Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Ashkénaze blues
Puig Elisabeth
ATLANDE LITT
18,00 €
Épuisé
EAN :9782383500186
Retisser l'histoire d'un monde personnel englouti Ce récit biographique nous mène de l'Ukraine à la Pologne, de la France aux Etats-Unis et à la République dominicaine tout en faisant des détours par la Sibérie, l'Asie centrale et Israël. En filigrane se dessinent, au fil des pages ces pays par lesquels ont circulé les membres de la famille de l'auteur dans leurs pérégrinations vers un monde meilleur ou vers la mort. Ce texte creuse la mémoire, convoque des souvenirs, comble des vides, s'efforce de reconstruire la vie pour mettre bout à bout l'histoire de deux familles juives assimilées sous l'empire russe puis dans la Pologne indépendante. Pendant plusieurs décennies, une chape de plomb a recouvert le passé des défunts. Pour reconstruire leurs vies, l'auteur chemine d'indice en indice, suivant toujours au plus près le fil d'un souvenir, l'écho d'un mot ou un non-dit, formant une sorte de matriochka, ces poupées russes qui s'emboîtent les unes dans les autres. On a beau vouloir fuir son histoire, elle vous rattrape un beau jour et il faut alors la démêler, défaire les noeuds afin de rattacher le passé au présent. L'ouvrage propose des aller-retours entre l'individuel et le collectif, une sorte de chassé-croisé entre l'histoire familiale et l'histoire convulsée du XXe siècle. Ce récit pose la question du judaïsme et de la judéité après la Shoah et se penche de façon plus générale sur les blessures que l'Histoire laisse dans son sillage. Ceux qui survivent à la destruction et à la négation des hommes portent, malgré eux, le poids de visages et de mondes engloutis. Au bout de ce voyage s'impose l'évidence que nous n'avons rien appris. Les chapitres de violence aveugle se répètent partout dans le monde. La haine de l'autre est toujours d'une surprenante actualité. Elle ressurgit à tous les détours multipliant le nombre de personnes en souffrance.
Chronos, un tueur en série, terrorise Stockholm depuis plusieurs mois. Une unité dirigée par Ossian Peterssen est chargée de mettre un terme aux agissements du criminel. Pour y parvenir, Ossian s'entoure de Lennon Christianssen, un ami d'enfance formé au profilage à Quantico et de deux autres flics au palmarès impressionnant : Egon Linberg et Gabriel Hansson. La publication dans la presse du profil psychologique de Chronos pousse ce dernier à agir. Afin de prouver qu'il n'est pas un pervers comme le suppose Lennon, il kidnappe la fille du profileur et le force à suivre une piste initiatique. D'une ile perdue au milieu des glaces, à un club interlope de Stockholm, en passant par "le cimetière de la forêt" et une étrange cité onirique, les héros vont rencontrer des diplomates, d'anciens commandos et des artistes mystiques pour découvrir la vérité. Ils vont apprendre à leurs dépens que la réalité n'est qu'un voile d'une extrême fragilité.
Malédiction éternelle à qui lira ces pages est la rencontre de deux solitudes dans l'âpre métropole de New York. Un Argentin, vieux, malade, est promené dans un fauteuil roulant par un jeune Nord-Américain abandonné par sa compagne. L'Argentin est un ex-révolutionnaire que de longs séjours dans les geôles de son pays ont réduit à un état d'impuissance physique, mêlé de curieux troubles psychiques : s'il se souvient, par exemple, du lexique et des tournures des quatre langues qu'il a pratiquées, des bouleversements se sont produits dans les correspondances entre langage et réalité. Aussi croit-il que ses rêves nocturnes sont partagés par tout le monde, qu'un songe est un fait collectif. L'Américain, lui, posséderait un titre de professeur d'histoire mais il n'aurait jamais enseigné. Il aurait été barman, jardinier et tour à tour il affirme et nie s'être battu dans la guerre du Viêt-nam. Entre ces deux hommes, si dissemblables, une relation se noue, d'autant plus étroite qu'elle est nourrie de complicités, de suspicion, de hargne, d'accès de sympathie... Ils sont, tous les deux, des naufragés, et c'est à un duel verbal qu'ils se livrent en confrontant des souvenirs qui au fur et à mesure se modifient, en essayant d'avoir le dessus, de gagner maintenant la bataille perdue jadis, dans cette région irrécupérable du passé où ils furent - peut-être - un Argentin révolutionnaire et un soldat américain au Viêt-nam.
