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L'enfance d'Antoine de Saint-Exupéry
Dehayes Thierry ; Mécheri Apolline
ATLANDE LITT
20,00 €
Épuisé
EAN :9782383500209
Il est blond comme les blés, haut comme trois pommes, aime observer les couchers de soleil, se poste au pied d'un platane immense ? un vrai "baobab" ?, pour regarder défiler les troupeaux de moutons. Il pose sans cesse des questions aux grandes personnes, et ne se satisfait pas facilement de leurs réponses. Vous croyez le connaître ? Et pourtant, il ne s'agit pas du Petit Prince, mais du jeune Antoine de Saint-Exupéry. Entre l'un et l'autre, il existe une parenté évidente. A tel point que l'on peut penser que, dans l'oeuvre la plus célèbre de l'écrivain, l'aviateur ? un adulte perdu dans le désert ? rencontre son double enfant. "Nous ne sommes toute la vie", disait l'écrivain Philippe Hériat, "que les descendants des enfants que nous avons été." Quel enfant a donc été Antoine de Saint-Exupéry ? Et que retrouve-t-on de cette enfance, heureuse et protégée, dans son oeuvre ? Des origines aristocratiques à sa fascination pour les avions en passant par la vie scolaire décalée de l'adolescent rêveur, l'auteur sillonne les diverses expériences qui ont façonné la personnalité d'Antoine. L'ouvrage se conclut de façon originale en interrogeant les différents surnoms dont le futur prodige a été affublé dans son enfance. Il est agrémenté de clichés originaux.
Résumé : C'est le combat de David contre Goliath. Petit peuple épris de spiritualité et menacé d'extermination par la puissance matérialiste chinoise, le Tibet tient une place très particulière sur la scène mondiale : son importance médiatique en Occident est sans commune mesure avec son poids démographique ou économique. Cet intérêt des Occidentaux pour le Pays des neiges, ne date pas d'aujourd'hui. Depuis des siècles, des intellectuels, des missionnaires, des voyageurs, des romanciers, des aventuriers se sont passionnés pour le Tibet et ont tenté, le plus souvent en vain et au péril de leur vie, d'y pénétrer. Des échecs de ces expéditions va naître un mythe puissant : celui du Tibet comme dernière terre sacrée de l'humanité. Du père Huc à Hergé, en passant par Alexandra David-Neel et James Hilton, ce mythe du Tibet va s'amplifier au cours du XXe siècle, prenant une tonalité tragique avec l'invasion brutale par la Chine en 1950. Vivant aujourd'hui en diaspora, les lamas tibétains répandent leur sagesse spirituelle à des millions d'Occidentaux en quête de spiritualité, mais aussi profondément marqués par le mythe. Pour la première fois, ce livre raconte une double histoire : celle du Tibet réel, véritable société féodale, marquée par une culture religieuse unique, et celle du Tibet mythique tel qu'il est rêvé et fantasmé. En démêlant les fils enchevêtrés du réel et de l'imaginaire, il permet de comprendre les ressorts profonds de l'engouement pour ce pays et montre le vrai visage d'un peuple d'autant plus attachant qu'il est décrit avec son courage, mais aussi avec ses contradictions, ses parts d'ombre et ses doutes. Un ouvrage à la hauteur de son sujet : le Toit du monde.
Résumé : Né du ciel et des dieux, le Tibet survit à peine au milieu de ses cendres. Il y a plus de mille ans, ses empereurs clamaient haut et fort leur suprématie au c?ur de l'Asie, guerroyant tour à tour contre les Turcs, les Mongols et les Chinois ou s'alliant avec eux. Puis le bouddhisme s'installa peu à peu sur le haut plateau où les monastères remplacèrent les forteresses. Ses saints et ses ermites furent vénérés des empereurs mongols et chinois qui apportaient leur protection au pays. Mais sur le Toit du Monde, pouvoir politique et pouvoir religieux étaient depuis toujours inséparables, et les ordres religieux, qui constituaient de véritables seigneureries, s'affrontèrent. De ces longues luttes d'influence, la lignée des Guélougpa, fondée au XIVe siècle par Tsongkhapa, sortit victorieuse. C'est en son sein que furent choisis les premiers Dalaïs Lamas, " Océans de sagesse ", appelés à diriger le pays. Le cinquième Dalaï Lama, au XVIIe siècle, se révèle être un véritable chef d'Etat et fait entrer le Tibet dans une ère nouvelle. Ses successeurs ne peuvent cependant maintenir l'unité du pays, qui devient un protectorat de l'empire chinois. Bientôt, la Grande-Bretagne et la Russie convoitent la demeure du Lion des neiges. Profitant de leurs rivalités, le treizième Dalaï Lama s'efforce tant bien que mal d'affirmer l'indépendance du Tibet et de l'ouvrir au monde moderne. Dans son dernier message public, en 1933, il annonçait : " Les monastères seront détruits. Tous les esprits seront immergés dans la souffrance et la nuit sera longue et obscure ". Moins de vingt ans plus tard, les troupes de la Chine communiste déferlaient sur le Toit du Monde. Aujourd'hui, deux Tibet tentent de survivre : celui de la Région autonome, dont l'identité semble disparaître, et celui de l'exil, animé par le quatorzième Dalaï Lama.
