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Pentecôte
Marteau Robert
GALLIMARD
6,15 €
Épuisé
EAN :9782070285402
Les vestiges du château de Corcoue et les bâtiments d'une abbaye qui en dépend dominent une étendue de marais. Un peintre, Pentecôte, qui vit à l'abbaye avec ses enfants, décide de disparaître sur une barque dans l'eau et la brume. Tout le village part à sa recherche. Pour tous les personnages, il pourrait s'agir d'une quête à travers le labyrinthe que figure le marais. Leurs aventures évoquent celles des navigateurs celtiques vers les Iles bienheureuses. L'onirisme et le fantastique s'entrelacent dans la trame des péripéties d'un récit qui se déroule comme une tapisserie romanesque. Les personnages deviennent les thèmes d'une rhapsodie poétique ; il pèse sur eux une malédiction, comme si le passé ne pouvait que recommencer, entraînant la mort et la perdition.
LITURGIE, c'est ce que chacun peut entendre et voir chaque jour à chaque heure, en chaque instant aussi soudain soit-il. C'est l'?uvre à tous offerte en l'intimité des événements infiniment produits depuis le commencement et depuis l'origine, et qui donnent au temps ce que l'on nomme sa couleur, à l'éternité sa musique, au livre sa mutité. Si les oiseaux jouent ici un grand rôle, c'est parce qu'ils chantent, et que par leur jargon nous revient l'espoir d'accéder au lieu d'où nous venons. Si les arbres tiennent ici une grande place, c'est parce qu'ils escaladent, de branche en branche, la lumière, afin de parler plus haut à ce qui reste en nous de sylvestre ou sauvage. Pourquoi la langue, en constituant le présent écrit, s'est-elle pliée ou versée, ou renversée dans l'espace du sonnet ? L'auteur pourrait répondre que c'est par obéissance, exigence, superstition, religion ; encore, pour que les comptes ne soient pas négligés.
On voyait le figuier comme violet, comme si le ciel avait déteint. Les coups de vent venus de la mer avaient emporté le faîtage des paillers par-dessus les frênes. Ç'avait arraché plein de bois dans les futaies. Les tuiles brisées jonchaient les chemins. - C'était encore présent en chacun à cause du vacarme des tôles, des bailles de zinc ou de fer-blanc que la bourrasque emportait. Les vaches s'étaient répandues dans la campagne. Les chevaux s'affolaient, hennissant, tapant de leurs fers contre les parois, s'enfuyant des écuries. Alentour, toute la forêt pliait, souvent éclatait, des fracassements pas croyables : un fayard qui craquait, un chêne qui se partageait de tout son long comme une cosse de petits pois. Les gars voulaient sortir. " Sors pas ", disaient les femmes. " Ce jour-là il y avait aussi une chasse à courre et par des interférences absolument imprévisibles se produisirent des événements que les gens de là-bas ne sont pas près d'oublier.
Les huit peintres réunis dans ce volume sont Hals, Rembrandt, Vermeer, Chardin, Goya, Ingres, Corot et Monet. Ce n'est pas là un recueil dû au hasard ; on peut y lire, en filigrane, tout un itinéraire personnel d'écrivain, toute une vision du monde, merveilleusement accordée à celle de ces peintres (de la même façon, Robert Marteau avait consacré un beau livre aux vitraux de Chagall, Mazo, 1971, traduit aux Etats-Unis la même année). Ces peintres, Robert Marteau ne les regarde pas en technicien, ni en critique d'art, mais dans le contexte où ils lui ont été donné à voir : un voyage à Amsterdam, un autre dans le Valois, plusieurs aux Etats-Unis. C'est donc un écrivain qui parle, qui dit l'émotion perpétuelle que suscitent en lui ces huit peintres (et tant d'autres), les échos qu'il perçoit entre la nature, les peintres et lui-même : échos et émotion qu'il sait dire ici simplement, dans une prose qui semble avoir elle-même les épaisseurs et les transparences de la peinture qu'elle évoque.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.