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Gaston Fébus. Le prince et le diable
Pailhès Claudine
PERRIN
23,00 €
Épuisé
EAN :9782262023553
Jamais, si l'on en croit le chroniqueur Jean Froissart, on n'avait vu dans aucune cour d'Europe un homme aussi beau et aussi noble. Gaston Fébus (1331-1391), comte de Foix et vicomte de Béarn, fascinait ses contemporains. Fébus éblouissait! Son nom marqua son époque, puis il traversa les siècles.Administrant son pays comme un prince, Fébus avait le goût du pouvoir. Extrêmement habile, il mena entre le roi de France et le roi d'Angleterre un jeu diplomatique qui lui permit, chose exceptionnelle, de tenir ses Etats hors des ravages de la guerre de Cent Ans. Grand lettré et amateur de sciences, de musique, mécène généreux, Fébus aimait écrire et composer des poésies. Le Livre de chasse et Le Livre des oraisons, écrits en français afin d'être lus dans toute l'Europe, révèlent autant sa passion de chasseur que les angoisses d'une âme tourmentée par le péché.Car ce personnage brillant à qui tout semblait réussir avait une face noire: après avoir chassé brutalement sa femme, proche parente du roi de France, il tua son propre fils. Entre l'homme public, le prince éclairé et l'intraitable père et mari hanté par ses démons, l'historienne Claudine Pailhès nous invite à comprendre une personnalité complexe, contradictoire, en suivant la destinée hors du commun de ce souverain régional.
Jusqu'ici, l'histoire de la dynastie des comtes de Foix n'avait jamais été écrite. On est pourtant en présence d'une lignée hors du commun, qu'une trajectoire sans faille a menée des montagnes de Haute-Ariège au trône de France. Depuis Bernard, au début du XIe siècle, les comtes de Foix - qui ont été, à trois reprises, des comtesses - ont toujours occupé une place de premier plan dans l'histoire du midi de la France, des Pyrénées et même de la Catalogne, avant de devenir des acteurs majeurs de l'histoire de France, jusqu'à Henri III, roi de Navarre et comte de Foix en 1572, futur roi Henri IV. Au cours de ces six siècles de continuité dynastique, chaque représentant de la lignée a prolongé l'oeuvre de son prédécesseur, dans une montée en puissance de leur maison et une expansion territoriale permanente qui les amena à la tête du plus grand domaine seigneurial de France puis à la Couronne de Navarre. Toujours au coeur des grands évènements de leur temps, ils y mêlèrent les provocations téméraires, les risques calculés et le génie diplomatique, condition de la survie. Quelques figures exceptionnelles jalonnent leur histoire. Raimond Roger, violent guerrier, pilleur de la cathédrale d'Urgell, mais familier du monde courtois des troubadours, tolérant envers l'hérésie cathare, meneur des troupes du comte de Toulouse contre les croisés de Montfort, mais aussi acteur de débats théologiques et flamboyant défenseur de la cause languedocienne devant le Pape lui-même. Roger Bernard III, qui mena une vie de défis permanents mais en sortit plus puissant que jamais. Gaston Fébus, bien sûr, le prince le plus brillant d'Occident selon Jean Froissart, administrateur et diplomate exceptionnel, mécène fastueux, écrivain lui-même, mais entouré de drame et de mystère. Gaston IV, le prince munificent qui obtint la Couronne de Navarre. Henri de Navarre enfin, qui devint le mieux connu et le plus aimé des rois de France. Même au plus haut de leur ascension, ces comtes, ces princes n'oublièrent jamais le pays de Foix ; au contraire, c'est là qu'ils puisèrent jusqu'au dernier, le roi Henri, la part de sacré et de mythe qui grandissait leur dynastie.