Qui est vraiment le gentleman cambrioleur préféré des Français ? D'où vient sa légende ? Comment a-t-il été crée et comment a-t-il évolué sous la plume de Maurice Leblanc et depuis la mort de son géniteur ? Thierry Dehayes nous dévoile les ressorts de la construction du personnage, depuis son modèle vivant, Alexandre Jacob, bandit anarchiste de génie, allergique au sang, adepte des stratagèmes et déguisements les plus improbables et qui choisissait de préférence ses victimes chez les ripoux en épargnant les artistes. L'auteur nous éclaire sur les transformations du héros, véritable miroir des préoccupations des Français de chaque époque, profondément anglophobe à sa création en 1905, puissamment germanophobe jusqu'en 1920, adepte de l'ordre pendant les Années folles, bon génie qui démasque les profiteurs pendant la Grande Dépression. Maurice Leblanc a créé un véritable thermomètre de l'humeur des Français, un caméléon aussi versatile que le peuple gaulois. A tel point que chaque nation qui nous l'a emprunté et chaque époque qui l'a réinvesti depuis 1939, date de la parution dans la presse des derniers épisodes d'Arsène Lupin, ont remodelé le héros en fonction de leurs propres obsessions. Profondément ancré dans la culture populaire, le mythe d'Arsène Lupin se réinvente en permanence, signe de sa formidable plasticité et de son génie. La créature a échappé à son créateur, si bien que Leblanc l'a fait mourir à plusieurs reprises. Prisonnier de son succès, il a été à chaque fois contraint de le ressusciter mais ce libre-penseur ne cessait d'affirmer : "Arsène Lupin, ce n'est pas moi."
Il est blond comme les blés, haut comme trois pommes, aime observer les couchers de soleil, se poste au pied d'un platane immense - un vrai "baobab" -, pour regarder défiler les troupeaux de moutons. Il pose sans cesse des questions aux grandes personnes, et ne se satisfait pas facilement de leurs réponses. Vous croyez le connaître ? Et pourtant, il ne s'agit pas du petit prince, mais du jeune Antoine de Saint-Exupéry. Entre l'un et l'autre, il existe une parenté évidente. A tel point que l'on peut penser que dans l'oeuvre la plus célèbre de l'écrivain, l'aviateur - un adulte perdu dans le désert ? rencontre son double enfant. "Nous ne sommes toute la vie", disait l'écrivain Philippe Hériat, "que les descendants des enfants que nous avons été." Quel enfant a donc été Antoine de Saint-Exupéry ? Et que retrouve-t-on de cette enfance, heureuse et protégée dans son oeuvre ?
Le modèle de L'Origine du monde dévoilée. Scandalisé par L'Origine du monde, oeuvre taboue de Gustave Courbet que son riche commanditaire ottoman dissimule dans sa salle de bain mais montre à tous ses invités, l'écrivain Maxime Du Camp se lance à la recherche de la vérité sur la femme qui a accepté de poser pour cet inconvenant et inconcevable "portrait". Qui était-elle ? Pourquoi avoir posé avec tant d'impudeur ? Par ignorance ? Par appât du gain ? Ou alors ... par conviction ? Ce roman historique de Cécile Cerf est une véritable enquête : le narrateur interroge une mosaïque de personnages dont les récits composent un véritable jeu de piste. A la clef : les secrets du modèle de Courbet et la raison d'être du tableau. C'est aussi un ensemble de portraits imbriqués les uns dans les autres : celui d'une femme, qui prend forme chapitre après chapitre, mais aussi celui de l'Opéra, de ses danseuses, et enfin du Paris de la fin du XIXe siècle. Les fans d'histoire de l'art s'amuseront des interventions des grands artistes, modèles et collectionneurs de l'époque : Théophile Gautier, Alexandre Dumas fils, l'antiquaire Antoine de La Narde, la demi-mondaine Apollonie Sabatier ... D'autres apprécieront les descriptions érotiques et les odes au désir de l'homme pour la femme.
