Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Chroniques cannoises 2006-2016
Dondoureï Daniil ; Karakhan Lev ; Plakhov Andreï ;
YMCA PRESS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782850652899
Les Chroniques cannoises sont un recueil d'entretiens menés régulièrement de 2006 à 2016 par des critiques de cinéma russes en vue à l'issue du Festival de Cannes pour la prestigieuse revue de cinéma Iskusstvo Kino (L'Art du cinéma), la plus ancienne d'Europe, créée à Moscou en 1931. Elles constituent une tentative unique de suivre au fil des ans non seulement les tendances de la programmation au Festival de Cannes, mais aussi celles de la culture dans son ensemble avec ses codes et ses représentations. Trois articles de fond écrits spécialement pour ce livre permettent de tracer des perspectives et d'esquisser un bilan. Par sa démarche, illustrant le passage de l'analyse des oeuvres concrètes aux problèmes les plus brûlants de la culture et des sociétés actuelles, ce livre s'adresse à un large public international et avant tout au lecteur français pour qui le Festival de Cannes constitue toujours un événement culturel majeur.
Un monde s'écroule. Il faut fuir ou essayer de s'adapter. C'est ce que font les personnages des deux pièces et des sept nouvelles réunies dans ce volume. On y assiste à la retraite de l'armée blanche depuis le nord de la Crimée jusqu'à Constantinople et à la naissance des appartements communautaires moscovites, aux violences de la guerre civile et aux stratagèmes déployés pour tenter de conserver l'intégralité de son logement. A la gravité onirique de la Fuite fait pendant le comique endiablé de l'Appartement de Zoïka. Mais malgré la diversité des registres, on voit circuler entre les pièces et les nouvelles des motifs dont certains annoncent le Maître et Marguerite : nostalgie de l'ordre ancien, bourreau dialoguant avec le spectre de sa victime, cohabitation forcée, incendies, travestissements cocasses, puissance quasi magique du moindre papier officiel. Ces histoires d'exil et de survie donnent la mesure de l'immense talent de dramaturge et de nouvelliste de Mikhaïl Boulgakov
Bounine Ivan ; Tatsis-Botton Anne-Marie ; Lushenko
C'est ce que la vie doit être : un ravissement". Cette déclaration d'Ivan Bounine (1870, Voronège — 1953, Paris) pourrait servir d'épigraphe à l'ensemble de son oeuvre, inspirée pas sa vision de la "vie pleine". Prix Nobel de littérature en 1933, ami proche et héritier littéraire de Tchekhov, Bounine occupe une place de choix dans la littérature russe du 20e siècle comme maître incontesté de la prose poétique et de la forme courte. Ce recueil permet de découvrir ses thèmes de prédilection : l'enfance, la passion, la mort, l'art, la mémoire, etc. à travers une sélection de récits, pour la plupart inédits en français, mais aussi un choix de poèmes, un versant de sa création littéraire resté jusqu'à présent quasiment inaccessible au lecteur français.
Le roman de Boris Pasternak Le Docteur Jivago a été plusieurs fois réédité en français dans l'excellente traduction de Michel Aucouturier, Louis Martinez, Hélène Zamoyskoy et Jacqueline de Proyart. Néanmoins, selon les traducteurs eux- mêmes, le cycle poétique du Docteur Jivago sur lequel s'achève le roman et qui en est le centre sémantique restait ouvert à de nouvelles tentatives de traduction cherchant à transmettre toutes les nuances de ce que Pasternak considérait comme la clé de sa philosophie de la création. La maison d'édition YMCA-Press propose une édition bilingue de ce cycle avec une nouvelle traduction de Hélène Peras, poète français (1924 -2018), qui a connu personnellement Pasternak et s'est entretenu avec lui de la sonorité en langue française des poèmes du docteur Jivago. Achevée en 2017, cette traduction a été relue par Hélène Henry, traductrice chevronnée de la poésie et de la prose de Pasternak, qui en a rédigé également la préface. Le livre est illustré par les gravures de Paul Kichilov, artiste parisien d'origine russe, dont le père, l'historien de l'art Nicolas Kichilov, fut l'un des restaurateurs du Kremlin de Moscou avant d'être contraint d'émigrer en France sous la pression des autorités soviétiques.
C'est un Soljénitsyne qu'on ne connaît pas. Il y a quelque chose d'antique dans cette poésie qui semble venir du fond des âges, de bien plus loin que l'histoire de la Russie. Si l'on y trouve ici ou là des échos des malheurs de la Russie, la tonalité générale reste calme et contemplative, hormis peut-être la pièce qui s'appelle "Honte" où Soljénitsyne apparaît véritablement déchainé. L'auteur de l'Archipel du Goulag — qu'on découvre ici poète — dispense dans ces brefs poèmes une vraie sagesse et nous donne un accès à la beauté cachée du monde."