Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Journalisme. Tome II : 1933-1952
Maran René
L'HARMATTAN
31,01 €
Épuisé
EAN :9782336416090
Au cours des années 1930, René Maran poursuit la carrière de journaliste qu'il a entamée durant la décennie précédente, après le succès de Batouala. Collaborateur régulier de nombreux titres, il commente l'actualité de son époque ; il analyse la montée du fascisme et la guerre d'Espagne, dresse le portrait d'Adolf Hitler et produit des articles d'expertise coloniale autant qu'il rend compte des productions littéraires contemporaines, dessinant ainsi de critique en chronique un autoportrait nuancé et en constante évolution. Devenu une figure tutélaire de la littérature française qui évalue et soutient de jeunes auteurs (au rang desquels Joseph Zobel), il continue également à publier des textes fictionnels dans lesquels l'on retrouve les traces et les linéaments de son oeuvre romanesque.
René Maran (1887-1960) est né à la Martinique de parents guyanais. Si on le connaît, c'est pour un seul de ses romans, celui qui lui a valu en 1921 le prix Goncourt : Batouala, véritable roman nègre. Mais il en a publié une bonne dizaine, sans parler d'une série de biographies, allant des "pionniers de l'empire" à son ami Félix Eboué, et de quantité de nouvelles parmi lesquelles nous avons choisi les huit présentées ici. Parmi ses romans, seul Batouala, qui lui a valu les foudres du lobby colonial et qu'il ne considérait pas comme son meilleur, est disponible en librairie et c'est bien dommage. Homme "de couleur", il se trouvait dans une situation inconfortable, étant administrateur colonial en Afrique équatoriale française alors qu'il dénonçait les abus du colonialisme. Ce malaise est reflété dans ses nouvelles et ses romans situés en Afrique où l'acuité de son observation des bêtes et des hommes trouve son expression dans une langue riche et recherchée. Son analyse en profondeur des êtres humains se poursuit dans ses nouvelles situées en France où le chat remplace l'éléphant et le lion.
âJe sais que la plupart de mes chefs n'ont jamais voulu voir en moi qu'un nègre, qu'un ''sale nègre'' qu'il fallait tenir à l'écart, briser, humilier ; qu'un ''sale nègre'' indigne du moindre avancement et, malgré sa tenue, ou peut-être à cause d'elle, de toute considération. â" Au lendemain de la Première Guerre mondiale, un jeune homme embarque sur un paquebot pour Dakar. Il laisse à Bordeaux la femme qu'il aime et dont il est aimé. Alors pourquoi tient-il à la fuirâ? Parce qu'elle est blanche et que Jean est noir. La haine déclenchée par sa couleur de peau, il y répond en s'autodétruisant. Blessé par le rejet dont il souffre et par la fascination idiote que sa différence exerce, Jean s'apprête à gâcher sa vie. Pour aimer, il faudrait qu'il s'aime un peu. Mais parviendra-t-il à se délivrer du complexe qui l'étouffeâ? Cette nouvelle édition d'un livre indisponible depuis les années 1970 proposera une préface de Mohamed M'Bougar Sarr afin de comprendre ce que les jeunes générati
Recueil des oeuvres africaines de René Maran, Goncourt 1921. Collection " Planète Libre ". Les six ouvrages de fiction publiés par René Maran entre 1921 et 1953, concernant la brousse africaine, sont réunis ici dans une édition critique à orientation génétique, basée sur des manuscrits conservés dans diverses archives, notamment à Paris, Bordeaux, Dakar et Philadelphie. De nombreux documents éclairant le travail de composition et de publication de l'écrivain, pendant les trois décennies de cette production sont inclus en annexe. Batouala. Véritable roman nègre (Prix Goncourt, 1921) Djouma, chien de brousse (roman, 1927) Le Livre de la brousse (roman, 1934) Bêtes de la brousse (contes, 1941) Mbala, l'éléphant (contes, 1943/1947) Bacouya, le cynocéphale (roman, 1953)
Félix Eboué, Grand Commis et Loyal Serviteur (1957) est un des derniers ouvrages publiés par René Maran (1887-1960). Maran y retrace l'itinéraire et la personnalité de son ami Félix Eboué (1884-1944), utilisant beaucoup de lettres inédites. Né à Cayenne, administrateur des colonies en Afrique centrale, secrétaire général des Gouvernements de la Martinique et de la Guadeloupe puis, en 1939, Gouverneur du Tchad, Eboué rallia ce territoire à la France Libre et dès janvier 1941 fut nommé par le général de Gaulle Gouverneur général de l'A.E.F. et Compagnon de la Libération. Grâce à lui, la France Libre disposa de moyens essentiels pour reprendre le combat contre l'occupant nazi. Dans son action, il se montra soucieux du progrès politique et social des populations africaines. En 1949, ses cendres ainsi que celles de Victor Schœlcher furent transférées au Panthéon. Sur le plan littéraire, ce livre est une sorte de retour qu'effectue Maran vers le temps de l'Afrique centrale où il fut lui-même administrateur. Félix Eboué est aussi une biographie, genre que Maran a beaucoup pratiqué, qui constitue un aspect important mais généralement méconnu de son œuvre, et que cette réédition permet de redécouvrir.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.