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Carnets. Tome 3, Du sacerdoce à la filiation (du 9 au 14 décembre 1942)
MARIE DE LA TRINITE
CERF
48,40 €
Épuisé
EAN :9782204096522
Les Carnets de soeur Marie de la Trinité constituent une oeuvre monumentale et très originale. Au début de sa vie religieuse, Marie de la Trinité reçoit, dans l'oraison, plusieurs grâces importantes, ainsi que des lumières et paroles, qu'avec l'accord de son directeur spirituel elle consigne entre 1941 et 1946 dans 3250 pages manuscrites de 35 carnets. Ces pages denses font entrer le lecteur dans l'étonnante expérience mystique qui a pour lieu le sein du Père et font écho à la longue réflexion théologique sur le mystère, autour de deux thèmes dominants : la filiation et le sacerdoce, celui du Christ et celui du baptisé. Le théologien Hans Urs von Balthasar écrivait en 1988, peu avant sa mort : " Marie de la Trinité a beaucoup influencé ma pensée. Un vrai tournant. " L'édition de l'intégralité des Carnets est donnée en cinq tomes. Le premier s'ouvrait sur le récit de la grâce du 11 août 1929 et parcourait la période où Marie de la Trinité reçut ce que l'on peut appeler " les grandes grâces ". Le deuxième tome déjà paru et ce troisième - qui offre le contenu des carnets 13 (fin) à 19, rédigés de juillet à décembre 1942 - couvrent une période qui fut pour Marie relativement paisible et particulièrement féconde. Pour la seule année 1942, sa capacité d'écriture est, en effet, stupéfiante : 16 carnets sur les 35 qui composent le corpus. Les dons de filiation et de sacerdoce s'y éclairent mutuellement et se déploient en une extraordinaire méditation sur la vocation et la liberté du baptisé.
Résumé : C'est une oeuvre monumentale et très originale que constituent les carnets de soeur Marie de la Trinité (Paule de Mulatier). Au début de sa vie religieuse, elle reçoit, dans l'oraison, plusieurs grâces importantes, ainsi que des lumières et paroles, qu'elle consigne entre 1941 et 1946 dans 3250 pages manuscrites. Ces pages denses font entrer le lecteur dans l'étonnante expérience mystique qui a pour lieu le sein du Père et conduisent à une profonde réflexion théologique sur les mystères de la filiation et du sacerdoce. Le théologien Hans Urs von Balthasar écrivait en 1988, peu avant sa mort : " Marie de la Trinité a beaucoup influencé ma pensée. Un vrai tournant. " Dans ce dernier et cinquième volume des carnets, Marie de la Trinité s'achemine vers l'inéluctable " holocauste " que constitue le glissement dans la maladie psychique et la névrose qui l'enferme dans " l'épreuve de Job ". Elle va ainsi vivre, personnellement, le mystère de l'incarnation qui porte en germe des fruits de Rédemption : " Il m'a saisie Lui-même au coeur - et j'ai éprouvé son contact me saisissant selon l'esprit et le corps, mystiquement et physiquement... Il le saisit en le tenant uni à Lui-même, tout en le laissant en moi-même et à moi-même, mais sous son actuelle et permanente saisie, qui est contact possédant et transformant " (p. 346). En annexe au cinquième volume, nous publions un ensemble de textes datant des années 1970. A cette époque, Marie de la Trinité s'est reconstruite après dix années de soins psychotérapiques. Elle fait le lien entre son expérience mystique et la maladie psychique : " Lorsqu'il plaît au Père, sa grâce peut tout illuminer. "
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).