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Revue internationale d'anthropologie cognitive N° 0, 1er trimestre 2015 : Paroles d'un préfacier et
Marouf Nadir
L'HARMATTAN
44,50 €
Épuisé
EAN :9782343052618
Ce livre est le fruit d'une rencontre avec Kamal Malti, à Tlemcen, la ville natale de l'auteur. Ayant lu quelques articles parus dans la presse nationale algérienne (un hommage, entre autres, à Germaine Tillion), l'agrégé de lettres classiques qu'était Kamal Malti l'encouragea à réunir tous ses articles pour en faire un ouvrage. Flatté par un grand érudit, dont l'humilité force le respect, l'auteur a retenu l'idée mais en élargissant le projet à la réunion de toutes ses préfaces et avant-propos aux ouvrages qu'il a pilotés à titre divers au cours d'une carrière universitaire de 47 ans (de 1968 à ce jour). A première vue, ce projet devait répondre à un objectif pédagogique : faire connaître ses travaux, publiés notamment en France, au lectorat algérien qui, contrairement à celui des pays voisins, n'en a pas connaissance, et ce pour des raisons qui tiennent à la politique éditoriale réservée au livre "étranger". Mais voilà que, ô paradoxe, ce livre est publié par un éditeur que l'auteur n'a pas quitté depuis l'existence de la collection CEFRESS. Des raisons techniques expliquent ce choix, néanmoins il y a lieu d'espérer que cette oeuvre patrimoniale fasse l'objet d'une diffusion relativement large en Algérie et au Maghreb, en mettant à contribution la Maison des Sciences de l'Homme de Tlemcen, qui est, pour l'heure, en gestation et avec laquelle une coédition pourrait être envisagée.
Dans un entretien avec Nadir Marouf, professeur émérite de l'université de Picardie-Jules Verne, ayant occupé divers postes d'enseignant-chercheur dans les universités françaises et algériennes, ont été abordées les grandes thématiques qu'il avait développées au cours de sa carrière de sociologue et d'anthropologue, l'auteur explique, entre autres, les raisons de son invisibilité auprès des jeunes générations de chercheurs de son pays natal et les raisons pour lesquelles il est publié dans d'autres pays, notamment en France. Auteur de véritables trésors en sciences humaines et sociales, il dresse un bilan sur l'histoire de la sociologie en Algérie et relate sa vision quant à l'avenir de l'anthropologie au Maghreb. Une interview de plusieurs heures à permis de mettre en relief les grandes étapes de sa vie personnelle, intellectuelle et professionnelle, de sa démarche sociologique, en sus de ses diverses enquêtes empiriques qui lui ont permis de conceptualiser sa propre vision des choses en donnant vie à des paradigmes propres à notre société. Le présent ouvrage se compose de deux parties : une première partie porte sur un entretien sollicité par deux collègues de l'université de Tlemcen, à savoir madame Lynda Abdellaoui et monsieur Mohammed Bachir. Cette partie est intitulée : "Regards sur la sociologie en Algérie : entretien avec Nadir Marouf, l'homme, le sociologue et l'anthropologue". La deuxième partie réunit quelques articles de presse publiés dans les quotidiens nationaux depuis les six dernières années et qui portent aussi bien sur des points de doctrine académique que sur des questions d'actualité.
Marouf Nadir ; Bensalah Mohamed ; Saadi Nourredine
Le remous médiatique auquel a donné lieu la loi du 23 février 2005 (article 04) sur les "bienfaits de la colonisation", votée à la va-vite par l'Assemblée nationale française, n'est pas prêt de s'achever tant au sein de la classe politique qu'à celui de la société civile, à l'intérieur de l'hexagone comme dans les anciennes colonies.Le caractère passionnel des débats était à la mesure de l'ambiance générale de ces dernières années et que la loi n'a fait qu'exorciser. A l'échelle de l'hexagone, une telle situation donne lieu à une nouvelle lecture de l'islam et des musulmans au Maghreb, lecture exacerbée par la visibilité de plus en plus manifeste, jugée souvent encombrante, des musulmans de France. Les déclarations publiques qui constituent la partie émergée de l'iceberg sociétal nous invitent à des chassés-croisés au sein de la classe politique qui s'est arrogé le monopole du dossier. Est-il possible, voire légitime, de contester le monopole de ce dossier au politique pour le soumettre au débat académique? En effet, la question coloniale est un sujet complexe, pour le moins interdisciplinaire, et nécessite une réflexion autonome et si possible sereine. C'est pourquoi le groupe de recherche du CEFRESS a jugé utile d'organiser une vaste discussion en prenant soin toutefois de baliser le sujet autour de problématiques diverses mais aussi éloignées que possible des approches normatives. "Le fait" colonial privilégie ici l'énoncé "factuel" et nous évite de tomber dans le piège des méfaits "et" bienfaits "."
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.