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L'hérésie en héritage. Familles de la noblesse occitane dans l'Histoire, du XIIe au début du XIVe si
Hancke-Jolliot Gwendoline
LA LOUVE
24,99 €
Épuisé
EAN :9782916488080
Après " Femmes en Languedoc ", ou elle dépeint la vie quotidienne des femmes nobles entre catharisme et catholicisme, Gwendoline Hancke nous invite ici à poursuivre ce parcours, cette fois en nous intéressant au destin de grandes familles de la noblesse peuplant les villages fortifiés languedociens du XIIe au début du XIVe siècle. De par sa situation sociale et pour des raisons profondément religieuses, cette noblesse joue en effet un rôle prépondérant dans l'implantation de l'hérésie : jusqu'au milieu du XIIIe siècle, les seigneurs, châtelains et chevaliers, restent les principaux protecteurs des hérétiques, et de nombreux membres de leurs familles, notamment des femmes, font partie du clergé cathare. Retracer et superposer des destins de familles nobles durant cette période permet de voir l'histoire sous un nouvel angle, pour ainsi dire de l'intérieur. Laurac, Châteauverdun, Rabat, d'autres encore, autant de noms qui sonnent haut et fort, ceux des châteaux et des familles qui les possédaient : familles qui se transmirent l'hérésie comme on le fait d'un héritage précieux, jusqu'à affronter le pape, le roi et l'Inquisition, jusqu'à, pour certaines d'entre elles, tout perdre.
Un paradoxe : l'Inquisition est connue pour la rigueur de ses procédures d'enquêtes et aussi pour la froideur méthodique de ses registres... A priori, on pourrait donc s'étonner de trouver dans de telles sources des expressions de l'amour, de la sexualité et du mariage. C'est pourtant à cette recherche originale que s'est confrontée Gwendoline Hancke : le résultat est surprenant, riche, empli d'une humanité en souffrance qui résiste pourtant, à sa manière. On ne peut s'empêcher de penser, à la lecture de ces lignes, que ces récits, parfois très intimes, sont autant de façons de dire à l'inquisiteur : Tu vois ? Tu me juges, tu peux aller jusqu'à prendre ma liberté, ma vie, mais tu ne m'enlèveras pas ce que j'ai été. Ces victimes, citées à comparaître devant le premier tribunal de la pensée de l'histoire, ont affirmé et raconté leurs amours, leurs mariages, leur foi en même temps, comme si tout cela était lié de toute éternité. C'est ce témoignage de vie que Gwendoline Hancke a patiemment exhumé de milliers de pages constituant les registres d'enquête de l'Inquisition, ce tribunal qui voulait gommer jusqu'au souvenir de ses victimes et qui nous en restitue l'âme, aujourd'hui, involontairement. Ici, on trouvera une preuve supplémentaire, si besoin en était, que l'Histoire est faite de chair, de sang, d'amour et de désir aussi... et qu'elle contribue à la victoire de la vie sur la mort . . Gwendoline Hancke, Docteur en Histoire, spécialiste du Moyen-Âge, a grandi à Tübingen gens, en Allemagne et elle écrit directement en français. Sa passion pour le Midi de la France, pour sa culture et son histoire remonte à son enfance. Aujourd'hui, elle a enfin assouvi sa passion, puisqu'elle vit et travaille en Ariège, non loin de Mirepoix et de Montségur; au Coeur du pays cathare. Elle a déjà publié, chez le même éditeur : Femmes en Languedoc et l'hérésie en héritage
Résumé : Gregor Keuschnig, attaché de presse à l'ambassade d'Autriche à Paris, rêve, une nuit de juillet, qu'il assassine une vieille femme. A peine le rêve l'a-t-il rejeté à la vie éveillée qu'il constate qu'il est devenu un autre, étranger à tout. Il commence alors une extraordinaire pérégrination, de son domicile à son bureau, chez sa maîtresse, à une conférence de presse de l'Élysée, à un dîner "littéraire". Aventure dont les événements marquants sont moins peut-être la rupture avec sa femme, ou même sa petite fille perdue dans Paris, que sa folle recherche des moments, situations, pensées, objets ou rencontres qui lui permettent de se sentir un instant "hors d'atteinte". A ces images, Peter Handke a imposé un montage d'une rapidité étourdissante qui font de son roman une sorte de "film à lire" tout à fait fascinant.
