la terre tue à son tour... Un incendie criminel et meurtrier se produit, et l'on accuse le feu... Ce que nul ne peut imaginer, en revanche, c'est qu'il existe un cinquième élément et qu'il commande peut-être à tous les autres... Mais que pourraient en connaître le capitaine Mord-boeuf; le tavernier Tranche-tripe, le routier Tape-buisson ou le gabarrier Rince-fût, et autres personnages qui, pour être parfois fort inquiétants et dangereux, n'en sont pas moins complètement loufoques? Sur fond d'humour (noir évidemment), situations burlesques et dialogues absurdes se succèdent ici, tandis que le drame se joue et que le maître des Enfers rôde, à la recherche de proies...
Ici, après La chair de la Salamandre et l'assassinat du mort, on retrouve une fois encore dame Braïda, décidément très curieuse, laquelle aura fort à faire avec un pendu qui n'en demandait pas tant et des mouches récalcitrantes. Bien sûr, les hommes du guet sont là aussi, égaux à eux-mêmes, c'est à-dire à pas grand'chose. Un chevalier du Temple vient enfin renforcer la galerie de portraits et, bien que son état lui interdise en principe l'amour terrestre... mais la nature humaine étant ce qu'elle est... Bref, ce polar médiéval, toujours aussi sanglant et joyeux, reste dans la veine des précédents volumes, avec son humour déjanté et sa langue diablement vivante...
Le 21 janvier 1793, deux hommes aux destins exceptionnels se rencontrent : l'un va mourir, l'autre va l'exécuter ; l'un a réuni sur sa personne tous les honneurs et tous les respects, l'autre tous les dégoûts et tous les mépris. Cette rencontre, c'est celle de Louis XVI et de Charles-Henri Sanson. Lorsque Louis XVI fut exécuté, il y avait plus de 170 bourreaux à travers le royaume. Charles-Henri Sanson reste, dans la mémoire des Français, l'homme qui a exécuté le roi, ainsi que Marie-Antoinette. C'est un personnage de la période révolutionnaire, mais aussi et surtout un homme de l'Ancien Régime, auteur de plusieurs milliers exécutions. Charles-Henri Sanson exerça son métier durant trente-cinq ans sous l'Ancien Régime et cinq ans seulement - mais quelles années ! - sous la Révolution, et notamment la Terreur. Point de jonction entre un monde ancien et un nouveau qui se cherche, Charles-Henri Sanson servit deux justices aux valeurs, aux symboliques bien différentes.