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Mémoires sans mémoire
Marienstras Elise
ATLANDE LITT
21,00 €
Épuisé
EAN :9782383500339
Une intellectuelle juive rassemble les de ? bris d'un monde englouti Tout commence dans le ghetto. Tout commence a` Slonim, en actuelle Bie ? lorussie. En un an et demi d'occupation, les nazis y massacrent pre`s de 30 000 juifs. Parmi eux figuraient des tre`s proches d'E ? lise Marienstras. Mais comment parler d'un lieu quand il n'existe plus ? d'une e ? poque quand elle s'est e ? vanouie ? de Slonim quand il n'en subsiste que quelques images qu'il faut exhumer, autrement dit presque rien ? Slonim est "un symbole plus qu'un objet, une e ? vocation plus qu'un souvenir, un mythe plus qu'une re ? alite ? ". Cette re ? alite ? , E ? lise Marienstras tente de la reconstruire au fil du re ? cit de sa vie. Derrie`re les souvenirs et les e ? ve`nements se de ? ploie l'itine ? raire d'une intellectuelle juive, du ghetto au neuvie`me arrondissement de Paris, du kibboutz des de ? buts d'Israe ? l aux amphithe ? a^tres de la New York University. Des visages entrevus - celui d'Elie Wiesel, persuade ? d'avoir rencontre ? , au de ? tour d'une rue parisienne, l'un de ses anciens compagnons de camp - aux e ? ve ? nements traverse ? s - mai 68 dans les de ? file ? s, la ferveur communiste et les de ? sillusions ine ? vitables - c'est tout un pan de l'histoire du XXe sie`cle que le lecteur arpente. Sans oublier l'histoire d'un couple : E ? lise et Richard. Mais Slonim n'est jamais loin. Ce texte touffu, souvent intime, toujours subtil, se penche sur les blessures que l'Histoire laisse dans son sillage. Les te ? moignages e ? mergent du brouillard. Ceux qui survivent a` la destruction et a` la ne ? gation des hommes portent, malgre ? eux, le poids de visages et de mondes engloutis.
Ce livre raconte «une autre histoire» : parcourant cinq siècles, il présente, à partir aussi bien de textes d'une actualité proche que de récits plongeant dans les temps immémoriaux du mythe, la résistance d'un peuple à la négation de son existence. Le récit de leur résistance tenace à la colonisation et à la tentative d'extermination permet d'entendre directement leur parole, de les observer dans l'action, de les retrouver comme les partenaires d'une histoire commune où Euro-Américains et Amérindiens ont chacun joué leur rôle. Vus sous cet angle, les Amérindiens paraissent exemplaires : ils se sont opposés avec constance au vol de leurs terres, à la violence exterminatrice, à l'anéantissement de leurs structures sociales et de leurs cultures, saisissant les armes les plus propices - guerre, guérilla, recours légal, usage inversé de l'acculturation, ressourcement aux racines de la spiritualité ancestrale. Exemplaires dans leur refus de séparer la lutte pour la survie du combat pour l'identité, les Amérindiens concrétisent, par l'affirmation de leurs propres valeurs, le doute qui saisit le monde actuel sur le bien-fondé des civilisations technologiques, l'exploitation abusive des ressources naturelles, l'enfermement de l'homme blanc dans une vie consacrée au seul profit matériel.
Le pasteur et écrivain réformateur Orestes Brownson, n'a eu de cesse, pendant une grande partie de sa carrière, de dénoncer les graves insuffisances de la société états-unienne de son temps et de réfléchir aux moyens de la conduire vers une "démocratie véritable". Sa démarche le distingue de son contemporain français Alexis de Tocqueville, qui a décrit la "démocratie en Amérique" comme un modèle qui porte en lui-même les remèdes à ses maux. Naomi Wulf retrace dans ce livre les débats d'idées qui ont eu lieu aux Etats-Unis dans les années 1820 à 1840, celles de la "démocratie jacksonienne", sur le sens à donner au mot démocratie. Elle met en lumière les désaccords, les incohérences et les paradoxes qui sont apparus à l'origine de la République américaine. En effet, l'époque pendant laquelle les partisans du président Andrew Jackson exercent une politique dite "démocratique" est celle d'une société en pleine mutation qui s'éloigne de la norme agrarienne pour entamer la révolution du marché et faire ainsi ses premiers pas vers le règne de l'industrie. Brownson et ses amis réformateurs dénoncent ce régime inégalitaire dans lequel l'Etat n'intervient qu'en faveur des plus riches et se désintéresse du bien-être et de l'éducation des pauvres. Le lecteur trouvera des rapprochements étonnants entre les deux extrémités de l'histoire de la démocratie moderne : depuis ses débuts mouvementés et contradictoires pendant l'ère du common man sous le président Jackson, jusqu'à ce qui peut paraître, de nos jours, une démocratie à bout de souffle, ouverte aux séductions du populisme. L'idéal dont avait rêvé la Jeune République naissante semble s'être dévoyé jusqu'à prendre un tour funeste ; cependant, Orestes Brownson, bien que désabusé par les échecs politiques du peuple, reste un modèle pour ceux qui continuent à penser que si le peuple le veut, oui, il peut rendre ses droits à une vraie démocratie.