Quatre personnages anonymes, une femme, un soldat, le joueur et le vieil homme, réunis par l'aventure de l'espace quotidien le découvrent au fur et à mesure qu'il s'étend devant eux : le plus proche devient un paysage lointain, un terrain vague devient l'immensité, une étendue dénudée le désert. A chaque pas naissent des paysages inconnus, c'est le regard qui les fait apparaître. Les endroits les plus banals deviennent des terres inconnues. Peut-être le voyage s'est-il déroulé à travers un grand pays vide ou aux confins immédiats d'une ville, on ne sait, mais il révèle aux voyageurs les lignes du sol, sa consistance, ses dimensions et les transforme en lieux d'être. La fin du voyage, aussi fortuite que le début, sépare ce groupe rassemblé par le visible et rend chacun des voyageurs à sa solitude initiale. Le "guide" qui les a conduits est peut-être l'absence. Ce qu'ils ont en commun, c'est ce qu'ils ont vu.
Ce livre raconte par le menu la dernière croisade populaire de l'histoire de l'Occident médiéval. En 1320, les Pastoureaux, sorte de vagabonds et de miséreux, traversèrent la France en semant la terreur sur leur passage. Cette croisade, menée par des fanatiques et des illuminés, choisit pour cible les juifs d'Aquitaine, de la vallée de la Garonne et des Pyrénées aragonaises, détruisant entièrement au passage la communauté de Toulouse. Derrière ces événements dramatiques, l'auteur s'interroge sur le sentiment réel des populations du Midi à l'égard des Juifs. Quelle est l'origine de l'antijudaïsme en terre d'Occitanie, pourtant réputée pour sa tolérance, en particulier envers les vaudois et les cathares ? C'est au moment où se déroulent les grands procès d'Inquisition, où meurent sur le bûcher les Templiers, les derniers cathares et les Spirituels, que les juifs de Toulouse, de Verdun-sur-Garonne et d'ailleurs, sont massacrés en masse par une croisade populaire. En parcourant cette histoire méconnue, cet ouvrage tente en outre de répondre à bien des questionnements récurrents et douloureux, dont certains nous renvoient à une mémoire plus récente... et tout aussi sombre.
Le comté de Foix possède une histoire hors du commun et, pour bien des raisons, il fait partie intégrante de l'Histoire de France. Ainsi, ce petit "pays" pyrénéen a constitué à lui seul, par sa forte identité, une province de la France d'Ancien Régime. Son histoire médiévale, très connue dans ses aspects religieux et hérétiques, l'est nettement moins, en revanche, dans ses aspects institutionnels, sociaux et humains : ce sont donc ces derniers que l'on évoquera dans ce livre. Coutumes, bastides, châteaux, luttes de pouvoir, existence à la terre et à la ville, la vie des hommes, nobles et humbles, est étudiée en ses détails les plus inattendus, les plus riches d'enseignements. En outre, le comté de Foix a bénéficié du rayonnement d'une dynastie comtale exceptionnelle : à sa tête se succédèrent des hommes à la personnalité puissante qui surent tenir tête aux rois de France, d'Aragon, d'Angleterre, au point que cette lignée prestigieuse en arriva, avec un certain Henri de Navarre, surtout connu sous le nom d'Henri IV jusqu'à monter sur le trône de France. Ce livre ne raconte donc pas seulement l'histoire d'une province il raconte aussi une histoire de France dans laquelle les humbles ne sont pas oubliés.