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Huit peintres
Marteau Robert
TABLE RONDE
13,20 €
Épuisé
EAN :9782710306139
Les huit peintres réunis dans ce volume sont Hals, Rembrandt, Vermeer, Chardin, Goya, Ingres, Corot et Monet. Ce n'est pas là un recueil dû au hasard ; on peut y lire, en filigrane, tout un itinéraire personnel d'écrivain, toute une vision du monde, merveilleusement accordée à celle de ces peintres (de la même façon, Robert Marteau avait consacré un beau livre aux vitraux de Chagall, Mazo, 1971, traduit aux Etats-Unis la même année). Ces peintres, Robert Marteau ne les regarde pas en technicien, ni en critique d'art, mais dans le contexte où ils lui ont été donné à voir : un voyage à Amsterdam, un autre dans le Valois, plusieurs aux Etats-Unis. C'est donc un écrivain qui parle, qui dit l'émotion perpétuelle que suscitent en lui ces huit peintres (et tant d'autres), les échos qu'il perçoit entre la nature, les peintres et lui-même : échos et émotion qu'il sait dire ici simplement, dans une prose qui semble avoir elle-même les épaisseurs et les transparences de la peinture qu'elle évoque.
LITURGIE, c'est ce que chacun peut entendre et voir chaque jour à chaque heure, en chaque instant aussi soudain soit-il. C'est l'?uvre à tous offerte en l'intimité des événements infiniment produits depuis le commencement et depuis l'origine, et qui donnent au temps ce que l'on nomme sa couleur, à l'éternité sa musique, au livre sa mutité. Si les oiseaux jouent ici un grand rôle, c'est parce qu'ils chantent, et que par leur jargon nous revient l'espoir d'accéder au lieu d'où nous venons. Si les arbres tiennent ici une grande place, c'est parce qu'ils escaladent, de branche en branche, la lumière, afin de parler plus haut à ce qui reste en nous de sylvestre ou sauvage. Pourquoi la langue, en constituant le présent écrit, s'est-elle pliée ou versée, ou renversée dans l'espace du sonnet ? L'auteur pourrait répondre que c'est par obéissance, exigence, superstition, religion ; encore, pour que les comptes ne soient pas négligés.
Pendant un an, de mai 1982 à mai 1983, Robert Marteau a tenu ce qu'il appelle son journal du Saint-Laurent, de ce Fleuve sans fin, comme le nomment les Indiens du Québec. Ce n'est pas sa propre personne qui intéresse Marteau, mais le grand paysage nord-américain, avec ses oiseaux, ses végétaux, l'état quotidien du fleuve, les ciels, les mythes, l'histoire. C'est un Européen nourri de littérature et de peinture, mais aussi des grands mythes indiens, qui déchiffre dans ce journal cette nature restée quasi intacte ; et c'est grâce à elle qu'il peut parler de lui-même et de nous, dans un style d'une exceptionnelle densité, tantôt simple notation, tantôt réflexion, le plus souvent véritable poème en prose, qui nous rappelle que l'intimité avec la nature et celle avec la langue vont, ici, magnifiquement, de pair.
Résumé : Du lundi 15 janvier 1979 au mardi 29 avril 1980, l'auteur tient son journal, qu'il écrit la plupart du temps sur le motif. Il vit à Montréal, au flanc même du Mont-Royal, dont il se plaît à gravir les pentes et à parcourir les sentiers. De là s'offrent à lui la ville, le fleuve, les immenses perspectives du paysage qui le convient aux origines : sources enfouies dans l'humus de ce continent américain où il s'est fixé, mémoire de la terre de Poitou qui l'a vu naître et où reposent ceux qui lui ont donné le jour. Par l'attention il laisse l'écriture ouvrir les voies, se frayer de multiples chemins, accueillir l'instant, dire l'arbre et l'oiseau, mais aussi témoigner pour ceux qui n'ont plus de paroles, les peuples indiens que l'homme blanc a détruits. Tout au long, et comme en contrepoint, sa méditation fait émerger les menaçantes figures que couve et développe le monde actuel. De l'apparent désordre de son inspiration a pris forme un livre étonnamment vigoureux, violent et construit, dont la richesse, infinie, révèle qu'un homme seul, loin d'être pour lui-même un champ clos, vit sans cesse irrigué par le flux ininterrompu de l'univers.
