Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Un dialogue d'exception (1925-1948)
Maritain Jacques ; Berdiaev Nicolas ; Hubert Berna
YMCA PRESS
17,00 €
Épuisé
EAN :9782850653001
Le dialogue entre le philosophe thomiste Jacques Maritain et le penseur russe Nicolas Berdiaev se déroula dès l'arrivée de Berdiaev à Paris et il fut assez régulier jusqu'à la Seconde Guerre mondiale lorsque Maritain s'exila à New York, mais leurs échanges se poursuivirent jusqu'à la mort de Berdiaev en 1948. Ces deux intellectuels du XXe siècle ont coopéré, mais sans choisir la vérité contre leur amitié, ni leur amitié contre la vérité. Il ne fait aucun doute que Jacques Pavlovitch aima beaucoup personnellement le philosophe de Clamart et que Nicolas Alexandrovitch a réellement pris en affection le philosophe de Meudon. En réalité leur amitié, à laquelle se joignirent Raïssa Maritain et Lydia Berdiaev, fut révélatrice de leur ouverture d'esprit, de leur indignation devant les drames du monde moderne et de leurs recherches de l'indicible. Leurs coeurs étaient plus grands que leurs philosophies respectives.
Résumé : "Il suffit de lire la première phrase de l'introduction de Jacques Maritain pour comprendre ce qui est au centre de cet ouvrage : "Le salut vient des Juifs" (Jn 4, 22). Aux yeux de Maritain, la vie et la pensée de Paul sont entièrement commandées par la mystérieuse dialectique des Juifs et des Gentils qu'il a discernée dans le dessein de Dieu. Même la dialectique entre la Loi et la Grâce, qui caractérise la doctrine paulinienne, se rattache à ce mystère central. C'est le fils d'Israël devenu l'Apôtre des Nations que Maritain nous fait découvrir dans ce livre, avec sa profondeur coutumière. C'est donc un saint Paul "Hébreu, fils d'Hébreux, Apôtre des Gentils", comme il l'écrit dans sa dédicace adressée à une Juive américaine, que Maritain nous présente dans ce livre. Ce paradoxe, qui en 1941 sonnait comme une provocation, reste encore aujourd'hui une lumière pour redécouvrir à propos de saint Paul que Dieu n'accomplit l'universalité de son dessein bienveillant sur l'humanité qu'à travers la particularité d'une Election "sans repentance" (Rm 11, 28-29) dont les Juifs sont à La fois l'objet et les témoins." Fr. Jean-Miguel Garrigues o.p.
Frank Simon ; Krekchine Ignace ; Backès Jean-Louis
Le livre du philosophe russe Simon Frank (1877, Moscou - 1950, Londres) intitulé Cinq essais sur Pouchkine s'ouvre par un paradoxe : l'univers intellectuel du grand poète, dont l'oeuvre et la vie ont pourtant été étudiées par les spécialistes dans leurs moindres détails, demeure méconnu. Ces études s'adressent à un large public. Elles nous font découvrir un Pouchkine aussi profondément européen qu'intrinsèquement russe. Animé d'une religion de dimension universelle, cet immense poète concilie paradoxalement les principes libéraux avec le conservatisme dans une vision synthétique où les destins de la Russie et de l'Europe apparaissent étroitement liés. Ses pensées sur l'amour, l'amitié, la sociabilité et la solitude constitue un trésor de sagesse inépuisable. "Quel trop-plein de diversité et de vie dans cet étonnant univers spirituel qui a nom Pouchkine ! " Simon Frank
Le roman de Boris Pasternak Le Docteur Jivago a été plusieurs fois réédité en français dans l'excellente traduction de Michel Aucouturier, Louis Martinez, Hélène Zamoyskoy et Jacqueline de Proyart. Néanmoins, selon les traducteurs eux- mêmes, le cycle poétique du Docteur Jivago sur lequel s'achève le roman et qui en est le centre sémantique restait ouvert à de nouvelles tentatives de traduction cherchant à transmettre toutes les nuances de ce que Pasternak considérait comme la clé de sa philosophie de la création. La maison d'édition YMCA-Press propose une édition bilingue de ce cycle avec une nouvelle traduction de Hélène Peras, poète français (1924 -2018), qui a connu personnellement Pasternak et s'est entretenu avec lui de la sonorité en langue française des poèmes du docteur Jivago. Achevée en 2017, cette traduction a été relue par Hélène Henry, traductrice chevronnée de la poésie et de la prose de Pasternak, qui en a rédigé également la préface. Le livre est illustré par les gravures de Paul Kichilov, artiste parisien d'origine russe, dont le père, l'historien de l'art Nicolas Kichilov, fut l'un des restaurateurs du Kremlin de Moscou avant d'être contraint d'émigrer en France sous la pression des autorités soviétiques.
Dondoureï Daniil ; Karakhan Lev ; Plakhov Andreï ;
Les Chroniques cannoises sont un recueil d'entretiens menés régulièrement de 2006 à 2016 par des critiques de cinéma russes en vue à l'issue du Festival de Cannes pour la prestigieuse revue de cinéma Iskusstvo Kino (L'Art du cinéma), la plus ancienne d'Europe, créée à Moscou en 1931. Elles constituent une tentative unique de suivre au fil des ans non seulement les tendances de la programmation au Festival de Cannes, mais aussi celles de la culture dans son ensemble avec ses codes et ses représentations. Trois articles de fond écrits spécialement pour ce livre permettent de tracer des perspectives et d'esquisser un bilan. Par sa démarche, illustrant le passage de l'analyse des oeuvres concrètes aux problèmes les plus brûlants de la culture et des sociétés actuelles, ce livre s'adresse à un large public international et avant tout au lecteur français pour qui le Festival de Cannes constitue toujours un événement culturel majeur.
Le présent volume réunit un choix des plus beaux poèmes de l'Age d'or de la poésie russe depuis Gabriel Derjavine (1743-1816) jusqu'à Vladimir Soloviev (1853-1900) avec leur traduction française. L'auteur de cette anthologie Nikita Struve (1931-2016) enseigna la littérature russe à l'université de Nanterre et dirigea les éditions Ymca-Press. Spécialiste reconnu de la poésie russe, il a publié de nombreuses études sur les poètes russes depuis Alexandre Pouchkine jusqu'à Anna Akhmatova et Ossip Mandelstam.