Cet ouvrage livre une correspondance d'environ 300 lettres de Gaston de Lévis, élu en 1812 à l'Académie Française. Cette correspondance est exceptionnelle à plus d'un titre. Gaston de Lévis écrit à son épouse Pauline entre les années 1784 et 1795. Outre l'oeuvre littéraire tout à fait remarquable que constituent ces lettres, il s'avère qu'elles sont aussi - et même surtout, une source historique rare: écrivant de Paris, de Versailles, puis de toute l'Europe, Gaston de Lévis raconte quasiment au jour le jour la Révolution française et les années troublées qui ont suivi. Ainsi, après avoir été député de la noblesse aux Etats Généraux en 1789, il s'est retrouvé engagé auprès des armées coalisées (il était à Valmy, au débarquement de Quiberon...) et il raconte tout cela avec force détails, sans jamais se départir d'un humour décapant: la lettre décrivant un duel au pistolet à la Barry Lyndon, l'humour en plus ("Ils pourraient tirer toute la journée sans se toucher"), est d'une grande drôlerie. Il se fait ainsi le fidèle rapporteur des remous historiques qu'il vit de l'intérieur. Attaché à la famille royale, il est un témoin avisé et sagace, il a ses entrées à la Cour et derrière les portes closes. Ces lettres permettent également d'entrer dans la mentalité des nobles de l'époque, montrant à quel point tous les émigrés n'étaient pas issus du même moule. Depuis les quatre coins d'une Europe qui vibre, Gaston de Lévis écrit l'Histoire, en n'oubliant jamais le lieu où son coeur est en dépôt, auprès de "sa" Pauline.
Le comté de Foix possède une histoire hors du commun et, pour bien des raisons, il fait partie intégrante de l'Histoire de France. Ainsi, ce petit "pays" pyrénéen a constitué à lui seul, par sa forte identité, une province de la France d'Ancien Régime. Son histoire médiévale, très connue dans ses aspects religieux et hérétiques, l'est nettement moins, en revanche, dans ses aspects institutionnels, sociaux et humains : ce sont donc ces derniers que l'on évoquera dans ce livre. Coutumes, bastides, châteaux, luttes de pouvoir, existence à la terre et à la ville, la vie des hommes, nobles et humbles, est étudiée en ses détails les plus inattendus, les plus riches d'enseignements. En outre, le comté de Foix a bénéficié du rayonnement d'une dynastie comtale exceptionnelle : à sa tête se succédèrent des hommes à la personnalité puissante qui surent tenir tête aux rois de France, d'Aragon, d'Angleterre, au point que cette lignée prestigieuse en arriva, avec un certain Henri de Navarre, surtout connu sous le nom d'Henri IV jusqu'à monter sur le trône de France. Ce livre ne raconte donc pas seulement l'histoire d'une province il raconte aussi une histoire de France dans laquelle les humbles ne sont pas oubliés.
Résumé : L'issue de la première guerre mondiale est connue de tous et pourtant, en avançant avec les doutes, les peurs et les tâtonnements des contemporains, Jean-Yves Le Naour relate une année à suspens. Il ravive de sa plume romancée le cours d'une année cahotique qui conduit à l'étrange victoire des Alliés. Au printemps 1918, par trois fois ? en mars, avril et mai ?, Français et Britanniques ont le sentiment de frôler la défaite. On a l'impression de rejouer septembre 1914 ! On se bat sur la Marne et Paris, bombardé, est en proie à la panique. De tous côtés, les fronts se resserrent : depuis mars 1918, la paix signée avec la Russie bolchevique libère 1 million de soldats allemands sur l'ouest. Une course contre la montre s'engage avec un unique objectif : tenir. En 1918, rien n'était écrit et l'Allemagne pouvait encore l'emporter ! Fidèle aux précédents volumes, ce dernier opus dévoile les coulisses politiques et la cuisine des états-majors en s'appuyant sur des sources inédites : les rivalités entre Pétain, Foch et le Britannique Douglas Haig, les guerres d'ego qui ont paralysé la situation au point de compromettre la défense nationale. Fait nouveau, par rapport à 1914-1917, les militaires sont désormais sous la coupe de Clemenceau et de Lloyd George. "Le Tigre" caresse même le rêve de prendre lui-même le commandement unique du front occidental avant de le faire déléguer à Foch qui déclenche l'offensive finale qui jettera à bas les EMpires centraux. Passant d'un front à l'autre, Jean-Yves Le Naour nous entraîne jusqu'à la victoire en trompe l'oeil, la joie de la paix étant lourde des guerres futures.