Cet ouvrage examine l'histoire excessivement complexe des rapports entre allochtones et autochtones au Canada, et se penche sur la situation actuelle - grâce à l'étude du cas des Cri du Lubicon - pour déterminer les conséquences de la colonisation et des traités qui en ont été la forme juridique. Il se situe donc au confluent de l'histoire, de l'anthropologie et du droit anglo-saxon. Cette étude - d'ordre juridique, politique, événementiel, économique et anthropologique - entre donc dans la discipline que l'on nomme " ethnohistoire ", allant même jusqu'à élargir le champ de la discipline par l'usage novateur des sources orales, sources qui, comme on le montre ici, peuvent s'insérer dans la procédure juridique. Grâce à cette approche transdisciplinaire - plutôt que multidisciplinaire - ce livre vise à offrir une analyse de l'histoire de la colonisation intérieure canadienne depuis le XVIIe siècle jusqu'à nos jours. Si la "question autochtone" est encore pendante, c'est que le Canada demeure un Etat colonisateur et que la situation coloniale est donc aujourd'hui toujours présente. Le récit minutieux des différents traités fait ressortir les contradictions des colonisateurs, dévoile leur mauvaise foi et pointe bien l'issue de la confrontation coloniale, qui, elle, est inéluctable.
Résumé : Un train. Un étranger. Des confidences Les trains de nuit favorisent les confidences. Souhaitant préserver l'anonymat des personnages qui l'inspirent, notre narrateur voyage avec son héros, qui répond au doux nom d'Atlerego. D'âge mur, les deux hommes se racontent leurs vies, traversant un demi-siècle français. Personnages à la lisière du pouvoir, ils échangent sur les pratiques de celui-ci, les soubresauts de l'économie, les dessous des médias mais aussi et surtout sur leur rapport aux femmes. Dans une langue aussi alerte que directe, c'est un vrai discours d'homme, décomplexé et un rien donjuanesque, inopiné à l'heure de Metoo. Une autofiction, véritable contrepoint de la perspective d'Annie Ernaux. De la fraîcheur, de la gaîté et de l'optimisme au masculin, c'est bon à cueillir. L'ouvrage se présente comme un kaléidoscope d'épisodes racontés par un tiers pour former le roman d'une vie. On suit le personnage depuis ses premiers émois enfantins jusqu'à la maturité. Les tableaux d'amitiés masculines alternent avec ceux des conquêtes féminines d'un père de famille. Au fil du récit et alors qu'il avance en âge, le narrateur brouille ses propres catégories, découvrant bromance et amitié féminine. Le ton est plaisamment parsemé de clins d'oeil à l'actualité politique, économique et culturelle du dernier demi-siècle. "Je ne sais plus lequel des deux évoqua un jour L'inconnu du Nord-Express, ce film d'Hitchcock tiré d'un roman de Patricia Highsmith, Strangers on a train. Vous vous souvenez, l'histoire de Guy qui rencontre Bruno par hasard dans un train, lequel lui propose un échange de meurtre : il va supprimer sa femme qui ne veut pas lui accorder le divorce, en échange de quoi Guy devra tuer le père de Bruno. Germa ainsi l'idée, moins macabre mais peut-être tout aussi scabreuse, d'un autre type d'échange. A chaque voyage nous passerions un certain temps à nous raconter nos vies et quand nous serions prêts, il raconterait la mienne tandis que je raconterai la sienne dans deux livres différents, écrits séparément avec une totale liberté de part et d'autre et sans possibilité de relecture ni corrections. "
