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Poèmes de Iouri Jivago. Edition bilingue français-russe
Pasternak Boris Leonidovic ; Péras Hélène ; Henry
YMCA PRESS
17,00 €
Épuisé
EAN :9782850652943
Le roman de Boris Pasternak Le Docteur Jivago a été plusieurs fois réédité en français dans l'excellente traduction de Michel Aucouturier, Louis Martinez, Hélène Zamoyskoy et Jacqueline de Proyart. Néanmoins, selon les traducteurs eux- mêmes, le cycle poétique du Docteur Jivago sur lequel s'achève le roman et qui en est le centre sémantique restait ouvert à de nouvelles tentatives de traduction cherchant à transmettre toutes les nuances de ce que Pasternak considérait comme la clé de sa philosophie de la création. La maison d'édition YMCA-Press propose une édition bilingue de ce cycle avec une nouvelle traduction de Hélène Peras, poète français (1924 -2018), qui a connu personnellement Pasternak et s'est entretenu avec lui de la sonorité en langue française des poèmes du docteur Jivago. Achevée en 2017, cette traduction a été relue par Hélène Henry, traductrice chevronnée de la poésie et de la prose de Pasternak, qui en a rédigé également la préface. Le livre est illustré par les gravures de Paul Kichilov, artiste parisien d'origine russe, dont le père, l'historien de l'art Nicolas Kichilov, fut l'un des restaurateurs du Kremlin de Moscou avant d'être contraint d'émigrer en France sous la pression des autorités soviétiques.
Résumé : Au lendemain du XX ? congrès du Parti communiste de l'Union soviétique, le pays connaît un bref dégel. La censure semble se relâcher. Boris Pasternak vient d'achever son grand roman, Le Docteur Jivago. Au printemps 1956, Radio-Moscou annonce sa parution prochaine. L'éditeur communiste italien Giangiacomo Feltrinelli apprend la bonne nouvelle. Il obtient les droits de traduction de l'auteur lui-même. Du jamais vu en U. R. S. S. depuis 1930. L'université de Moscou et les instituts scientifiques entrouvent leurs portes aux étudiants et chercheurs étrangers. Hélène Peltier-Zamoyska et Jacqueline de Proyart, envoyées en mission à Moscou à l'automne 1956, font tour à tour la connaissance de Boris Pasternak et emportent chacune clandestinement le roman qui vient d'être frappé d'interdiction. La grande aventure de l'édition du Docteur Jivago en Occident commence. Les Lettres à mes amies françaises retracent cette histoire mouvementée et jettent une lumière crue sur la lutte menée par Boris Pasternak, "un contre tous" , pour que son roman soit publié en russe où que ce soit et "rende son peuple à son histoire" . Porteuse d'espoir, la lecture clandestine du Docteur Jivago sera l'un des éléments fondateurs de la "dissidence" dans tous les pays de l'Est soumis au joug totalitaire.
Né le 10 février 1890 à Moscou, Boris Pasternak publie ses premiers poèmes en 1913. Il se lie d'abord avec le groupe futuriste et rencontre en 1917 Maïakovski et Essenine. Il publie régulièrement jusqu'en 1934 puis reste silencieux, à part deux recueils de poèmes pendant la guerre, jusqu'en 1957 où paraît Le Docteur Jivago. En 1958, il reçoit le prix Nobel de Littérature. Il est mort le 31 mai 1960 à Péredelkino.
Résumé : Des trois textes de Boris Pasternak réunis ici, seuls les deux premiers - Sauf-Conduit, Hommes et positions - sont ouvertement autobiographiques. Écrits en 1930 et 1956, ils racontent les naissances et les renaissances de l'élan poétique, et suggèrent déjà les violences d'une histoire dévoyée. Mais le troisième, le grand roman, Le Docteur Jivago, dit ouvertement ce qu'ils ne disent pas jusqu'au bout : le rapport profond d'une conscience libre à une époque qui asservit. C'est, en arrière-fond de ces trois livres, la Russie soviétique qui se profile et se dresse avec la grandeur terrifiante de ses débuts et la violence médiocre et glacée des années qui suivent, celles d'un régime stalinien dont on a peur de parler : époque de purges, d'exécutions sommaires, temps du mensonge institutionnalisé. Ce qu'on ne peut décrire sans que " le c?ur se serre et les cheveux se dressent sur la tête ". L'art, s'il s'allie à la mémoire et à la pensée, a-t-il le pouvoir de restaurer ce qui a été abîmé et perdu ? Pasternak l'a espéré et mis en acte, au risque de sa propre vie : " De l'immense majorité d'entre nous, on exige une duplicité constante, érigée en système. On ne peut pas, sans nuire à sa santé, manifester jour après jour le contraire de ce qu'on ressent réellement, se faire crucifier pour ce qu'on n'aime pas, se réjouir de ce qui vous apporte le malheur " (Le Docteur Jivago, XV, 7). C'est de cet espoir de rachat que parle ce livre, où l'on trouvera, comme un contrepoint brutal à la splendeur de l'écriture et à la sincérité du propos, Le Dossier de l'affaire Pasternak et, sous forme de " Vie et ?uvre ", une chronique de la vie de Pasternak indissociable de l'histoire de l'Union soviétique, jusqu'à la mort de l'écrivain en 1960.
