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L'os de frère Jean
Marteil Jean-Louis
LA LOUVE
15,00 €
Épuisé
EAN :9782916488332
Après dix années de - très relative - tranquillité, durant lesquelles l'abbaye s'est dûment enrichie, la Relique semble bel et bien saisie d'une nouvelle et irrépressible envie de "voir du pays": l'os baladeur va donc trouver, en la personne d'un moine déterminé et intelligent, le moyen de semer dans une abbaye enfin à peu près paisible une remarquable pagaille. Puis, selon le principe bien établi que rien ne contrarie plus un voleur que d'être à son tour volé, les moines Abdon, Jérôme et Bernard, aventuriers malgré eux, vont être précipités une fois encore sur les chemins. D'incompréhensions certaines en dérapages variés, de pieux mensonges en énormités diverses, les trois moines vont pourtant faire la surprenante découverte d'un pays merveilleux et légendaire, plus réel toutefois qu'il y paraît au premier abord. L'os de frère Jean nous replonge avec plaisir dans l'univers tendre, drôle et farfelu de Jean-Louis Marteil. Il nous conte un Moyen Age qui n'est pas fait uniquement de sang et de flammes, où l'humanisme et l'humour font bon ménage.
Ici, après La chair de la Salamandre et l'assassinat du mort, on retrouve une fois encore dame Braïda, décidément très curieuse, laquelle aura fort à faire avec un pendu qui n'en demandait pas tant et des mouches récalcitrantes. Bien sûr, les hommes du guet sont là aussi, égaux à eux-mêmes, c'est à-dire à pas grand'chose. Un chevalier du Temple vient enfin renforcer la galerie de portraits et, bien que son état lui interdise en principe l'amour terrestre... mais la nature humaine étant ce qu'elle est... Bref, ce polar médiéval, toujours aussi sanglant et joyeux, reste dans la veine des précédents volumes, avec son humour déjanté et sa langue diablement vivante...
Après La Relique et L'os de, frère ,Jean, cette troisième et dernière époque de ce qu'il faut bien appeler une trilogie nous lance, en compagnie des frères Abdon, Jérôme et Bernard, sur de fort hypothétiques chemins de Compostelle. Expédiés par leur abbé, et pour de toujours aussi mauvaises raisons, à la poursuite d'un supposé miracle, les trois voyageurs malgré eux sont cette fois affublés d'un quatrième compagnon : l'âne Morel, têtu, ombrageux, maître ès ruades, refusant tout ce qui pourrait s'apparenter à un travail, mais ô combien attachant, au point de transformer le trio "historique" en un inséparable quatuor. Toujours avec humour, avec la même proximité humaine pour ses personnages et le même souci de l'exactitude historique, l'auteur nous conduit de situations inattendues en rencontres savoureuses, de dialogues absurdes en gags visuels, et exprime à chaque page sa foi en ce que l'humanité peut posséder de meilleur : il prouve ainsi qu'à force de courir derrière l'improbable, il arrive parfois, tout simplement, que l'on découvre l'indispensable...
Après " Femmes en Languedoc ", ou elle dépeint la vie quotidienne des femmes nobles entre catharisme et catholicisme, Gwendoline Hancke nous invite ici à poursuivre ce parcours, cette fois en nous intéressant au destin de grandes familles de la noblesse peuplant les villages fortifiés languedociens du XIIe au début du XIVe siècle. De par sa situation sociale et pour des raisons profondément religieuses, cette noblesse joue en effet un rôle prépondérant dans l'implantation de l'hérésie : jusqu'au milieu du XIIIe siècle, les seigneurs, châtelains et chevaliers, restent les principaux protecteurs des hérétiques, et de nombreux membres de leurs familles, notamment des femmes, font partie du clergé cathare. Retracer et superposer des destins de familles nobles durant cette période permet de voir l'histoire sous un nouvel angle, pour ainsi dire de l'intérieur. Laurac, Châteauverdun, Rabat, d'autres encore, autant de noms qui sonnent haut et fort, ceux des châteaux et des familles qui les possédaient : familles qui se transmirent l'hérésie comme on le fait d'un héritage précieux, jusqu'à affronter le pape, le roi et l'Inquisition, jusqu'à, pour certaines d'entre elles, tout perdre.