Résumé : "Tout commence comme dans un rêve made in Hollywood dans les années 1930 : Lya Kolter, belle parmi les belles, épouse l'homme le plus riche de Vienne. Elle se réveille séquestrée dans un palais des Mille et Une Nuits... Son mari ordonne à distance le rythme de ses jours et fait brûler toutes les copies des films dont elle était la vedette. C'est qu'un secret démoniaque préside à sa naissance... Lya réussira à fuir, mais pour devenir le jouet d'autres vampires, maîtres ou esclaves de la gloire, de la politique, de la trahison, alors qu'elle cherche la pureté et l'amour. Un demi-siècle plus tard, dans un monde concentrationnaire, au milieu d'une nature envahie par les glaciers, W 228, portrait fidèle de Lya, vit un amour fou avec un étranger, malgré les interdits. Son châtiment sera de soulager la misère sexuelle des contagieux ; elle découvrira pourtant le caractère angélique du service rendu (d'où le titre du livre). Un troisième destin de femme, bien contemporain, cette fois, dessine la trame réelle du récit. Nita, une Argentine, vient d'être opérée dans une clinique de Mexico. A travers ses conversations avec une amie, puis avec son ancien amant, militant péroniste, comme par les fragments de son journal intime où elle essaie de composer une image satisfaisante d'elle-même, c'est l'atmosphère étouffante et le snobisme petit-bourgeois du Buenos Aires contemporain qui nous sautent à la gorge. Nita est le lien vivant entre Lya et W 228, qui sont peut-être de simples projections de son imagination ; leurs fantasmes, leur soif frustrée d'un amour tel qu'on le voit à l'écran, leur obsession de la trahison, sont autant de facettes du subconscient collectif d'une génération et d'un milieu de midinettes riches, abreuvées de tangos. Manuel Puig manie ici avec la même maîtrise le kitsch le plus délirant, l'intrigue policière, la psychanalyse. Mais, en même temps, il dresse un étonnant inventaire des rêves de pacotille et de la violence réelle qui sont le vrai visage de l'Argentine d'aujourd'hui." Bulletin Gallimard n° 307, mai-juin-juillet 1981.
Puig i Tàrrech Armand ; Passerat Georges ; Camdess
Résumé : En s'appuyant sur des faits historiques, cette biographie montre le visage humain de Jésus. Qui était vraiment Jésus de Nazareth ? Où est-il né ? Comment a-t-il vécu ? Pourquoi ne s'est-il pas manifesté en public avait l'âge de trente ans ? Quel est son message ? Qu'est ce qui a donné un sens à son travail de guérison ? Qui étaient les responsables de sa crucifixion ? Comment a-t-il fait face à la mort ? Que peut-on dire de sa Résurrection dans une perspective historique ? Voilà les nombreuses questions auxquelles cette biographie documentée et historique du fondateur du christianisme répond. Un texte déjà traduit en sept langues qui nous aide à mieux comprendre la figure historique de Jésus et permet de déchiffrer les énigmes de sa vie.
Résumé : Il est blond comme les blés, haut comme trois pommes, aime observer les couchers de soleil, se poste au pied d'un platane immense ? un vrai "baobab" ?, pour regarder défiler les troupeaux de moutons. Il pose sans cesse des questions aux grandes personnes, et ne se satisfait pas facilement de leurs réponses. Vous croyez le connaître ? Et pourtant, il ne s'agit pas du Petit Prince, mais du jeune Antoine de Saint-Exupéry. Entre l'un et l'autre, il existe une parenté évidente. A tel point que l'on peut penser que, dans l'oeuvre la plus célèbre de l'écrivain, l'aviateur ? un adulte perdu dans le désert ? rencontre son double enfant. "Nous ne sommes toute la vie", disait l'écrivain Philippe Hériat, "que les descendants des enfants que nous avons été." Quel enfant a donc été Antoine de Saint-Exupéry ? Et que retrouve-t-on de cette enfance, heureuse et protégée, dans son oeuvre ? Des origines aristocratiques à sa fascination pour les avions en passant par la vie scolaire décalée de l'adolescent rêveur, l'auteur sillonne les diverses expériences qui ont façonné la personnalité d'Antoine. L'ouvrage se conclut de façon originale en interrogeant les différents surnoms dont le futur prodige a été affublé dans son enfance. Il est agrémenté de clichés originaux.