Sauf-conduit n'a pas été conçu comme une autobiographie, mais comme un livre sur Rilke : c'est pour parler du poète qui lui a révélé la poésie que Pasternak a entrepris ce qui est devenu une "suite de fragments autobiographiques sur la manière dont s'est constituée sa conception de l'art et sur ses racines". Peu importe qu'il en soit venu à utiliser les faits de sa propre vie plutôt que de celle de Rilke : l'expérience dont il veut parler est leur expérience commune. C'est pourquoi aussi Sauf-conduit pourra, en cours de route, changer de héros sans changer de sujet. Les deux premières parties sont écrites (et la première a déjà paru) lorsque, le 14 avril 1930, Maïakovski se suicide. La troisième et dernière partie lui sera tout entière consacrée. Hommage d'admiration à celui que Pasternak considère comme le premier poète de sa génération, c'est en même temps un portrait physique et psychologique d'un relief et d'une pénétration extraordinaires. Mais, si concret qu'il soit, ce n'est pas seulement un portrait individuel : dans un chapitre qui évoque "la dernière année du poète", la biographie de Maïakovski se confond avec celle de Pouchkine, mort en duel près d'un siècle plus tôt ; au chapitre suivant, le dernier amour du poète est raconté comme une fable impersonnelle et anonyme. Il n'est plus désormais qu'un personnage symbolique, le héros d'une légende éternelle.
Un panorama de la poésie de l'Age d'argent : Soloview, Hippuis, Balmont, Brioussov, Sologoub, Blok, Biely, Ivanov, Volochine, Kouzmine, Annenski, Maïakovski, Khlebnikov, Kliouev, Essenine, Tsvétaïeva, Pasternak, Goumilev, Khodassévitch, Mandelstam, par Nikita Struve, un spécialiste reconnu de Mandelstam et de la poésie russe contemporaine. 4e édition !
Frank Simon ; Krekchine Ignace ; Backès Jean-Louis
Le livre du philosophe russe Simon Frank (1877, Moscou - 1950, Londres) intitulé Cinq essais sur Pouchkine s'ouvre par un paradoxe : l'univers intellectuel du grand poète, dont l'oeuvre et la vie ont pourtant été étudiées par les spécialistes dans leurs moindres détails, demeure méconnu. Ces études s'adressent à un large public. Elles nous font découvrir un Pouchkine aussi profondément européen qu'intrinsèquement russe. Animé d'une religion de dimension universelle, cet immense poète concilie paradoxalement les principes libéraux avec le conservatisme dans une vision synthétique où les destins de la Russie et de l'Europe apparaissent étroitement liés. Ses pensées sur l'amour, l'amitié, la sociabilité et la solitude constitue un trésor de sagesse inépuisable. "Quel trop-plein de diversité et de vie dans cet étonnant univers spirituel qui a nom Pouchkine ! " Simon Frank
Bounine Ivan ; Tatsis-Botton Anne-Marie ; Lushenko
C'est ce que la vie doit être : un ravissement". Cette déclaration d'Ivan Bounine (1870, Voronège — 1953, Paris) pourrait servir d'épigraphe à l'ensemble de son oeuvre, inspirée pas sa vision de la "vie pleine". Prix Nobel de littérature en 1933, ami proche et héritier littéraire de Tchekhov, Bounine occupe une place de choix dans la littérature russe du 20e siècle comme maître incontesté de la prose poétique et de la forme courte. Ce recueil permet de découvrir ses thèmes de prédilection : l'enfance, la passion, la mort, l'art, la mémoire, etc. à travers une sélection de récits, pour la plupart inédits en français, mais aussi un choix de poèmes, un versant de sa création littéraire resté jusqu'à présent quasiment inaccessible au lecteur français.
Le présent volume réunit un choix des plus beaux poèmes de l'Age d'or de la poésie russe depuis Gabriel Derjavine (1743-1816) jusqu'à Vladimir Soloviev (1853-1900) avec leur traduction française. L'auteur de cette anthologie Nikita Struve (1931-2016) enseigna la littérature russe à l'université de Nanterre et dirigea les éditions Ymca-Press. Spécialiste reconnu de la poésie russe, il a publié de nombreuses études sur les poètes russes depuis Alexandre Pouchkine jusqu'à Anna Akhmatova et Ossip Mandelstam.