Avoir réussi un IronMan en étant "sous chimio", cela force le respect et donne envie de se battre. La vie est un combat, contre l'inertie, les conservatismes, la résignation. La vie est un pari permanent, un pari sur soi-même, un pari sur le collectif, un pari sur le risque. La vie est une aventure douce-amère, une odyssée semée d'embûches, un feu d'artifice. Jacob nous livre ici un témoignage plein de pudeur et d'humour, d'énergie, de foi en soi et dans le monde. En lisant ce livre vous rirez, vous pleurerez mais surtout vous saurez que vous aussi vous pouvez. A travers ces pages, jamais vous ne vous ennuierez, comme à travers la vie ! Apprendre à oser, apprendre à se battre, apprendre à forcer le destin. Vivre et non survivre. Tout se tient. Le sport aide à vaincre la maladie. L'aiguillon de la maladie aide à se dépasser. L'adversité ouvre aux autres et donne plus de saveur à chaque instant. La niaque mène au voyage, du Cambodge en reconstruction au Cachemire en guerre, des temples birmans aux médiums du Tibet, des typhons philippins aux routes de la mort dans les Andes. Partout la même intensité sereine, partout la même envie de partager, partout la même curiosité épicurienne pour combiner découvertes de l'autre, actions humanitaires et défis sportifs. Jacob a cette extraordinaire capacité à positiver en toutes circonstances. Son secret, c'est sa délicatesse et son attention aux autres. Son secret, c'est aussi sa volonté de contrôler sa propre vie. J'aurais aimé avoir plus de temps pour mieux connaître ce héros d'aujourd'hui ; je vous laisse le découvrir à travers les pages qui suivent". Bernard Tapie
Retisser l'histoire d'un monde personnel englouti Ce récit biographique nous mène de l'Ukraine à la Pologne, de la France aux Etats-Unis et à la République dominicaine tout en faisant des détours par la Sibérie, l'Asie centrale et Israël. En filigrane se dessinent, au fil des pages ces pays par lesquels ont circulé les membres de la famille de l'auteur dans leurs pérégrinations vers un monde meilleur ou vers la mort. Ce texte creuse la mémoire, convoque des souvenirs, comble des vides, s'efforce de reconstruire la vie pour mettre bout à bout l'histoire de deux familles juives assimilées sous l'empire russe puis dans la Pologne indépendante. Pendant plusieurs décennies, une chape de plomb a recouvert le passé des défunts. Pour reconstruire leurs vies, l'auteur chemine d'indice en indice, suivant toujours au plus près le fil d'un souvenir, l'écho d'un mot ou un non-dit, formant une sorte de matriochka, ces poupées russes qui s'emboîtent les unes dans les autres. On a beau vouloir fuir son histoire, elle vous rattrape un beau jour et il faut alors la démêler, défaire les noeuds afin de rattacher le passé au présent. L'ouvrage propose des aller-retours entre l'individuel et le collectif, une sorte de chassé-croisé entre l'histoire familiale et l'histoire convulsée du XXe siècle. Ce récit pose la question du judaïsme et de la judéité après la Shoah et se penche de façon plus générale sur les blessures que l'Histoire laisse dans son sillage. Ceux qui survivent à la destruction et à la négation des hommes portent, malgré eux, le poids de visages et de mondes engloutis. Au bout de ce voyage s'impose l'évidence que nous n'avons rien appris. Les chapitres de violence aveugle se répètent partout dans le monde. La haine de l'autre est toujours d'une surprenante actualité. Elle ressurgit à tous les détours multipliant le nombre de personnes en souffrance.
Un authentique et drolatique témoignage du Yiddishland Un récit écrit en franco-russo-yiddish par Zelman Retchitsky et remis en français, approximatif dit-elle, par sa petite fille Syla Chliamovitch. Un récit rédigé par un immigré qui, au soir de sa vie, se remémore sa jeunesse en Ukraine à l'époque des pogroms. Un récit qui nous est offert deux générations plus tard avant que ne se perde la mémoire du Yiddishland disparu. Un texte pétri d'humour juif, d'espoir et d'humanité. Le témoignage d'un Juif errant ballotté par les soubresauts de la Russie tzariste finissante. Confronté à l'antisémitisme, à la prison, à l'armée, aux milieux anarchistes, au syndicalisme, à la misère, le héros a des airs de Candide, l'optimisme chevillé au corps. Depuis son shtetl et après moult tribulations, il réussit à s'extirper du pays pour débarquer dans le Pletzl, le quartier juif du Paris de la Belle Epoque où enfin il peut déposer ses valises.