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L'amour, la sexualité et l'Inquisition. Les expressions de l'amour dans les registres d'Inquisition
Hancke Gwendoline
LA LOUVE
18,00 €
Épuisé
EAN :9782916488165
Un paradoxe : l'Inquisition est connue pour la rigueur de ses procédures d'enquêtes et aussi pour la froideur méthodique de ses registres... A priori, on pourrait donc s'étonner de trouver dans de telles sources des expressions de l'amour, de la sexualité et du mariage. C'est pourtant à cette recherche originale que s'est confrontée Gwendoline Hancke : le résultat est surprenant, riche, empli d'une humanité en souffrance qui résiste pourtant, à sa manière. On ne peut s'empêcher de penser, à la lecture de ces lignes, que ces récits, parfois très intimes, sont autant de façons de dire à l'inquisiteur : Tu vois ? Tu me juges, tu peux aller jusqu'à prendre ma liberté, ma vie, mais tu ne m'enlèveras pas ce que j'ai été. Ces victimes, citées à comparaître devant le premier tribunal de la pensée de l'histoire, ont affirmé et raconté leurs amours, leurs mariages, leur foi en même temps, comme si tout cela était lié de toute éternité. C'est ce témoignage de vie que Gwendoline Hancke a patiemment exhumé de milliers de pages constituant les registres d'enquête de l'Inquisition, ce tribunal qui voulait gommer jusqu'au souvenir de ses victimes et qui nous en restitue l'âme, aujourd'hui, involontairement. Ici, on trouvera une preuve supplémentaire, si besoin en était, que l'Histoire est faite de chair, de sang, d'amour et de désir aussi... et qu'elle contribue à la victoire de la vie sur la mort . . Gwendoline Hancke, Docteur en Histoire, spécialiste du Moyen-Âge, a grandi à Tübingen gens, en Allemagne et elle écrit directement en français. Sa passion pour le Midi de la France, pour sa culture et son histoire remonte à son enfance. Aujourd'hui, elle a enfin assouvi sa passion, puisqu'elle vit et travaille en Ariège, non loin de Mirepoix et de Montségur; au Coeur du pays cathare. Elle a déjà publié, chez le même éditeur : Femmes en Languedoc et l'hérésie en héritage
Un écrivain sort de son silence, en compagnie de quelques-uns de ses amis et disciples. Ils ont été conviés sur la péniche baptisée La Nuit Morave qui lui sert de refuge depuis une dizaine d'années, amarrée dans une boucle de la Morava, affluent serbe du Danube. En maître des lieux il les reçoit pour un dîner, puis se lance dans un long monologue mezza voce, ponctué seulement par le coassement des grenouilles sur le fleuve. Devant ses invités tour à tour interrogateurs ou narrateurs eux-mêmes, il est question d'une étrange menace, d'une femme dangereuse, d'un colloque sur le bruit en Espagne et d'une réunion de joueurs de guimbarde en Autriche... Et surtout, de solitude, de perte et d'amour. La Nuit Morave transporte le lecteur dans un territoire imaginaire envoûtant et singulier. Sans conteste un des livres les plus poétiques et les plus complexes de Peter Handke, il a été salué à sa publication en Allemagne comme un coup de maître du grand écrivain autrichien.
Dès 2001, Gwendoline Hancke publiait un ouvrage remarqué, aujourd'hui épuisé, "Les belles hérétiques", dans lequel l'historienne allemande brossait un portrait des femmes de la noblesse languedocienne proches du catharisme. Aujourd'hui, elle reprend ce thème, enrichi de ses plus récentes recherches sur les sources, mais elle va nous emmener bien au-delà : c'est à une découverte, magnifiquement vivante et documentée, que nous sommes conviés. Ici s'ouvre à nous la vie quotidienne des femmes nobles du Midi, de la noblesse rurale en particulier, au XIIIe siècle. Elle s'ouvre dans tous ses détails, du vestimentaire au religieux, et l'auteur ne se contente pas de la relation des femmes avec l'hérésie cathare : elle explore également la vie des femmes dans la religion catholique, "à la maison" ou au monastère. Enfin, cet ouvrage nous conduit pas à pas, avec un grand luxe de détails, au coeur même des foyers. Tout ce qui pouvait faire le quotidien d'une femme à cette époque est passé au crible, depuis son attitude face à la mort ou à la maternité, jusqu'à sa manière de concevoir l'amour. Riche, précis, en même temps très agréable à lire, ce livre est une référence en la matière.
4e de couverture : «Sans raison», sous le coup d'une illumination qu'elle n'expliquera pas, la femme de ce récit demande à son mari de s'en aller, de la laisser seule avec son fils de huit ans. La voici, désormais, «libre», bien que le mot, trop grand, trop précis, ne soit pas prononcé, ni pensé peut-être. Avec la simplicité déroutante que nous lui connaissons, Peter Handke impose puissamment à l'enchaînement des faits et gestes insignifiants de la vie quotidienne une dimension universelle et tragique.
Résumé : Gregor Keuschnig, attaché de presse à l'ambassade d'Autriche à Paris, rêve, une nuit de juillet, qu'il assassine une vieille femme. A peine le rêve l'a-t-il rejeté à la vie éveillée qu'il constate qu'il est devenu un autre, étranger à tout. Il commence alors une extraordinaire pérégrination, de son domicile à son bureau, chez sa maîtresse, à une conférence de presse de l'Élysée, à un dîner "littéraire". Aventure dont les événements marquants sont moins peut-être la rupture avec sa femme, ou même sa petite fille perdue dans Paris, que sa folle recherche des moments, situations, pensées, objets ou rencontres qui lui permettent de se sentir un instant "hors d'atteinte". A ces images, Peter Handke a imposé un montage d'une rapidité étourdissante qui font de son roman une sorte de "film à lire" tout à fait fascinant.
Le nez de Cléopâtre : s'il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé. " Cette "pensée" de Pascal, bien connue, sert à étayer la thèse selon laquelle les faits historiques dériveraient de causes fortuites et aléatoires : si Cléopâtre n'avait pas été aussi belle, Antoine aurait gardé sa clairvoyance, aurait vaincu à Actium (31 avant J.-C.), et " la face de la terre aurait changé ". Semblable conception de l'histoire, pourtant, n'est pas unanimement partagée : certains pensent, en effet, que l'issue de la bataille d'Actium, ou de n'importe quel affrontement majeur, n'a pas dépendu du comportement privé d'un homme, mais bien de lois supérieures qui règlent le déroulement des choses et où les humains n'entrent pour rien. Ces deux conceptions de l'histoire s'affrontent depuis la Renaissance, dans un débat retracé ici, qui tourne autour des mêmes questions essentielles : l'histoire est-elle le domaine du contingent et de l'irrationnel, ou le lieu du sens ? Les événements du passé devaient-ils arriver ou sont-ils advenus par hasard ? Faut-il en chercher les causes dans des principes indépendants de l'action des hommes et de leur libre-arbitre ? Le futur, voire la fin de l'histoire, sont-ils écrits ? L'humanité a-t-elle un Destin ? Historien lui-même (Port-Royal), Sainte-Beuve est maintes fois revenu sur ces questions : on ne pouvait donc trouver, dans ce parcours, meilleur guide que lui. Enfin, Michel Brix nous invite également à un surprenant voyage dans la littérature - non seulement française, mais aussi européenne.