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Le comté de Foix. Un pays et des hommes, Regards sur un comté pyrénéen au Moyen Age
Pailhès Claudine
LA LOUVE
24,99 €
Épuisé
EAN :9782916488097
Le comté de Foix possède une histoire hors du commun et, pour bien des raisons, il fait partie intégrante de l'Histoire de France. Ainsi, ce petit "pays" pyrénéen a constitué à lui seul, par sa forte identité, une province de la France d'Ancien Régime. Son histoire médiévale, très connue dans ses aspects religieux et hérétiques, l'est nettement moins, en revanche, dans ses aspects institutionnels, sociaux et humains : ce sont donc ces derniers que l'on évoquera dans ce livre. Coutumes, bastides, châteaux, luttes de pouvoir, existence à la terre et à la ville, la vie des hommes, nobles et humbles, est étudiée en ses détails les plus inattendus, les plus riches d'enseignements. En outre, le comté de Foix a bénéficié du rayonnement d'une dynastie comtale exceptionnelle : à sa tête se succédèrent des hommes à la personnalité puissante qui surent tenir tête aux rois de France, d'Aragon, d'Angleterre, au point que cette lignée prestigieuse en arriva, avec un certain Henri de Navarre, surtout connu sous le nom d'Henri IV jusqu'à monter sur le trône de France. Ce livre ne raconte donc pas seulement l'histoire d'une province il raconte aussi une histoire de France dans laquelle les humbles ne sont pas oubliés.
Cet ouvrage livre une correspondance d'environ 300 lettres de Gaston de Lévis, élu en 1812 à l'Académie Française. Cette correspondance est exceptionnelle à plus d'un titre. Gaston de Lévis écrit à son épouse Pauline entre les années 1784 et 1795. Outre l'oeuvre littéraire tout à fait remarquable que constituent ces lettres, il s'avère qu'elles sont aussi - et même surtout, une source historique rare: écrivant de Paris, de Versailles, puis de toute l'Europe, Gaston de Lévis raconte quasiment au jour le jour la Révolution française et les années troublées qui ont suivi. Ainsi, après avoir été député de la noblesse aux Etats Généraux en 1789, il s'est retrouvé engagé auprès des armées coalisées (il était à Valmy, au débarquement de Quiberon...) et il raconte tout cela avec force détails, sans jamais se départir d'un humour décapant: la lettre décrivant un duel au pistolet à la Barry Lyndon, l'humour en plus ("Ils pourraient tirer toute la journée sans se toucher"), est d'une grande drôlerie. Il se fait ainsi le fidèle rapporteur des remous historiques qu'il vit de l'intérieur. Attaché à la famille royale, il est un témoin avisé et sagace, il a ses entrées à la Cour et derrière les portes closes. Ces lettres permettent également d'entrer dans la mentalité des nobles de l'époque, montrant à quel point tous les émigrés n'étaient pas issus du même moule. Depuis les quatre coins d'une Europe qui vibre, Gaston de Lévis écrit l'Histoire, en n'oubliant jamais le lieu où son coeur est en dépôt, auprès de "sa" Pauline.
Au regard de la disparité persistante entre l'Ouest et l'Est du pays en Allemagne, le domaine dit "alternatif" est un terrain d'étude privilégié pour comprendre la contre-culture depuis l'unification allemande de 1990. Celle-ci a-t-elle permis la conservation de deux héritages différents ? Comment le processus de rapprochement de mouvements anti-systémiques issus de deux systèmes politiques et sociaux différents s'est-il déroulé ? La culture alternative a-t-elle évité en son sein l'écueil de la reproduction de rapports de domination qui sont manifestement à l'oeuvre au niveau fédéral ? Issue de nombreux voyages et rencontres, cette étude se propose de chercher une réponse à ces questions à travers le milieu identifiable, stable sur une certaine durée, des " communautés alternatives " implantées en milieu rural. L'analyse s'appuie d'une part sur une attention particulière au milieu, à la langue et au contexte culturel, d'autre part sur les méthodes empruntées aux sciences sociales, en particulier à l'analyse historique des mouvements sociaux, à l'histoire orale, aux entretiens qualitatifs et à l'observation participante. Anne-Marie Pailhès est maître de conférences à l'Université Paris Nanterre, habilitée à diriger des recherches en Etudes germaniques. Elle est l'auteur de nombreuses publications sur la RDA et l'Allemagne de l'Est depuis 1990.