Comment une élégante trahit sa famille juive pendant la Guerre et y survit Rares sont les textes réellement littéraires qui posent sans les nommer des questions morales. Rares sont les écrits juifs qui dénoncent au sein de la communauté. Rares sont les romans qui réussissent à tisser intrigue et vie intérieure des personnages. L'étoile manquante est exceptionnel par tous ces aspects. Suivant une famille juive parisienne du début de la Guerre aux années soixante-dix, le roman décrit le quotidien sous l'Occupation, la traque, la Résistance, la Libération, la reconstruction. A la manière de Virginia Woolf, il scrute les dilemmes de ses personnages tout en laissant le suspense sur la trahison qui a bouleversé la famille courir jusqu'à l'épilogue, deux générations plus tard. L'héroïne est une espèce de salaud sartrien magnifique, aussi humaine qu'égocentrée, aimante que calculatrice, sensible qu'immorale. On ne sort pas indemne de ce roman.
Résumé : Un train. Un étranger. Des confidences Les trains de nuit favorisent les confidences. Souhaitant préserver l'anonymat des personnages qui l'inspirent, notre narrateur voyage avec son héros, qui répond au doux nom d'Atlerego. D'âge mur, les deux hommes se racontent leurs vies, traversant un demi-siècle français. Personnages à la lisière du pouvoir, ils échangent sur les pratiques de celui-ci, les soubresauts de l'économie, les dessous des médias mais aussi et surtout sur leur rapport aux femmes. Dans une langue aussi alerte que directe, c'est un vrai discours d'homme, décomplexé et un rien donjuanesque, inopiné à l'heure de Metoo. Une autofiction, véritable contrepoint de la perspective d'Annie Ernaux. De la fraîcheur, de la gaîté et de l'optimisme au masculin, c'est bon à cueillir. L'ouvrage se présente comme un kaléidoscope d'épisodes racontés par un tiers pour former le roman d'une vie. On suit le personnage depuis ses premiers émois enfantins jusqu'à la maturité. Les tableaux d'amitiés masculines alternent avec ceux des conquêtes féminines d'un père de famille. Au fil du récit et alors qu'il avance en âge, le narrateur brouille ses propres catégories, découvrant bromance et amitié féminine. Le ton est plaisamment parsemé de clins d'oeil à l'actualité politique, économique et culturelle du dernier demi-siècle. "Je ne sais plus lequel des deux évoqua un jour L'inconnu du Nord-Express, ce film d'Hitchcock tiré d'un roman de Patricia Highsmith, Strangers on a train. Vous vous souvenez, l'histoire de Guy qui rencontre Bruno par hasard dans un train, lequel lui propose un échange de meurtre : il va supprimer sa femme qui ne veut pas lui accorder le divorce, en échange de quoi Guy devra tuer le père de Bruno. Germa ainsi l'idée, moins macabre mais peut-être tout aussi scabreuse, d'un autre type d'échange. A chaque voyage nous passerions un certain temps à nous raconter nos vies et quand nous serions prêts, il raconterait la mienne tandis que je raconterai la sienne dans deux livres différents, écrits séparément avec une totale liberté de part et d'autre et sans possibilité de relecture ni corrections. "
Résumé : Le parcours d'émancipation d'une princesse iranienne Fille du Premier ministre et éminence grise du chah et d'une grande bourgeoise du Midi français, Maryam Eghbal grandit dans l'opulence des palais de Téhéran et épouse à 18 ans le demi-frère du chah. Première manifestation de son autonomie, elle en divorce après quelques mois et se marie à 20 ans avec l'amour de son enfance, neveu du chah. La révolution islamique la pousse à un rocambolesque exil mais son mari, le prince Chahriar, qui incarne alors la contre-révolution, est assassiné à Paris, la laissant désemparée avec deux enfants. Maryam n'a d'autre choix que de renaître : recherche d'un lieu sécurisé, reprise de ses études, quête spirituelle entre tradition soufie, éducation catholique et découverte de la foi baha'ie. S'étendant sur plus d'un demi-siècle, ce récit raconte le pouvoir, l'exil et la violence politique et médite sur l'identité religieuse et culturelle de l'Iran. L'auteure revient sur sa trajectoire de jeune femme promise à une vie princière à la cour des Pahlavi, émancipée malgré elle par les caprices de l'Histoire. Le passage brutal d'une position de privilège absolu à une existence périlleuse mais libre incarne avec brio l'idée d'empowerment. Au lendemain du 40e anniversaire de la révolution islamique, et alors que les femmes défient la théocratie au péril de leur vie, l'évocation de ce destin hors du commun est plus pertinente que jamais.