Frappés par une sombre légende que chaque époque vient enrichir, les trois grands acteurs de la saga Borgia ? Alexandre, César et Lucrèce ? ne seraient qu'un empoisonneur, un assassin et une débauchée. Exceptionnellement romanesque, l'histoire d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance est en réalité bien plus riche et plus nuancée. D'origine catalane, ces " Borja " vont réussir à imposer en trois générations deux papes à la chrétienté : en 1455, Calixte III, grand diplomate obsédé par le danger turc, puis en 1492, Alexandre VI, qui compromet sa fonction dans plusieurs scandales, sans néanmoins oublier sa haute mission : tailler à l'Eglise, par la force, un territoire comparable à ceux des Etats-nations contemporains. Son fils César, hidalgo flamboyant un moment égaré dans l'Eglise, lui en ménage donc un en Romagne, où sa politique expéditive lui vaut de devenir le modèle de Machiavel. A Rome, coupe-gorge où continuent à s'affronter les clans médiévaux, les rugueux Borgia rendent coup pour coup, jusqu'à l'effondrement final. C'est alors le temps de la revanche de la belle Lucrèce, plusieurs fois mariée selon les ambitions du clan. Devenue duchesse de Ferrare et l'une des plus belles figures féminines de l'époque, elle inaugure le temps de la repentance des Borgia, bientôt marqué par la personnalité torturée du jésuite Francesco, le saint de la famille. La saga des Borgia se lit ainsi comme l'aventure exemplaire et tragique d'une ambitieuse dynastie de gens d'Eglise, bien loin de l'image trop répandue d'une brillante et douceâtre Renaissance italienne.
Résumé : Début 1916, Joffre planifie une offensive générale des Alliés, simultanément sur la Somme, le front russe, les Balkans et l'Italie. Mais les Allemands attaquent les premiers, à Verdun, le 21 février : 1,5 million d'obus s'abattent en une seule journée sur 12 kilomètres de front français ! Une puissance de feu jamais vue jusque-là. Le début de l'enfer... Sur la scène internationale, 1916 est marquée par la révolte arabe contre les Turcs, menée par Lawrence d'Arabie ; la Russie qui jette ses dernières forces dans la bataille avec l'offensive Broussilov et qui se désagrège de l'intérieur : la question n'est plus de savoir s'il va y avoir une révolution, mais quand elle aura lieu et sous quelle forme ; ou encore l'épuisement de l'Allemagne qui, asphyxiée par le blocus britannique, lance la guerre sous-marine à outrance. 1916, enfin, c'est aussi et surtout une vie politique française particulièrement tendue : le mouvement pacifiste s'organise, les socialistes se divisent, l'Union sacrée se meurt, la Chambre et le Sénat se réunissent en comité secret pour se débarrasser de Joffre et d'Aristide Briand, etc. Avec le talent narratif qu'on lui connaît, Jean-Yves Le Naour nous fait entrer dans les coulisses du conflit, alternant les points de vue du pouvoir et du peuple, et même ceux des Anglais et des Allemands grâce au dépouillement des archives diplomatiques. Il fait ainsi tomber nombre de préjugés et d'idées reçues, dont le mythe de Pétain-vainqueur de Verdun : sa mise en avant a en fait répondu à un plan politique cherchant à diminuer Joffre ! Un récit vivant, poignant, qui mêle avec brio faits, sentiments et réalités de la guerre.
Résumé : "Messager de paix, artisan d'union, maître de civilisation, et, avant tout, héraut de la religion du Christ et fondateur de la vie monastique en Occident, tels sont les titres qui justifient la glorification de saint Benoît, abbé" : ainsi le pape Paul VI débute-t-il son bref par lequel, en octobre 1964, il proclame ce dernier "patron principal de toute l'Europe". De Benoît de Nursie, pourtant, né vers 480 en Italie centrale, souvent représenté vêtu d'une coule noire, tenant dans une main une crosse abbatiale et dans l'autre un livre, celui de la Règle dite "de saint Benoît", nous ne savons que peu de choses. Si depuis le VIe siècle des centaines de milliers d'hommes et de femmes, moines et moniales, ont vécu et vivent encore en suivant les principes émis dans ce texte qu'il a rédigé pour guider ses disciples dans la vie monastique communautaire, s'il a réformé le monachisme occidental et fondé plusieurs monastères bénédictins dont celui du Mont-Cassin, ce personnage clé du christianisme occidental demeure une figure mal connue. Odon Hurel , puisant aux meilleures sources et démêlant mythes et réalités, retrace l'histoire de cet homme couramment qualifié de "patriarche des moines d'Occident" et s'attache avec brio à cerner l'originalité de sa Règle et du modèle bénédictin.