Issu d'une grande famille compromise dans le catharisme, Gaston Fébus (1331-1391), comte de Foix et vicomte de Béarn, fascina ses contemporains. II mena entre le roi de France et le roi d'Angleterre un jeu diplomatique qui lui permit de préserver ses Etats des ravages de la guerre de Cent Ans. Mécène célébré par les poètes, les musiciens et les chroniqueurs de son temps, ce fin lettré a laissé "Le Livre de la chasse" et "Le Livre des oraisons", qui révèlent une âme tourmentée. Entre l'homme public, le prince éclairé et le père et mari hanté par ses démons, Claudine Pailhès nous invite à comprendre la personnalité complexe de ce seigneur médiéval à la destinée hors du commun.
Jamais, si l'on en croit le chroniqueur Jean Froissart, on n'avait vu dans aucune cour d'Europe un homme aussi beau et aussi noble. Gaston Fébus (1331-1391), comte de Foix et vicomte de Béarn, fascinait ses contemporains. Fébus éblouissait! Son nom marqua son époque, puis il traversa les siècles.Administrant son pays comme un prince, Fébus avait le goût du pouvoir. Extrêmement habile, il mena entre le roi de France et le roi d'Angleterre un jeu diplomatique qui lui permit, chose exceptionnelle, de tenir ses Etats hors des ravages de la guerre de Cent Ans. Grand lettré et amateur de sciences, de musique, mécène généreux, Fébus aimait écrire et composer des poésies. Le Livre de chasse et Le Livre des oraisons, écrits en français afin d'être lus dans toute l'Europe, révèlent autant sa passion de chasseur que les angoisses d'une âme tourmentée par le péché.Car ce personnage brillant à qui tout semblait réussir avait une face noire: après avoir chassé brutalement sa femme, proche parente du roi de France, il tua son propre fils. Entre l'homme public, le prince éclairé et l'intraitable père et mari hanté par ses démons, l'historienne Claudine Pailhès nous invite à comprendre une personnalité complexe, contradictoire, en suivant la destinée hors du commun de ce souverain régional.
Ce livre raconte par le menu la dernière croisade populaire de l'histoire de l'Occident médiéval. En 1320, les Pastoureaux, sorte de vagabonds et de miséreux, traversèrent la France en semant la terreur sur leur passage. Cette croisade, menée par des fanatiques et des illuminés, choisit pour cible les juifs d'Aquitaine, de la vallée de la Garonne et des Pyrénées aragonaises, détruisant entièrement au passage la communauté de Toulouse. Derrière ces événements dramatiques, l'auteur s'interroge sur le sentiment réel des populations du Midi à l'égard des Juifs. Quelle est l'origine de l'antijudaïsme en terre d'Occitanie, pourtant réputée pour sa tolérance, en particulier envers les vaudois et les cathares ? C'est au moment où se déroulent les grands procès d'Inquisition, où meurent sur le bûcher les Templiers, les derniers cathares et les Spirituels, que les juifs de Toulouse, de Verdun-sur-Garonne et d'ailleurs, sont massacrés en masse par une croisade populaire. En parcourant cette histoire méconnue, cet ouvrage tente en outre de répondre à bien des questionnements récurrents et douloureux, dont certains nous renvoient à une mémoire plus récente... et tout aussi sombre.
Après " Femmes en Languedoc ", ou elle dépeint la vie quotidienne des femmes nobles entre catharisme et catholicisme, Gwendoline Hancke nous invite ici à poursuivre ce parcours, cette fois en nous intéressant au destin de grandes familles de la noblesse peuplant les villages fortifiés languedociens du XIIe au début du XIVe siècle. De par sa situation sociale et pour des raisons profondément religieuses, cette noblesse joue en effet un rôle prépondérant dans l'implantation de l'hérésie : jusqu'au milieu du XIIIe siècle, les seigneurs, châtelains et chevaliers, restent les principaux protecteurs des hérétiques, et de nombreux membres de leurs familles, notamment des femmes, font partie du clergé cathare. Retracer et superposer des destins de familles nobles durant cette période permet de voir l'histoire sous un nouvel angle, pour ainsi dire de l'intérieur. Laurac, Châteauverdun, Rabat, d'autres encore, autant de noms qui sonnent haut et fort, ceux des châteaux et des familles qui les possédaient : familles qui se transmirent l'hérésie comme on le fait d'un héritage précieux, jusqu'à affronter le pape, le roi et l'Inquisition, jusqu'à, pour certaines d'entre elles, tout perdre.