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Batouala
Maran René ; Maalouf Amin
ALBIN MICHEL
18,00 €
Épuisé
EAN :9782226463432
Premier roman nègre écrit par un nègre, en qui Léopold Sédar Senghor voyait un "précurseur de la négritude", récit d'une violence et d'une modernité extraordinaires, voici la complainte de Batouala, grand chef de tribu, vaillant chasseur et excellent marcheur. Nous sommes en 1921. A cette époque, personne n'ose douter du bien-fondé du colonialisme, porteur de civilisation et de paix. Une voix pourtant s'élève. Celle de René Maran, auteur antillais (1887-1960), alors fonctionnaire au ministère des Colonies, qui dénonce, dans ce roman précédé d'une terrible préface, les abus de l'administration en Afrique-Equatoriale française et les méfaits de l'impérialisme. Ses propos déclenchent un véritable scandale qui culminera avec le prix Goncourt qui lui sera tout de même décerné la même année. René Maran n'ose-t-il pas écrire : "Si l'on pouvait savoir de quelle bassesse est faite la vie coloniale, on n'en parlerait plus. Elle avilit peu à peu. Rares sont, même parmi les fonctionnaires, les coloniaux qui cultivent leur esprit. Ils n'ont pas la force de résister à l'ambiance, à l'alcool... Ces excès et d'autres, ignobles, conduisent ceux qui y excellent à la veulerie la plus abjecte. Cette veulerie ne peut qu'inquiéter de la part de ceux qui ont charge de représenter la France".
Résumé : Au cours des années 1930, René Maran poursuit la carrière de journaliste qu'il a entamée durant la décennie précédente, après le succès de Batouala. Collaborateur régulier de nombreux titres, il commente l'actualité de son époque ; il analyse la montée du fascisme et la guerre d'Espagne, dresse le portrait d'Adolf Hitler et produit des articles d'expertise coloniale autant qu'il rend compte des productions littéraires contemporaines, dessinant ainsi de critique en chronique un autoportrait nuancé et en constante évolution. Devenu une figure tutélaire de la littérature française qui évalue et soutient de jeunes auteurs (au rang desquels Joseph Zobel), il continue également à publier des textes fictionnels dans lesquels l'on retrouve les traces et les linéaments de son oeuvre romanesque.
âJe sais que la plupart de mes chefs n'ont jamais voulu voir en moi qu'un nègre, qu'un ''sale nègre'' qu'il fallait tenir à l'écart, briser, humilier ; qu'un ''sale nègre'' indigne du moindre avancement et, malgré sa tenue, ou peut-être à cause d'elle, de toute considération. â" Au lendemain de la Première Guerre mondiale, un jeune homme embarque sur un paquebot pour Dakar. Il laisse à Bordeaux la femme qu'il aime et dont il est aimé. Alors pourquoi tient-il à la fuirâ? Parce qu'elle est blanche et que Jean est noir. La haine déclenchée par sa couleur de peau, il y répond en s'autodétruisant. Blessé par le rejet dont il souffre et par la fascination idiote que sa différence exerce, Jean s'apprête à gâcher sa vie. Pour aimer, il faudrait qu'il s'aime un peu. Mais parviendra-t-il à se délivrer du complexe qui l'étouffeâ? Cette nouvelle édition d'un livre indisponible depuis les années 1970 proposera une préface de Mohamed M'Bougar Sarr afin de comprendre ce que les jeunes générati
Félix Eboué, Grand Commis et Loyal Serviteur (1957) est un des derniers ouvrages publiés par René Maran (1887-1960). Maran y retrace l'itinéraire et la personnalité de son ami Félix Eboué (1884-1944), utilisant beaucoup de lettres inédites. Né à Cayenne, administrateur des colonies en Afrique centrale, secrétaire général des Gouvernements de la Martinique et de la Guadeloupe puis, en 1939, Gouverneur du Tchad, Eboué rallia ce territoire à la France Libre et dès janvier 1941 fut nommé par le général de Gaulle Gouverneur général de l'A.E.F. et Compagnon de la Libération. Grâce à lui, la France Libre disposa de moyens essentiels pour reprendre le combat contre l'occupant nazi. Dans son action, il se montra soucieux du progrès politique et social des populations africaines. En 1949, ses cendres ainsi que celles de Victor Schœlcher furent transférées au Panthéon. Sur le plan littéraire, ce livre est une sorte de retour qu'effectue Maran vers le temps de l'Afrique centrale où il fut lui-même administrateur. Félix Eboué est aussi une biographie, genre que Maran a beaucoup pratiqué, qui constitue un aspect important mais généralement méconnu de son œuvre, et que cette réédition permet de redécouvrir.
Le Zen est une discipline de concentration exigeante en même temps qu'une philosophie de la vacuité. Son enseignement, qui s'enracine dans les paroles du Bouddha, tient tout entier en zazen, c'est-à-dire la méditation assise : sous l'apparent dépouillement se révèle une formidable méthode de dépassement de l'ego. Découvert par l'Occident dans les années soixante-dix, il est rapidement devenu un élément majeur de son renouveau spirituel. Taisen Deshimaru, maître japonais qui a grandement contribué à diffuser le Zen en France, livre ici la quintessence de son enseignement sous forme de paraboles, de questions-réponses ou encore de (aphorismes). Il traduit et commente aussi intégralement deux textes fondateurs et inédits du bouddhisme zen, le Hokyo Zan Mai et le San Do Kai,
Le Livre de la Voie et de la Vertu (Tao Te King) est attribué à Lao Tseu (ve-IVe siècle av. J.-C.). C'est une superbe prose classique. Elle jaillit comme le souffle de l'univers entre le Ciel et la Terre. La Voie, comme leur principe unique, produit tous les êtres. Elle les contient, elle les soutient, elle les régit, maintenant leur cohérence intime et leur cohésion globale. D'un seul mouvement du coeur, contemplons le repos de cette Mère, observons les enfants qui sortent d'elle. Tel est le monothéisme si vivant des Chinois. Le Taoïsme sécrète l'optimisme, désarme l?agressivité, élude les difficultés, avec la grâce du naturel propre à l'esprit chinois.
Un jour, entendant le son des marteaux qui travaillaient l'or dans l'atelier d'un ami bijoutier, Rumi crut entendre une invocation du nom d'Allah et, pris d'une grande émotion, il se mit à danser au beau milieu du bazar. Cette danse devint plus tard la danse rituelle de ses disciples, connus en Europe sous le nom de derviches tourneurs écrit Ahmed Kudsi-Erguner dans l'introduction de ce recueil. Bien des épisodes de la vie de Rumi, poète, sage et mystique soufi du XIIIe siècle, ont l'air comme celui-ci tirés d'un conte. Le mot Mesnevi désigne un poème composé de distiques (groupes de deux vers renfermant un énoncé complet) ; celui de Rumi en comporte 24 000. Versets du Coran, hadiths (paroles du prophète), légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, vie quotidienne sont autant de points de départ à son inspiration. Extraits de cette grande oeuvre, sont présentés ici les contes que Rumi utilisait pour illustrer son enseignement très vivant. Si cette oeuvre est considérée comme un commentaire du Coran, sa sagesse, accessible à tous, toujours actuelle, fait fi des étiquettes. --Colette-Rebecca Estin
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".