Autrefois, naguère, il était constant qu'en vue d'un tableau le peintre se livrât à des Etudes. C'est en voyant celles de Le Brun, au pavillon de Flore, aussitôt après l'irruption de François Fédier venu jusqu'à moi proclamer l'hellénité de la muse, que je ressentis l'irrépressible désir de me livrer sans contrainte, mais comme obéissant, à la quête de la disparue. Toute forme d'imagination rejetée, il me fallait aller par les sentes maintenant recouvertes et me frayer là son chemin, ne me fiant qu'à l'instinct et à la mémoire, une fois encore imitant celui, forestier, braconnier, chasseur, qui, enclos dans la selva selvaggla, en elle écarté, par elle tente de retrouver son orient. R.M.
Nouvelle édition en 20164e de couverture : «L'Antigone de Sophocle, lue et relue et que je connaissais par c?ur depuis toujours, a été un choc soudain pour moi pendant la guerre, le jour des petites affiches rouges. Je l'ai réécrite à ma façon, avec la résonance de la tragédie que nous étions alors en train de vivre.» Jean Anouilh.Notes Biographiques : Grand dramaturge, Jean Anouilh est né à Bordeaux en 1910 et mort à Lausanne en 1987. Issu d'un milieu très modeste, fils d'un tailleur et d'une violoniste, il se passionne très tôt pour le théâtre. Un soir de 1928, émerveillé par la représentation de "Siegfried" de Jean Giraudoux, il décide de se consacrer à l'écriture théâtrale. Il devient le secrétaire de Louis Jouvet qui dirige la Comédie des Champs-Elysées et interrrompt ses études de droit. Son ?uvre est très abondante (quarante-cinq pièces dont une trentaine ont été montées et interprétées par les plus grands comédiens), passant du romantisme à un réalisme inquiétant ou mythique, du pessimisme à la fantaisie. Citons "Le voyageur sans bagage", "Leocadia", "L'Hermine", "Antigone", "Colombe", "L'alouette", "Ornifle", "L'invitation au château", "Le bal des voleurs".
4e de couverture : Miguel de Cervantès a raconté la vie de don Quichotte jusqu'à son retour au village après sa troisième sortie. À peine le chevalier a-t-il rédigé son testament qu'il rend l'âme, entouré de sa gouvernante Quiteria, du curé don Pedro, du barbier Nicolas, de son écuyer Sancho Panza et de sa nièce Antonia, tourmentée par les nombreuses dettes que lui lègue son oncle et les attentions masculines peu louables dont elle est l'objet, alors qu'elle n'a d'yeux que pour le bachelier Samson Carrasco. Chacun se souvient de l'ingénieux hidalgo et s'interroge sur les intentions profondes qui ont guidé son âme. Mais l'action continue, qui donne à Andrés Trapiello, à Sancho Panza et au lecteur l'occasion de se venger de la bêtise de ceux qui, profitant de sa folie, se sont moqués du chevalier à la Triste Figure.
Médée, terrible Médée ! Femme révoltée qui trahit son père, tua son frère pour l'amour de Jason et la conquête de la Toison d'or. Dix ans après, Jason se déprend de Médée et s'apprête à épouser la fille de Créon, roi de Corinthe. Refusant la fuite et le "bonheur, le pauvre bonheur", Médée va continuer à semer le feu... Je t'ai aimée, Médée. J'ai aimé notre vie forcenée. J'ai aimé le crime et l'aventure avec toi. Et nos étreintes, nos sales luttes de chiffonniers, et cette entente de complices que nous retrouvions le soir, sur la paillasse, dans un coin de notre roulotte, après nos coups. J'ai aimé ton monde noir, ton audace, ta révolte, ta connivence avec l'horreur et la mort, ta rage de tout détruire. J'ai cru avec toi qu'il fallait toujours prendre et se battre et que tout était permis", Jean Anouilh.
Ohl Michel ; Dussert Eric ; Ohl Jean-Pierre ; Nogu
C'est par pur altruisme que Michel Ohl a rejoint le groupe des écrivains imaginatifs débordants, et s'est laissé classer dans ce club informel des gens d'esprit avec ses pairs Maurice Roche, Jean-Pierre Verheggen, Alphonse Allais, Raymond Queneau, Boris Vian, Alfred Jarry et quelques moralistes carabinés du genre de Félix Fénéon. Ajoutez à cela son goût personnel pour les collages à usage épistolaire, vous avez le portrait de l'original bravant les conventions d'un monde codifié qui n'apprécie rien tant que le sérieux et la morgue. Dans ces pages où se percutent les notes de zinc, les détournements, les anagrammes, les calembours, les anecdotes, les récits de rêves fous et ses méditations de lecteur frénétique, ces pages où résonne le "mastaraglu", la langue des morts de son invention, on retrouve toute la jubilation et toute la déflagration de la littérature en marche.