Résumé : Un train. Un étranger. Des confidences Les trains de nuit favorisent les confidences. Souhaitant préserver l'anonymat des personnages qui l'inspirent, notre narrateur voyage avec son héros, qui répond au doux nom d'Atlerego. D'âge mur, les deux hommes se racontent leurs vies, traversant un demi-siècle français. Personnages à la lisière du pouvoir, ils échangent sur les pratiques de celui-ci, les soubresauts de l'économie, les dessous des médias mais aussi et surtout sur leur rapport aux femmes. Dans une langue aussi alerte que directe, c'est un vrai discours d'homme, décomplexé et un rien donjuanesque, inopiné à l'heure de Metoo. Une autofiction, véritable contrepoint de la perspective d'Annie Ernaux. De la fraîcheur, de la gaîté et de l'optimisme au masculin, c'est bon à cueillir. L'ouvrage se présente comme un kaléidoscope d'épisodes racontés par un tiers pour former le roman d'une vie. On suit le personnage depuis ses premiers émois enfantins jusqu'à la maturité. Les tableaux d'amitiés masculines alternent avec ceux des conquêtes féminines d'un père de famille. Au fil du récit et alors qu'il avance en âge, le narrateur brouille ses propres catégories, découvrant bromance et amitié féminine. Le ton est plaisamment parsemé de clins d'oeil à l'actualité politique, économique et culturelle du dernier demi-siècle. "Je ne sais plus lequel des deux évoqua un jour L'inconnu du Nord-Express, ce film d'Hitchcock tiré d'un roman de Patricia Highsmith, Strangers on a train. Vous vous souvenez, l'histoire de Guy qui rencontre Bruno par hasard dans un train, lequel lui propose un échange de meurtre : il va supprimer sa femme qui ne veut pas lui accorder le divorce, en échange de quoi Guy devra tuer le père de Bruno. Germa ainsi l'idée, moins macabre mais peut-être tout aussi scabreuse, d'un autre type d'échange. A chaque voyage nous passerions un certain temps à nous raconter nos vies et quand nous serions prêts, il raconterait la mienne tandis que je raconterai la sienne dans deux livres différents, écrits séparément avec une totale liberté de part et d'autre et sans possibilité de relecture ni corrections. "
Comment une élégante trahit sa famille juive pendant la Guerre et y survit Rares sont les textes réellement littéraires qui posent sans les nommer des questions morales. Rares sont les écrits juifs qui dénoncent au sein de la communauté. Rares sont les romans qui réussissent à tisser intrigue et vie intérieure des personnages. L'étoile manquante est exceptionnel par tous ces aspects. Suivant une famille juive parisienne du début de la Guerre aux années soixante-dix, le roman décrit le quotidien sous l'Occupation, la traque, la Résistance, la Libération, la reconstruction. A la manière de Virginia Woolf, il scrute les dilemmes de ses personnages tout en laissant le suspense sur la trahison qui a bouleversé la famille courir jusqu'à l'épilogue, deux générations plus tard. L'héroïne est une espèce de salaud sartrien magnifique, aussi humaine qu'égocentrée, aimante que calculatrice, sensible qu'immorale. On ne sort pas indemne de ce roman.
Résumé : Sous la police de Louis-Napoléon Bonaparte L'ouvrage conclue que la crainte de Poutine est celle d'un contre-exemple, la preuve vivante qu'une société de culture russe peut être libérale, lointain écho de la défiance de Pékin contre la démocratique Taïwan.