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Le chant arabo-andalou
Marouf Nadir
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782738433251
Le patrimoine musical arabo-andalou, à l'instar des autres systèmes musicaux de tradition orale, a traversé les siècles grâce à la mémoire collective. Celle-ci a eu, cependant, ses hauts et ses bas, en raison de contingences historiques. En dépit des altérations mélodiques ou rythmiques qu'il a pu subir, ce patrimoine s'est nourri, aussi paradoxalement que cela puisse paraître, par sa marge cela réfère aux genres et aux styles rencontrés dans les terres d'accueil, mais aussi aux acteurs sociaux eux-mêmes, plus ou moins marginaux. Cette dialectique de la norme et de la marge, du "centre" et de la "périphérie", sert ici de schéma explicatif à la fois du changement et du caractère systématique d'un patrimoine qui rappelle à grands traits les gravures rupestres du Tassili : oeuvre millénaire, chaque génération est venue apporter sur la patine rocheuse son témoignage, l'expression de ses angoisses ou de ses rêves, oeuvre collective et évolutive donc, mais aussi oeuvre d'un ordonnancement global qui fait système. Cest là un des aspects essentiels de la rationalité du patrimoine andalou, dont le répertoire poétique recensé est aujourd'hui en danger de disparition. Ce corpus est connu et chanté à Bagdad, Alep, Damas, Le Caire, Tunis, Constantine, Alger, Tlemcen, Fès, Tétouan, et sans doute dans les villages d'Andalousie où quelques bribes de ce patrimoine subsistent encore (version espagnole) dans les répertoires locaux
Dans un entretien avec Nadir Marouf, professeur émérite de l'université de Picardie-Jules Verne, ayant occupé divers postes d'enseignant-chercheur dans les universités françaises et algériennes, ont été abordées les grandes thématiques qu'il avait développées au cours de sa carrière de sociologue et d'anthropologue, l'auteur explique, entre autres, les raisons de son invisibilité auprès des jeunes générations de chercheurs de son pays natal et les raisons pour lesquelles il est publié dans d'autres pays, notamment en France. Auteur de véritables trésors en sciences humaines et sociales, il dresse un bilan sur l'histoire de la sociologie en Algérie et relate sa vision quant à l'avenir de l'anthropologie au Maghreb. Une interview de plusieurs heures à permis de mettre en relief les grandes étapes de sa vie personnelle, intellectuelle et professionnelle, de sa démarche sociologique, en sus de ses diverses enquêtes empiriques qui lui ont permis de conceptualiser sa propre vision des choses en donnant vie à des paradigmes propres à notre société. Le présent ouvrage se compose de deux parties : une première partie porte sur un entretien sollicité par deux collègues de l'université de Tlemcen, à savoir madame Lynda Abdellaoui et monsieur Mohammed Bachir. Cette partie est intitulée : "Regards sur la sociologie en Algérie : entretien avec Nadir Marouf, l'homme, le sociologue et l'anthropologue". La deuxième partie réunit quelques articles de presse publiés dans les quotidiens nationaux depuis les six dernières années et qui portent aussi bien sur des points de doctrine académique que sur des questions d'actualité.
