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Carnets. Tome 5, "En holocauste sur l'autel" (1e juin 1944-22 décembre 1946)
MARIE DE LA TRINITE
CERF
38,50 €
Épuisé
EAN :9782204110013
C'est une oeuvre monumentale et très originale que constituent les carnets de soeur Marie de la Trinité (Paule de Mulatier). Au début de sa vie religieuse, elle reçoit, dans l'oraison, plusieurs grâces importantes, ainsi que des lumières et paroles, qu'elle consigne entre 1941 et 1946 dans 3250 pages manuscrites. Ces pages denses font entrer le lecteur dans l'étonnante expérience mystique qui a pour lieu le sein du Père et conduisent à une profonde réflexion théologique sur les mystères de la filiation et du sacerdoce. Le théologien Hans Urs von Balthasar écrivait en 1988, peu avant sa mort : " Marie de la Trinité a beaucoup influencé ma pensée. Un vrai tournant. " Dans ce dernier et cinquième volume des carnets, Marie de la Trinité s'achemine vers l'inéluctable " holocauste " que constitue le glissement dans la maladie psychique et la névrose qui l'enferme dans " l'épreuve de Job ". Elle va ainsi vivre, personnellement, le mystère de l'incarnation qui porte en germe des fruits de Rédemption : " Il m'a saisie Lui-même au coeur - et j'ai éprouvé son contact me saisissant selon l'esprit et le corps, mystiquement et physiquement... Il le saisit en le tenant uni à Lui-même, tout en le laissant en moi-même et à moi-même, mais sous son actuelle et permanente saisie, qui est contact possédant et transformant " (p. 346). En annexe au cinquième volume, nous publions un ensemble de textes datant des années 1970. A cette époque, Marie de la Trinité s'est reconstruite après dix années de soins psychotérapiques. Elle fait le lien entre son expérience mystique et la maladie psychique : " Lorsqu'il plaît au Père, sa grâce peut tout illuminer. "
Résumé : Les Carnets de soeur Marie de la Trinité constituent une oeuvre monumentale et très originale. Au début de sa vie religieuse, Marie de la Trinité reçoit, dans l'oraison, plusieurs grâces importantes, ainsi que des lumières et paroles, qu'avec l'accord de son directeur spirituel elle consigne entre 1941 et 1946 dans 3250 pages manuscrites de 35 carnets. Ces pages denses font entrer le lecteur dans l'étonnante expérience mystique qui a pour lieu le sein du Père et font écho à la longue réflexion théologique sur le mystère, autour de deux thèmes dominants : la filiation et le sacerdoce, celui du Christ et celui du baptisé. Le théologien Hans Urs von Balthasar écrivait en 1988, peu avant sa mort : " Marie de la Trinité a beaucoup influencé ma pensée. Un vrai tournant. " L'édition de l'intégralité des Carnets est donnée en cinq tomes. Le premier s'ouvrait sur le récit de la grâce du 11 août 1929 et parcourait la période où Marie de la Trinité reçut ce que l'on peut appeler " les grandes grâces ". Le deuxième tome déjà paru et ce troisième - qui offre le contenu des carnets 13 (fin) à 19, rédigés de juillet à décembre 1942 - couvrent une période qui fut pour Marie relativement paisible et particulièrement féconde. Pour la seule année 1942, sa capacité d'écriture est, en effet, stupéfiante : 16 carnets sur les 35 qui composent le corpus. Les dons de filiation et de sacerdoce s'y éclairent mutuellement et se déploient en une extraordinaire méditation sur la vocation et la liberté du baptisé.
Marie de la Trinité et sa supérieure, mère Marie de Saint-Jean, ont échangé une correspondance ininterrompue de 1928 à 1969. Expression d'une relation fidèle, et précieux témoignage sur la vie religieuse féminine, ces lettres font vivre, sous nos yeux, deux personnalités aux caractères contrastés mais complémentaires, et mettent en valeur leur profonde et commune recherche de Dieu. Ces deux religieuses dominicaines doivent surmonter bien des épreuves : la laborieuse fondation de la congrégation des Dominicaines missionnaires des campagnes, son expansion très rapide qui exige des réponses adaptées à l'esprit missionnaire, et surtout la maladie de Marie de la Trinité qui non seulement vient déjouer les plans de la fondatrice, mais pose aussi, à l'une comme à l'autre, la question radicale de la foi. Cette correspondance comporte trois volumes. Le tome 1 "L'abîme appelant l'abîme" (1928-1940), couvre une période de crise financière, économique, politique. Par-dessus ces turbulences, deux femmes, grandes spirituelles à l'intelligence et au coeur larges, compagnes dans la quête de Dieu, se tiennent au plus près de l'abîme de la condition humaine tout en cherchant les hauteurs de Dieu dans l'abîme du divin. Dans le tome 2 "Sous le voile" (1941-1950), alors que le pays subit les rigueurs de l'Occupation, avec toutes sortes de pénuries, Marie de la Trinité entre sous le voile de la maladie psychique. Les contradictions s'accumulent au-dedans : exigences d'une vie contemplative centrée sur l'oraison et l'écriture des carnets, au-dehors : réalités de la vie quotidienne opposées à la vocation particulière. Sous la conduite légaliste de son directeur, et à l'insu de ce dernier, Marie de la Trinité glisse peu à peu dans l'épreuve de Job. La communauté des soeurs la rejette alors que Mère Saint-Jean, malgré son impuissance, lui assure fi délité et confiance. MARIE DE SAINT-JEAN (Bernadette Beauté, 1876-1969), fondatrice et supérieure générale de la Congrégation des soeurs dominicaines missionnaires des campagnes, est l'auteur de plusieurs ouvrages et de carnets spirituels inédits. MARIE DE LA TRINITE (Paule de Mulatier, 1903-1980), première assistante et maîtresse des novices de la Congrégation, fut bénéficiaire de grâces spirituelles, recueillies dans 3 000 pages de carnets intégralement publiées, en 5 volumes, aux Editions du Cerf. SITE INTERNET : http : //www. mariedelatrinite. org
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).