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HISTOIRE DU TIBET
DESHAYES LAURENT
FAYARD
29,60 €
Épuisé
EAN :9782213595023
Né du ciel et des dieux, le Tibet survit à peine au milieu de ses cendres. Il y a plus de mille ans, ses empereurs clamaient haut et fort leur suprématie au c?ur de l'Asie, guerroyant tour à tour contre les Turcs, les Mongols et les Chinois ou s'alliant avec eux. Puis le bouddhisme s'installa peu à peu sur le haut plateau où les monastères remplacèrent les forteresses. Ses saints et ses ermites furent vénérés des empereurs mongols et chinois qui apportaient leur protection au pays. Mais sur le Toit du Monde, pouvoir politique et pouvoir religieux étaient depuis toujours inséparables, et les ordres religieux, qui constituaient de véritables seigneureries, s'affrontèrent. De ces longues luttes d'influence, la lignée des Guélougpa, fondée au XIVe siècle par Tsongkhapa, sortit victorieuse. C'est en son sein que furent choisis les premiers Dalaïs Lamas, " Océans de sagesse ", appelés à diriger le pays. Le cinquième Dalaï Lama, au XVIIe siècle, se révèle être un véritable chef d'Etat et fait entrer le Tibet dans une ère nouvelle. Ses successeurs ne peuvent cependant maintenir l'unité du pays, qui devient un protectorat de l'empire chinois. Bientôt, la Grande-Bretagne et la Russie convoitent la demeure du Lion des neiges. Profitant de leurs rivalités, le treizième Dalaï Lama s'efforce tant bien que mal d'affirmer l'indépendance du Tibet et de l'ouvrir au monde moderne. Dans son dernier message public, en 1933, il annonçait : " Les monastères seront détruits. Tous les esprits seront immergés dans la souffrance et la nuit sera longue et obscure ". Moins de vingt ans plus tard, les troupes de la Chine communiste déferlaient sur le Toit du Monde. Aujourd'hui, deux Tibet tentent de survivre : celui de la Région autonome, dont l'identité semble disparaître, et celui de l'exil, animé par le quatorzième Dalaï Lama.
Pionniers et aventuriers par nécessité, les prêtres de la Mission du Tibet (1846-1952), sous la responsabilité de la Société des Missions étrangères de Paris, se heurtèrent à la fermeture totale du Pays des neiges et à son puissant réseau politico-religieux. Réfugiés dans les Marches tibétaines du Yunnan et du Sichuan, l'échec les accompagna jusqu'à leur expulsion de Chine en 1952. Tombés dans l'oubli, ils furent pourtant des acteurs et des témoins importants d'une histoire que partagent la France, la Chine et le Tibet. Au-delà de cette histoire très particulière, l'ouvrage livre un certain nombre de clés sur l'histoire du Tibet pendant un siècle, et son indépendance retrouvée un temps durant la perte temporaire de puissance de la Chine.
Les Karmapas comptent parmi les maîtres les plus renommés du bouddhisme tibétain. Le premier d'entre eux vécut au XIIe siècle et fut admiré pour son immense réalisation. Ses successeurs - en fait ses réincarnations - constituent une lignée qui s'est poursuivie jusqu'à nos jours et au XVIIe détenteur du nom. Ce livre explore non seulement l'histoire des Karmapas, mais aussi celle de leurs grands disciples, piliers de la lignée. Il nous introduit également à sa dimension culturelle, artistique et institutionnelle.
Résumé : La série "Paroles de" : une immersion dans chacune des six grandes traditions spirituelles du monde par l'intermédiaire d'un choix de "paroles" extraites de ses textes sacrés et commentées par un spécialiste : des paroles vivantes, transmises et familières à tous, qui rendent compte d'un univers religieux de façon concrète. Dans le bouddhisme, les enseignements que le Bouddha confia à ses auditeurs, puis leurs commentaires dans les branches du bouddhisme qui se sont successivement développées, offrent de magnifiques sentences à méditer. Plutôt que de présenter une énième synthèse du canon bouddhiste, ce livre tentera donc, en explicitant et commentant un choix de ces "paroles", de faire apparaître la façon dont les piliers et valeurs du bouddhisme ont évolué dans le temps et dans l'espace, jusqu'en Occident aujourd'hui. Une approche vivante et didactique qui permettra à chaque lecteur de s'approprier les enseignements de cette tradition, comme le préconisait le Bouddha.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.