Les ruptures majeures qu'ont connues les Oasis Occidentales tiennent à deux faits successifs. Le premier concerne la désaffection de la hiérarchie nobiliaire. Cette désaffection porte sur les statuts sociaux, puisque les anciens serfs, appelés harratin, ou du moins une partie d'entre eux, se libèrent du travail servile dans un contexte de ruine des propriétaires soumis désormais à l'exaction fiscale coloniale. La seconde rupture, consécutive à la première, tient au caractère dynamique des oasiens harratin au lendemain de l'indépendance. Cependant la résistance d'en haut et le relent de conservatisme de la vieille notabilité foncière ne manquent pas de freiner la dynamique d'ascension sociale. Les deux ruptures qui précèdent sont en réalité consubstantielles du même paradoxe de la " dissolution-conservation ". Ce paradoxe va prendre d'autres formes avec les réformes agraires successives que connaîtra la région oasienne, notamment la procédure de revivification des foggara sur fonds publics et, une décennie plus tard, la révolution agraire qui l'une comme l'autre, n'auront aucun effet palpable. Les Oasis Occidentales connaîtront en revanche, à partir des années 80, des transformations, voire des malaxages qui, pour le meilleur ou pour le pire, modifieront drastiquement le paysage. Le coût écologique du projet sera rédhibitoire. L'autre coût, plus lourd de conséquences, est d'ordre social. Nous assistons en effet à la coexistence d'une culture d'oasis et d'une culture capitaliste donnant lieu à l'abandon à terme de la première, et à une professionnalisation progressive de paysans devenus " ouvriers agricoles ", ce qui rappelle curieusement le processus de colonisation en Algérie au milieu du 19e siècle. La postface de ce livre est un DVD. Elle constitue la synthèse de la problématique posée ici du destin des Oasis et de leurs habitants.
La revue " INTERSTICES " à parution semestrielle est l'entreprise de chercheurs francomarocains. Elle a pour but la diffusion des résultats de la recherche et des débats dans les champs de la culture (art, littérature, innovations culturelles,...), l'éducation (éducation et culture dans le monde, franco-phonie, communication interculturelle, formation et lien social..) et la société (connaissances et pratiques liées aux événements personnels, collectifs et historiques, mémoires et transmission, développement social,...). Revue scientifique pluridisciplinaire et interdisciplinaire, elle aspire à une meilleure compréhension d'espaces complexes et divers situés aux interstices des sciences de l'Homme, à une intelligente approche du réel, en comblant ses propres interstices. Ou bien encore à l'étude des phénomènes qui impliquent le discret, la fracture, la faille,... qui laissent la place au doute, donc à la recherche. Un mur lisse, égal, n'offre guère de prise. Il faut un vide entre deux briques pour qu'une nouvelle s'intercale, qu'un outil se glisse. Une science sans interstice, complète, serait une discipline éteinte, une doctrine fossilisée. Après tout, la science avance de manière granuleuse, par inférences, par à-coups. Entre deux percées, il y a nécessairement une attente, mieux, un mûrissement, toute son histoire est celle d'un incessant comblement du sens. En plus d'appréhender et d'élargir notre conception de la réalité, d'enrichir les connaissances et de combler les espaces interstitiels, la revue " Interstices " en faisant interagir les disciplines, leurs concepts et leurs méthodes, proposera des instruments de travail novateurs et critiques à destination de chercheurs de domaines multidisciplinaires.
Ce livre est le fruit d'une rencontre avec Kamal Malti, à Tlemcen, la ville natale de l'auteur. Ayant lu quelques articles parus dans la presse nationale algérienne (un hommage, entre autres, à Germaine Tillion), l'agrégé de lettres classiques qu'était Kamal Malti l'encouragea à réunir tous ses articles pour en faire un ouvrage. Flatté par un grand érudit, dont l'humilité force le respect, l'auteur a retenu l'idée mais en élargissant le projet à la réunion de toutes ses préfaces et avant-propos aux ouvrages qu'il a pilotés à titre divers au cours d'une carrière universitaire de 47 ans (de 1968 à ce jour). A première vue, ce projet devait répondre à un objectif pédagogique : faire connaître ses travaux, publiés notamment en France, au lectorat algérien qui, contrairement à celui des pays voisins, n'en a pas connaissance, et ce pour des raisons qui tiennent à la politique éditoriale réservée au livre "étranger". Mais voilà que, ô paradoxe, ce livre est publié par un éditeur que l'auteur n'a pas quitté depuis l'existence de la collection CEFRESS. Des raisons techniques expliquent ce choix, néanmoins il y a lieu d'espérer que cette oeuvre patrimoniale fasse l'objet d'une diffusion relativement large en Algérie et au Maghreb, en mettant à contribution la Maison des Sciences de l'Homme de Tlemcen, qui est, pour l'heure, en gestation et avec laquelle une coédition pourrait être envisagée.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.